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Reine Elisabeth: un imposé captivant
Reine Elisabeth: un imposé captivant Anton Spronk (à g.) et Woochan Jeong (à d.) ont tous les deux choisi le «Concerto n°2» de Haydn. - Derek Prager - Concours Reine Elisabeth Concerti Mr Anton Spronk (Suisse et Hollandais, 27 ans) Après un récital lundi assez contrasté, le Suisso-hollandais Anton Spronk a livré ce jeudi soir un Concerto n. 2 en ré majeur de Joseph Haydn pétri de bonnes intentions mais assez inégal. Au départ, un tutti où l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, trouve sous la direction de Vahan Mardirossian une très belle douceur, qui guide paisiblement vers une entrée relativement discrète du soliste. Dans l’« Allegro moderato », Anton Spronk cherche à se rapprocher de l’orchestre, mais sa sonorité est un peu fermée, l’approche parfois un peu précipitée et imprécise (même si affirmée). Plus chantant dans l’« Adagio », il y trouve une belle délicatesse… parfois contrebalancée par un côté un peu sec. Un caractère que l’on retrouve aussi dans l’« Allegro » final. function get_dtkCxSegments() { if ('cxSegments' in localStorage) { // Récupération de cxSegments + initialisation de variables destinées à en limiter la longueur let cx = localStorage.getItem("cxSegments"), valueCx = cx.split(","), valueCxLimited = [], charLength = 0, limit = 2000; // Limitation de la longueur de la chaine de caractère for (var i = 0; i < valueCx.length; i++) { charLength = charLength + valueCx[i].length; if (charLength À lire aussi Reine Elisabeth: le talent n’a pas d’âge Récitals Mr Taeguk Mun (Coréen, 28 ans) Musicien sensible, au propos élégant, Taeguk Mun avait réussi à proposer ce lundi un Concerto de Haydn affirmé et humble à la fois. Et c’est exactement ce que l’on ressent encore devant son interprétation de Wie aus der Ferne de Daan Janssens, l’œuvre imposée de ces demi-finales. Sa vision s’appuie sur une vraie puissance, évoque tantôt un combat animal, tantôt des lieux angoissants. Et trouve aussi des moments très calmes et intenses. Une proposition bien plus imagée que celle de beaucoup d’autres candidats. Assez captivant. D’autant plus lorsqu’on découvre les contrastes qu’il offre en enchaînant avec la Sonate pour violoncelle seul de Ligeti. Il y a chez Taeguk Mun une vraie sensibilité, une manière réjouissante et émouvante de s’imprégner de la musique pour l’incarner pleinement, tout en simplicité. Mais aussi un tas de fulgurances, une agilité impressionnante et virtuose dans des traits qu’il semble aborder tout naturellement. Dès l’« Allegro moderato », sa Sonate en sol mineur de Chopin est pleinement incarnée, sensible, remplie d’intentions justes et claires, d’un tas de nuances et de couleurs. Une prestation assez remarquable. Mme Ella van Poucke (Hollandaise, 28 ans) Musicienne démonstrative et investie, Ella van Poucke a l’habitude de se plonger pleinement dans ses partitions, et de les incarner de tout son corps. Sa Fantasiestücke de Robert Schumann est inspirée et sensible nourrie d’un dialogue avec Caspar Vos, le pianiste qui l’accompagne remarquablement dans ce récital. À des moments de suspension, elle oppose des passages explosifs, avec une certaine flamboyance. Le jeu d’Ella van Poucke est physique et vécu. Appuyé aussi dans les méandres sinueux de la Sonate n. 1 de Schnittke. Une œuvre pas forcément facile à aborder, mais qu’elle mène plutôt bien. Face à une salle qui se vide de plus en plus tant les récitals semblent cette année particulièrement longs, elle propose un imposé plutôt scolaire, avant une conclusion plus enjouée avec la Danse du diable vert de Cassadó. Une musicienne pleine de possibilités et assez douée mais peut-être pas 100 % à l’aise dans le programme proposé. À lire aussi Reine Elisabeth: la force de la légèreté Nos impressions sur la session de ce jeudi soir. Par Gaëlle Moury Journaliste au service Culture Le 19/05/2022 à 23:48
6 h
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Inquiète pour la croissance, Wall Street ne parvient pas à stopper sa baisse
Inquiète pour la croissance, Wall Street ne parvient pas à stopper sa baisse Le Dow Jones a cédé 0,75%, à 31.253,13 points, l'indice Nasdaq, sous influence technologique, a perdu 0,26%, à 11.388,49 points, et l'indice élargi S&P 500 s'est replié de 0,58%, à 3.900,79 points. "Hier (mercredi), il semble qu'il y ait eu une vague de ventes forcées" par des opérateurs sous pression financière, "mais aujourd'hui aura été plus calme", a commenté Quincy Krosby, de LPL Financial. Si les indices ont effectivement évolué jeudi dans des marges bien plus resserrées que la veille, ils ont néanmoins joué les girouettes tout au long de la séance, entre rouge et vert. Le S&P 500, indice le plus représentatif de la place new-yorkaise, s'est approché tout près du seuil symbolique des -20% par rapport à son pic du 4 janvier (-19,0% à la clôture). S'il l'avait franchi, Wall Street serait officiellement entrée en "bear market", c'est-à-dire au-delà de la simple correction. "Il s'approche de ce plancher, puis rebondit", a observé Quincy Krosby. Le marché a été "agité", ont considéré les analystes de Wells Fargo, "du fait de la crainte que l'inflation et le resserrement monétaire ne continuent à inciter à la prudence". Quincy Krosby a aussi relevé la détente des taux, résultat d'une migration des investisseurs vers le marché obligataire "pour se protéger contre la volatilité du marché actions". Le rendement des emprunts d'Etat américains à 10 ans est ainsi descendu à 2,85%, contre 2,88% la veille. "Ce qui a changé ces derniers jours, c'est l'ombre sur la croissance", selon Quincy Krosby. Le message a été porté par les géants du commerce de détail, dont plusieurs représentants ont fait état de bénéfices en baisse et de marges rognées par la flambée de leurs coûts. "C'est une chose de voir les analystes en parler", dit-elle, "c'en est une autre d'entendre les entreprises dire qu'elles ont des difficultés avec les prix plus élevés, qu'elles n'arrivent pas à les répercuter aux consommateurs". Illustration du jour avec le raté de la chaîne de grands magasins Kohl's, dont le bénéfice net est ressorti très inférieur aux anticipations. Le groupe a néanmoins profité (+4,43% à 45,04 dollars) de l'imminence d'offres fermes de rachat, attendues dans les semaines à venir, dans le cadre d'un processus stratégique déjà annoncé. Autre détaillant à souffrir de l'inflation, la chaîne de magasins d'articles domestiques Bath & Body Works (-6,78% à 40,03 dollars), qui a revu à la baisse ses prévisions de bénéfice net. Au diapason, Walmart (-2,74%) et Target (-5,07%), qui ont déjà publié leurs résultats cette semaine, la chaîne de magasins d'électroménager Best Buy (-3,04%) ou l'enseigne de semi-gros Cotsco (-1,51%), dont les résultats sont attendus la semaine prochaine.  L'humeur a été encore assombrie par l'indice d'activité manufacturière de la région de Philadelphie, qui est tombé en mai à son plus bas niveau depuis deux ans. Le recul est beaucoup plus marqué que ne le prévoyaient les économistes. Outre la distribution, la plupart des poids lourds de la cote, notamment Apple (-2,46%) ou Alphabet (-1,47%) ont essuyé des pertes jeudi. Ailleurs, Cisco (-13,73% à 41,72 dollars) a payé la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel nettement inférieur aux attentes. Wall Street sanctionnait également des prévisions jugées décevantes du groupe technologique pour le trimestre en cours. Quant à Harley-Davidson (-9,29% à 32,43 dollars), les investisseurs ont peu goûté l'annonce de la suspension, pour deux semaines, des livraisons du constructeur de motos, liée à un problème de conformité chez un fournisseur. L'équipementier sportif Under Armour a mal vécu (-15,76% à 8,18 dollars) le départ annoncé de son directeur général, Patrik Frisk, qui avait œuvré à une réorientation stratégique de la société depuis deux ans. La Bourse de New York a terminé sur une nouvelle baisse jeudi, dans un climat toujours morose alimenté par des signes d'essoufflement de la croissance américaine, coupée dans son élan par l'inflation et un durcissement monétaire. Mis à jour le 19/05/2022 à 23:39
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Transmission, gravité,… voici ce qu’il faut savoir sur la variole du singe
Transmission, gravité,… voici ce qu’il faut savoir sur la variole du singe Unsplash. La variole du singe, dont plusieurs cas ont été détectés en Europe et en Amérique du Nord, est une maladie rare originaire d’Afrique, dont on guérit en général spontanément. Qu’est ce que cette maladie ? La variole du singe ou « orthopoxvirose simienne » est une maladie rare dont le pathogène peut être transmis de l’animal à l’homme et inversement. Quand le virus gagne l’être humain, c’est principalement à partir de divers animaux sauvages, rongeurs ou primates par exemple. La transmission d’un humain à l’autre est limitée, explique l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ses symptômes ressemblent, en moins grave, à ceux que l’on observait dans le passé chez les sujets atteints de variole : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, dorsales, au cours des cinq premiers jours. Puis apparaissent des éruptions cutanées (sur le visage, la paume des mains, la plante des pieds), des lésions, des pustules et enfin des croûtes. On l’a identifiée pour la première fois chez l’homme en 1970 en République démocratique du Congo (ex-Zaïre) chez un garçon âgé de 9 ans vivant dans une région d’où la variole avait été éliminée depuis 1968. Depuis 1970, des cas humains d’orthopoxvirose simienne ont été signalés dans 10 pays africains. Au printemps 2003, des cas ont aussi été confirmés aux États-Unis, marquant ainsi la première apparition de cette maladie en dehors du continent africain. À lire aussi L’épidémiologiste Julien Beauté (ECDC): «L’été est moins favorable au covid mais il faut garder BA.5 à l’œil» Comment se transmet-elle ? L’infection des cas initiaux résulte d’un contact direct avec du sang, des liquides biologiques ou des lésions cutanées ou muqueuses d’animaux infectés. La transmission secondaire, c’est-à-dire interhumaine, peut résulter de contacts étroits avec des sécrétions infectées des voies respiratoires, des lésions cutanées d’un sujet infecté ou d’objets récemment contaminés par des liquides biologiques ou des matières provenant des lésions d’un patient. Lundi, l’OMS a indiqué s’intéresser de près au fait que certains des cas au Royaume-Uni semblent avoir été transmis au sein de la communauté homosexuelle. « Il est probablement trop tôt pour tirer des conclusions sur le mode de transmission ou supposer que l’activité sexuelle était nécessaire à la transmission », a toutefois prévenu Michael Skinner, virologue à l’Imperial College London, auprès de l’organisme Science media centre (SMC). À lire aussi Avec le covid, la science a fait sa révolution Quelle est sa gravité ? La variole du singe guérit en général spontanément et les symptômes durent de 14 à 21 jours. Les cas graves se produisent plus fréquemment chez les enfants et sont liés à l’ampleur de l’exposition au virus, à l’état de santé du patient et à la gravité des complications. Selon les épidémies, le taux de létalité a pu varier énormément mais il est resté inférieur à 10 % dans tous les cas documentés, principalement chez les jeunes enfants. « On estime que la souche d’Afrique de l’Ouest, dont souffrent les cas britanniques, a un taux de mortalité d’environ 1 %. Il existe également une souche trouvée dans la région du Congo qui peut être mortelle dans 10 % des cas, mais les cas britanniques n’ont pas cette souche », a déclaré Simon Clarke, professeur en microbiologie cellulaire à l’université de Reading, au SMC. Existe-t-il un traitement ? Il n’existe pas de traitements ou de vaccins spécifiques contre l’orthopoxvirose simienne, mais on peut endiguer les flambées, explique l’OMS. On a prouvé dans le passé que la vaccination antivariolique avait une efficacité de 85 % pour la prévention de l’orthopoxvirose simienne mais le vaccin n’est plus disponible pour le grand public après l’arrêt de sa fabrication suite à l’éradication mondiale de la variole. « La bonne nouvelle, c’est que le vaccin contre la variole marche contre la variole de singe ; la mauvaise c’est que la plupart des personnes de moins de 45 ans ne sont pas vaccinées », a tweeté l’épidémiologiste Eric Feigl-Ding. Lundi, l’OMS a indiqué s’intéresser de près au fait que certains des cas au Royaume-Uni semblent avoir été transmis au sein de la communauté homosexuelle. Par AFP Le 19/05/2022 à 23:26
7 h
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Football: Chelsea verrouille sa 3e place, Hambourg proche d’un retour en Bundesliga
Football: Chelsea verrouille sa 3e place, Hambourg proche d’un retour en Bundesliga Reuters Trois rencontres d’alignement ont été disputées ce jeudi en championnat d’Angleterre afin que toutes les équipes comptent 37 matchs. Avec Romelu Lukaku pendant 78 minutes, Chelsea a verrouillé sa troisième position (71 points, 3e) en partageant 1-1 avec Leicester (49 points, 9e) dans un duel de la 27e journée. S’ils peuvent encore être rejoints au nombre de points par Tottenham, les Blues possèdent une différence de buts nettement favorable (+42 contre +24). Chez les Foxes, Timothy Castagne était titulaire alors que Youri Tielemans, blessé au genou, était absent. Sur un centre contré de Castagne, James Maddison a ouvert la marque pour Leicester d’une frappe à distance (6e, 0-1). Les Blues, qui étaient mieux rentrés dans le match, ont égalisé par leur défenseur Marcos Alonso (35e, 1-1). En battant Crystal Palace 3-2 dans un match de la 33e journée, Everton a assuré son maintien. En effet les Toffees, 16e, totalisent 39 points, quatre de plus que Leeds (18e). Pourtant, les choses avaient mal débuté pour Everton puisque Jean-Philippe Mateta (21e, 0-1) et Jordan Ayew (36e, 0-2) avaient mis les visiteurs à l’aise. Mais Michael Keane (54e, 1-2, Richarlison (76e, 2-2) et Dominic Calvert-Lewin (85e, 3-2) ont signé la remontée salutaire. Chez les Glazers (45 points, 13e), Chritisna Benteke est monté au jeu (71e). Enfin, le duel de la 13e journée entre Aston Villa et Burnley, qui s’est terminé par, un partage 1-1 concernait également la descente. Si les Villans (45 points, 14e) sont déjà tournés vers la saison prochaine, les Clarets sont 17e avec 35 points, tout comme Leeds (18e). En Allemagne, le SV Hambourg, 3e de la 2e Bundesliga, a remporté 0-1 le barrage aller contre le Hertha Berlin, le 16e de la Bundesliga. Averti (49e), Dedryck Boyata a joué tout le match avec l’équipe de la capitale. Si elle a été intense, la première période a été pauvre en occasions de but. Tablant sur son courage, le HSV a eu une bonne occasion par Robert Glatzel, qui a vu sa frappe repoussée du pied par Oliver Christensen (32e). Face à des Berlinois à court d’idées, les Hambourgeois se sont montrés plus dangereux notamment par Kittel (68e). Les Rothosen aborderont le match retour ce lundi 23 mai à 20h30 avec un léger avantage et avec l’espoir de retrouver la Bundesliga quatre ans après l’avoir quittée. Aux Pays-Bas, les matchs aller des demi-finales des playoffs pour le ticket en Conference League se sont soldés par la victoire 3-2 de Heerenveen sur l’AZ Alkmaar et celle 3-1 d’Utrecht sur Vitesse Arnhem de Lois Openda. Les retours auront lieu le dimanche 22 mai. Alors que Sydney van Hooijdonk a ouvert la marque (58e, 1-0), Heerenveen s’est imposé in extrémis grâce à des buts en toute fin de rencontre de Amin Sarr (90e, 2-2) et Tibor Halilovic (90e+4, 3-2). Entre-temps Hakon Evjen (59e, 1-1) et Vangelis Pavlidis (65e, 2-2) avaient renversé la situation en faveur du club d’Alkmaar. Titulaire chez les vainqueurs, Anas Tahiri a été remplacé à la 84e minute. Utrecht, avec Othman Boussaid, pendant 79 minutes, n’a pas attendu pour tromper le gardien de Vitesse par Willem Janssena (3e, 1-0) et creuser l’écart par Sander van de Streek (21e, 2-0). Les Utreg ont encore alourdi la marque par Simon Gustafson (81e, 3-0) mais Patrick Vroegh a redonné un peu de piment au match retour (83e, 3-1). Quelques Belges étaient sur les pelouses ce jeudi soir. Par Belga Le 19/05/2022 à 23:26
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Variole du singe: un premier cas détecté en Belgique
Variole du singe: un premier cas détecté en Belgique Unsplash. Un premier cas de contamination au virus de la variole du singe a été détecté en Belgique, a indiqué Isabel Brosius, docteur à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, jeudi soir à la VRT. function get_dtkCxSegments() { if ('cxSegments' in localStorage) { // Récupération de cxSegments + initialisation de variables destinées à en limiter la longueur let cx = localStorage.getItem("cxSegments"), valueCx = cx.split(","), valueCxLimited = [], charLength = 0, limit = 2000; // Limitation de la longueur de la chaine de caractère for (var i = 0; i < valueCx.length; i++) { charLength = charLength + valueCx[i].length; if (charLength
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Covid: c’est maintenant qu’on doit préparer son retour
Covid: c’est maintenant qu’on doit préparer son retour Photo News. La vie comme avant. Tellement naturelle qu’on en a presque oublié que c’est depuis deux mois seulement que nous retrouvons les rencontres et les déplacements sans entraves (mais pas sans prudence) : entrer dans un magasin, inviter pour un barbecue, aller à un concert, au théâtre. Et personne ne pourra nous reprocher de faire les cigales cet été avec pour seules – mais hélas pas minces – limites, désormais, l’explosion des prix et l’assèchement des portefeuilles. Mais le virus, lui, connaît plus ! Pas question cependant que le monde politique adopte la même insouciance sanitaire. Pour la première fois depuis deux ans, tous ceux qui ont été en première ligne, ont découvert et géré l’épidémie au jour le jour, ont l’occasion de réfléchir et de ne plus courir derrière un virus qui galope et se joue d’eux. Ils peuvent an-ti-ci-per ! Et ils devront le faire. Si un variant se manifeste cet automne – comme ce fut le cas à chaque rentrée depuis deux ans –, il serait inacceptable de devoir repartir de zéro, d’improviser et de palabrer pour savoir comment y faire face. Personne ne pardonnerait aux politiques d’avoir dansé tout l’été sans avoir profité du long répit pandémique pour prévoir le « come-back du virus ». Nombre de leçons ont été ou devraient être tirées et servir à préparer un plan, des règles, des instruments, des automatismes qu’on n’aurait plus qu’à activer le jour J. Et donc si, ce vendredi, le Comité de concertation a mille fois raison de laisser tomber l’obligation du port du masque dans les transports publics et de remiser le baromètre, sa tâche principale, sa mission immédiate, est de préparer un éventuel retour de la pandémie. L’action devrait idéalement être menée sur deux fronts. Primo, comme nous le dit l’épidémiologiste en charge de la surveillance du coronavirus au Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, il faut conserver un niveau suffisant de testing et de séquençage du virus pour assurer une surveillance optimale permettant de voir venir toute évolution défavorable de l’épidémie. À lire aussi «L’été est moins favorable au covid mais il faut garder BA.5 à l’œil» Secundo, il faut maintenir ce qu’il est convenu d’appeler une boîte à outils du covid, et veiller à ce que ceux-ci, jugés indispensables, soient prêts à l’emploi. Il n’est absolument pas lunaire, mais au contraire responsable, de trancher aujourd’hui la question du recours au CST (pass sanitaire) ou de la vaccination obligatoire des soignants. On ne peut pas imaginer que ces discussions aient lieu en pleine reprise des contaminations et des hospitalisations. « On nous en voudrait de ne pas anticiper », nous confiait récemment un des acteurs politiques. C’est peu de le dire. Pour la première fois depuis deux ans, les politiques ont l’occasion de réfléchir et de ne plus courir derrière le virus. Ils peuvent anticiper, et ils devront le faire. Par Béatrice Delvaux Editorialiste en chef Le 20/05/2022 à 00:05
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Premier League: Everton sauvé, les images incroyables des supporters sur la pelouse (photos)
Premier League: Everton sauvé, les images incroyables des supporters sur la pelouse (photos) Reuters La saison d’Everton n’a pas été facile, loin de là ! Encore ce soir, les hommes de Lampard n’emmenaient pas large à la pause puisqu’ils étaient menés 0-2 par Crystal Palace. Mais grâce à une deuxième mi-temps de feu, les joueurs d’Everton ont réussi à inverser la tendance pour revenir au score et même prendre l’avantage à cinq minutes du terme. Ce but, synonyme de maintien en Premier League, a rendu fou les supporters locaux et certains ont même réussi à rentrer sur la pelouse. En fin de match, les fans ont même envahi complètement la pelouse, chose qui est évidemment devenue très rare en Angleterre ces dernières années ! Les émotions dans le sport… Quelques supporters des Toffees ont laissé éclater leur joie. Le 19/05/2022 à 23:01
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Le Kroll du jour sur les jobs étudiants
Le Kroll du jour sur les jobs étudiants Chaque jour, le caricaturiste livre son regard sur l’actualité pour « Le Soir ». Le 20/05/2022 à 06:00
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Festival de Cannes: Virginie Efira, l’art d’enflammer le tapis rouge en 8 looks décryptés
Festival de Cannes: Virginie Efira, l’art d’enflammer le tapis rouge en 8 looks décryptés A lire sur So Soir. Le 19/05/2022 à 22:41
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Rester au PSG ou aller au Real? Mbappé donnera sa décision dimanche!
Rester au PSG ou aller au Real? Mbappé donnera sa décision dimanche! AFP Après des semaines d'incertitude et de rebondissements, le nom du club où évoluera Kylian Mbappé la saison prochaine n'a jamais été aussi proche d'être connu. Lors des trophées UNFP, le natif de Bondy, sacré joueur de l'année, avait assuré qu'il donnerait sa décision avant le rassemblement avec son équipe nationale prévu le samedi 28 mai. L'actuel meilleur buteur (25 buts) et meilleur passeur de Ligue 1 (17 passes décisives) a fait son choix et va donc tenir parole. Selon les médias français, c'est ce dimanche qu'il va donner le nom du club dans lequel il évoluera la saison prochaine (il pourrait annoncer son choix lors de l’émission Telefoot). Reste à savoir qui du PSG ou du Real Madrid débouchera le champagne. Une chose est sûre, cette annonce risque de sacrément secouer la planète football... La fin du feuilleton se précise. Le 19/05/2022 à 22:34
8 h
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Mondial 2022: Amnesty demande à la Fifa 440 millions de dollars de dommages pour les ouvriers du Mondial
Mondial 2022: Amnesty demande à la Fifa 440 millions de dollars de dommages pour les ouvriers du Mondial Photo News La demande d’Amnesty, soutenue par d’autres organisations de défense des droits humains, intervient à la suite de critiques répétées sur la lenteur de l’instance dirigeante du football à réagir contre les mauvaises conditions de travail des ouvriers sur les chantiers liés au Mondial dans le riche Etat du Golfe. «La Fifa devrait consacrer au moins 440 millions de dollars (environ 418 millions d’euros) à la réparation des dommages subis par les centaines de milliers de travailleurs migrants victimes de violations des droits humains au Qatar pendant les préparatifs de la Coupe du monde 2022», déclare Amnesty dans un communiqué. Selon l’ONG, cette somme, qui équivaut à la dotation que se partageront les 32 équipes participantes, est le «minimum nécessaire» pour indemniser les ouvriers et les protéger contre de futures violations. L’organisation cite notamment les salaires impayés, le paiement de frais de recrutement «illégaux» et «exorbitants» ainsi que les dommages causés par les accidents du travail. L’ONG basée à Londres a exhorté la Fifa à «travailler avec le Qatar pour mettre en place un programme de réparation complet avec la participation des ouvriers, des syndicats, de l’Organisation internationale du travail (OIT) et la société civile». Depuis 2010, date à laquelle la Fifa a attribué le Mondial-2022 au Qatar, une «litanie d’abus» entache les préparatifs sans que l’instance n’ait exigé «la moindre amélioration des conditions de travail», a accusé Amnesty. L’ONG Amnesty International a demandé jeudi à la Fifa de verser une compensation d’au moins 440 millions de dollars aux travailleurs immigrés «maltraités» au Qatar, pays hôte du Mondial 2022, accusé de ne pas suffisamment respecter leurs droits. Par AFP Le 19/05/2022 à 22:26
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Sur ce Giro, les équipes belges font une fameuse razzia
Sur ce Giro, les équipes belges font une fameuse razzia Team Alpecin-Fenix Italian rider Stefano Oldani (C) celebrates as he crosses the finish line, ahead of Team Wanty's Italian rider Lorenzo Rota (R) and Team Jumbo's Dutch rider Gijs Leemreize (Rear L), to win the 12th stage of the Giro d'Italia 2022 cycling race, 204 kilometers from Parma to Genova, on May 19, 2022. (Photo by Luca Bettini / AFP) - AFP Journée de transition ensoleillée sur le Tour d’Italie où Stefano Oldani en a profité, à Gênes, pour accrocher la première victoire professionnelle de sa jeune carrière dans une étape où le peloton a emprunté la descente du Passo del Bocco pour la première fois depuis la chute mortelle de Wouter Weylandt en 2011. À vingt-quatre ans, l’Italien y a remporté une douzième étape marquée par une échappée-fleuve de vingt-cinq coureurs au terme d’un sprint maîtrisé dans les larges artères de la capitale de la Ligurie. Surtout, le Lombard a une nouvelle fois propulsé une formation belge dans la lumière de la victoire en dominant Lorenzo Rota, son « bon copain » et membre de l’équipe… belge Intermarché – Wanty-Gobert. Au total, sur douze étapes, toutes les équipes venant de Belgique ont levé les bras au moins une fois. Quatre formations, cinq victoires au total (voir photos) et une grande première puisque, l’année dernière alors qu’il y avait chaque fois quatre formations belges au départ des trois épreuves via les invitations d’Alpecin, il manquait toujours une équipe, au minimum (Quick-Step au Giro, Intermarché et Lotto sur le Tour de France, Lotto sur la Vuelta), pour valider ce carré d’as historique. Une première dans les années 2000. Alors, comment expliquer ce bilan doré ? Cela paraît aussi évident qu’un vélo à deux roues mais par la qualité des coureurs qui composent les teams, déjà. Mathieu van der Poel, chez Alpecin-Fenix, c’est forcément la garantie de ne jamais passer bien loin du succès. Le constat vaut également pour « Bini » Girmay au sein de l’équipe wallonne tant l’Érythréen a confirmé l’étendue de son énorme talent sur les routes transalpines. Dans le même ordre d’idée, affirmer que Mark Cavendish sait gagner et que Thomas De Gendt sent bien les bons coups tient de la lapalissade tant les deux sont coutumiers du fait. Dynamique de la victoire À cela s’ajoute forcément la dynamique de la victoire, la bonne vieille affirmation qui veut que le succès est cathartique, qu’il appelle à d’autres joyeusetés. C’est particulièrement vrai chez Intermarché – Wanty-Gobert où l’équipe s’est transfigurée au service de son leader naturel avant de poursuivre sur la même dynamique, une fois le malheureux vainqueur de Jesi forcé au retrait. Lorenzo Rota, deuxième d’un souffle ce jeudi, le confirme au besoin. Alors, certes, Caleb Ewan (voir ci dessous) n’a pas brillé et Lotto-Soudal ne doit son salut qu’au métier de Thomas De Gendt. Certes, aussi, avec quatre équipes belges, le Royaume était le mieux représenté au départ en Hongrie, pour trois teams français et trois équipes italiens. Certes, enfin, Thomas De Gendt est le seul Belge à avoir levé les bras. Mais avec les velléités de Sylvain Moniquet ou de Mauri Vansevenant, pour ne pointer qu’eux, cette colonne pourrait bien vite s’enrichir. Comme celle des formations nationales puisque les deux coureurs susmentionnés évoluent respectivement chez Lotto et Quick-Step. Pourquoi pas ce vendredi ? La treizième étape entre Sanremo et Cuneo, au pied des Alpes piémontaises, peut plaire aux baroudeurs autant qu’aux sprinters. Et, donc, aux équipes belges… Quatre équipes belges au départ, cinq victoires d’étape (déjà) sur ce Tour d’Italie. À Gênes, Stefano Oldani a offert à Alpecin un nouveau succès. Tous les teams venant de Belgique ont d’ailleurs gagné, une première. Par Sébastien Close Le 19/05/2022 à 22:21
8 h
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Roland-Garros: Djokovic, Nadal et Alcaraz dans la même partie de tableau!
Roland-Garros: Djokovic, Nadal et Alcaraz dans la même partie de tableau! Djokovic remet son titre en jeu, dimanche, jour de ses 35 ans. - News « Paris est une fête, Roland-Garros sera une fête », en paraphrasant Ernest Hemingway, Gilles Moretton, le président la Fédération Française de Tennis (FFT) ne pouvait pas être mieux inspiré. Oui, il y a aura de sacrés duels pour cette édition 2022 que tout le monde annonce plus ouverte que jamais, et le tirage au sort a d’emblée lancé le spectacle puisque ce qu’on pouvait craindre est arrivé : Novak Djokovic (le tenant du titre), Rafael Nadal (l’homme aux 13 trophées parisiens) et Carlos Alcaraz (le jeune que tout le monde attend) se retrouvent dans la même partie de tableau (le haut) ! Ce qui veut dire qu’on pourrait vivre un Djokovic-Nadal dès les quarts de finale, le vainqueur devant potentiellement se frotter à Alcaraz, ensuite, pour seulement jouer la finale (contre Tsitsipas ou Rublev, si on respecte une certaine logique dans l’autre moitié de tableau, fatalement plus faible) ! C’est le biathlète français, Quentin Fillon Maillet, cinq fois médaillé aux Jeux d’hiver de Pékin 2022 qui a eu la main lourde lors de ce tirage où il a été amené à « placer » les têtes de série, alors que le reste était sous le contrôle d’un tirage électronique. Le spécialiste du pas de tir a aussi mis dans le mille chez les dames, puisque la grande favorite Iga Swiatek (lauréate en 2020) retrouvera directement, dans son quart de tableau, des joueuses comme Samsonova, Ostapenko, Halep, Zidansek ou Kostyuk ! Par contre, pour ce qui est de David Goffin, et en fonction du classement actuel du nº1 belge (48e, et donc non tête de série), le biathlète a eu une main plus heureuse. Le Liégeois affrontera dès le premier tour le Tchèque Jiri Lehecka (77e) qu’il a battu dernièrement à Monte-Carlo. Il pourrait ensuite retrouver Tiafoe ou Bonzi, qui ne sont pas vraiment des spécialistes de la terre battue, avec un 3e tour potentiel contre Hurkacz qu’il vient de battre à Rome ! Et même un joli parcours jusqu’en huitième de finale lui offrirait encore des chances d’aller plus loin, avec un duel potentiel contre Casper Ruud, le Norvégien n’étant certes pas à sous-estimer, mais ce n’est pas un nom comme Djokovic, Nadal ou Tsitsipas ! Bref, on s’avance certainement un peu, beaucoup, surtout que David Goffin n’a pas remporté une victoire lors des six derniers Grands Chelems… Mais comme dit fort justement Justine Henin, « il faut savoir saisir les opportunités en Grand Chelem », et le tableau de Goffin est une occasion en or de se remettre sur le devant de la scène ! Côté féminin belge, elles seront cinq en lice (Ysaline Bonaventure s’est ajoutée via les qualifs et disputera son tout premier Roland-Garros) et affronteront des adversaires peu connues, si ce n’est Greet Minnen qui défiera la Russe Alexandrova, 31e mondiale (lire en P.24). « Roland-Garros 2021 fut le Grand Chelem le plus dur que j’aie jamais remporté dans ma carrière », commenta un Novak Djokovic qui n’avait pas encore mesuré l’énorme tâche qui l’attend, désormais, dans la conquête de l’édition 2022 qui débutera ce dimanche, jour de ses 35 ans ! Une réflexion que peuvent aussi avoir Rafael Nadal et Carlos Alcaraz : Paris reste un fameux pari ! On avait pressenti que le tirage au sort de ce Roland-Garros pouvait être détonant, si la malice s’en mêlait et on n’est pas déçu. Il y aura bien une première partie de tableau « de la mort » avec Djokovic, Nadal et Alcaraz réunis et, donc, un potentiel « Novak-Rafa » dès les quarts ! Par Yves Simon Le 19/05/2022 à 21:49
8 h
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USA et Russie se rejettent la responsabilité de l'aggravation de l'insécurité alimentaire
Invasion de l'Ukraine - USA et Russie se rejettent la responsabilité de l'aggravation de l'insécurité alimentaire "Arrêtez de bloquer les ports de la mer Noire! Autorisez la libre circulation des navires, des trains et des camions transportant de la nourriture hors d'Ukraine", a lancé le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU organisée par les Etats-Unis. "Arrêtez de menacer de suspendre les exportations de nourriture et d'engrais vers les pays qui critiquent votre guerre d'agression", a-t-il ajouté. Selon Antony Blinken, "l'approvisionnement alimentaire de millions d'Ukrainiens et de millions d'autres personnes dans le monde a littéralement été pris en otage par l'armée russe".  Dénonçant une volonté occidentale "de faire porter le chapeau à la Russie pour tous les problèmes du monde", l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia a rejeté en bloc les accusations occidentales. La crise alimentaire dans le monde existe depuis longtemps et ses causes profondes viennent d'une "spirale inflationniste" alimentée par des coûts d'assurances en hausse, des flux logistiques difficiles, et "les spéculations sur les marchés occidentaux", a dit le diplomate russe. Les ports ukrainiens sont bloqués par l'Ukraine, par les mines disséminées par ce pays le long des rives de la mer Noire, par l'absence d'une volonté de coopération de Kiev avec des armateurs pour libérer plusieurs dizaines de navires étrangers, a-t-il aussi affirmé. Vassily Nebenzia a une nouvelle fois dénoncé l'imposition des sanctions occidentales contre son pays, assurant que leurs conséquences aggravent l'insécurité alimentaire. "Les sanctions ne bloquent pas les ports de la mer Noire, ne piègent pas les navires remplis de nourriture et ne détruisent pas les routes et les voies ferrées ukrainiennes", avait au préalable souligné Antony Blinken. "Les sanctions n'empêchent pas la Russie d'exporter de la nourriture et des engrais" et elles "incluent délibérément des exclusions pour la nourriture, les engrais et les semences en provenance de Russie", a ajouté le secrétaire d'Etat, pour qui "la décision de faire de la nourriture une arme vient de Moscou et de Moscou seul". Au lendemain d'un appel à la Russie du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, pour libérer les exportations de céréales ukrainiennes, quelque 80 pays avaient prévu au total de s'exprimer jeudi à la réunion du Conseil de sécurité. Les Etats-Unis et la Russie se sont rejetés jeudi à l'ONU la responsabilité de l'aggravation de l'insécurité alimentaire dans le monde, Washington appelant Moscou à permettre les exportations de céréales ukrainiennes bloquées dans les ports de la mer Noire. Mis à jour le 19/05/2022 à 21:35
9 h
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Rallye du Portugal: Thierry Neuville premier leader après avoir gagné la spéciale d’ouverture
Rallye du Portugal: Thierry Neuville premier leader après avoir gagné la spéciale d’ouverture Photo News Le pilote saint-vithois de 33 ans, actuel 2e du championnat à 29 points du Finlandais Kalle Rovanperä (Toyota) a bouclé les 2,82 km du circuit organisé dans les rues de Coimbra, en 2:37.9.saint-vithois de 33 ans, actuel 2e du championnat à 29 points du Finlandais Rovanpers a bouclé les 2,82 km du circuit organisé dans les rues de Coimbra, en 2:37.9. Son équipier l’Estonien Ott Tänak (Hyundai) a signé le 2e temps, à 0.6 seconde et l’Irlandais Craig Breen (Ford) le 3e à 1.4 seconde. Le Français Sébastien Ogier (Toyota), octuple champion du monde en titre et qui effectue une «pige» pour Toyota au Portugal, s’est classé 5e, à 2.1 secondes de Neuville juste devant Rovanperä 6e à 2.7 secondes. L’autre multiple champion du monde français Sébastien Loeb, qui fait lui aussi une «pige», mais pour Ford, s’est classé 8e à 3.4 secondes. Meilleur temps du shakedown plus tôt dans le journée, le Britannique Elfyn Evans (Toyota), n’a réalisé que le 9e chrono à 3.5 secondes. Vendredi, les pilotes disputeront sept spéciales dans la région de Coimbra puis une 8e sur le circuit de rallycross de Lousada, situé dans la région de Porto. Le rallye s’achèvera dimanche à l’issue de la 21e spéciale. Le Belge a remporté jeudi la spéciale d’ouverture du rallye du Portugal, 4e manche du Championnat du monde (WRC). Par Belga Le 19/05/2022 à 21:37
9 h
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Jacques Aschenbroich officiellement nommé président non exécutif du groupe Orange
Jacques Aschenbroich officiellement nommé président non exécutif du groupe Orange Le départ contraint de Stéphane Richard, PDG d'Orange depuis 2011, condamné en novembre dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, avait précipité la nomination d'une nouvelle direction, dans le cadre d'une gouvernance dissociée entre la direction générale et la présidence non exécutive.  M. Aschenbroich, dont la candidature avait été notamment soutenue par l'Etat actionnaire, va former un tandem avec Christel Heydemann, 47 ans, devenue directrice générale début avril. Pour compléter le duo et aller au bout de son mandat de quatre ans à la présidence du groupe, M. Aschenbroich, 67 ans, dépassera nécessairement la limite d'âge, que les statuts de l'entreprise fixent à 70 ans. C'est pourquoi le conseil d'administration d'Orange a présenté jeudi à l'assemblée générale une modification des statuts pour qu'un mandat puisse se terminer au-delà de l'âge limite. Après avoir un temps indiqué vouloir voter contre une telle modification, le conseil de surveillance du fonds actionnarial salarié FCPE Orange actions (6,6% du capital et 10,02% des droits de votes) a décidé de soutenir "par un vote majoritaire" la résolution visant la nomination de Jacques Aschenbroich, avait-il annoncé dans un communiqué mi-avril. Cette résolution a été adoptée jeudi par les actionnaires à plus de 90%. L'actuel président de Valeo, Jacques Aschenbroich, a été officiellement nommé président non exécutif d'Orange par le nouveau conseil d'administration du groupe de télécoms, qui s'est réuni jeudi dans la foulée de l'assemblée générale, a annoncé l'entreprise. Mis à jour le 19/05/2022 à 21:12
9 h
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Reine Elisabeth: entre surprise et confirmation
Reine Elisabeth: entre surprise et confirmation Oleksiy Shadrin (à g.) et Constantin Heise (à d.) se produisaient ce jeudi dans leur Concerto de Haydn. - Derek Prager - Concours Reine Elisabeth Erica Piccotti (Italie), 22 ans, n’avait guère convaincu dans son concerto de Haydn de lundi dernier. Sa sonate en fa majeur op. 6 de Richard Strauss nous la montre sous un tout autre jour avec une aisance soudaine dans la liberté de la phrase comme dans le lyrisme chaleureux que développe un compositeur qui écrit pour l’instrument en pensant au chant. Wie aus der Ferne de Daan Janssens laisse dans ses grands appels une impression d’inassouvissement qui génère une évidente force dramatique dont la résolution finale devient interpelle. Beaucoup de tendresse dans l’adagio con variazoni P 133 d’Ottorino Respighi dont la candidate distille les « variazoni » avec une subtilité complice qui laisse s’épanouir tout leur lyrisme épanoui. On connaît mal aujourd’hui Gaspar Cassado, cet élève de Casals qui fit une grande carrière de professeur et a beaucoup écrit pour son instrument. « La danse du diable vert » est devenue un de ses tubes. Son obstination échevelée en trouve une exécution enthousiaste. Un récital qui constitue une belle revanche sur une contre-performance malheureuse. Petar Pejcic (Serbie), 20 ans avait affiché dans son concerto de Haydn une insatiable joie de vivre et de jouer. L’exigeante sonate pour violoncelle seul de György Ligeti nous le montre très concentré : un premier mouvement pensif et introspectif, un Capricco parcouru d’une série de spasmes dont l’étrangeté est magnifiquement suscitée, un Presto inexorable dont il triomphe littéralement. Un caractère aussi conquérant ne pouvait qu’investir à fond les grands éclats qui parcourent l’imposé ; il ne s’y appesantit toutefois pas, préférant susciter un discours quasi revendicateur qui donne un leader au conflit sous-jacent qui sous-tend Wie aus der Ferne. La démonstration, en tout cas, est éloquente. De derrière les fagots Toutes ses qualités explosent littéralement dans la sonate en ré mineur op. 40 de Dmitry Chostakovitch : caractère feutré et insidieux des méditations de l’allegro non troppo, étrangeté cinglante d’un allegro aux allures de danse infernale, sens des espaces immenses du largo, caractère primesautier et fantasque de l’allegro final. Une prestation réfléchie et stimulante. Oleksiy Shadrin (Ukraine), 28 ans nous offre un concerto en ut majeur de Haydn sorti de derrière les fagots dans une rigueur très droite, proche de ce qui fut longtemps la ligne de référence du classicisme autrichien. Un moderato ample et solide soutenu par des graves imposants, un adagio sobre et contenu qui soutient le ton de la méditation et un finale robuste et décidé qui va droit devant avec une franchise réconfortante. Le tout avec une sacrée tenue. L’ambiance change complètement avec Constantin Heise (RFA), 21 ans, qui aime varier les climats dans un moderato où la grande ligne, savamment contenue, joue à se créer des zones de liberté. D’une belle quiétude, l’adagio devient fondamentalement un chant maîtrisé. L’allegro final dispose de cette excitation revendiquée par son appellation de molto, une démonstration particulièrement délicate sur le plan de la justesse, un péril dont le concurrent, qui a connu plus tôt quelques petits incidents, se tire avec un entrain communicatif. Une fois de plus on ne peut qu’admirer la souplesse et l’agilité avec laquelle le chef arménien Vahan Mardirossian adapte sa direction aux intentions de chaque candidat, à la tête d’un Orchestre de Chambre Royal de Wallonie qu’on a rarement entendu aussi impliqué. Ce jeudi après-midi, les lauréats qui avaient été mauvais se sont révélés bons et ceux qui avaient été bons ont été encore meilleurs. Nos impressions sur cette session. Par Serge Martin Le 19/05/2022 à 21:11
9 h
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Guerre en Ukraine: Twitter met en place de nouvelles fonctionnalités
Guerre en Ukraine: Twitter met en place de nouvelles fonctionnalités Le réseau social Twitter a annoncé jeudi qu’il allait apposer des avertissements sur certains messages manifestement trompeurs sur la guerre en Ukraine, dans le cadre d’une nouvelle politique sur la désinformation en temps de crise. function get_dtkCxSegments() { if ('cxSegments' in localStorage) { // Récupération de cxSegments + initialisation de variables destinées à en limiter la longueur let cx = localStorage.getItem("cxSegments"), valueCx = cx.split(","), valueCxLimited = [], charLength = 0, limit = 2000; // Limitation de la longueur de la chaine de caractère for (var i = 0; i < valueCx.length; i++) { charLength = charLength + valueCx[i].length; if (charLength Cette nouvelle politique est amenée à guider les efforts du groupe dans les cas de conflits armés, de situations sanitaires d’urgence ou de désastres naturels d’ampleur, à commencer par la guerre en Ukraine. Par AFP Le 19/05/2022 à 21:11
9 h
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Schaerbeek: une échevine porte plainte contre un échevin pour sexisme et attentat à la pudeur
Schaerbeek: une échevine porte plainte contre un échevin pour sexisme et attentat à la pudeur BELGAIMAGE Ce lundi l’échevine schaerbeekoise de la Culture, de l’Egalité des genres et des chances, Sihame Haddioui (Ecolo), a déposé plainte pour acte de sexisme et attentat à la pudeur par le biais de son avocate contre un autre échevin de la commune, Michel De Herde (Défi), quant à lui en charge de l’Enseignement, des Crèches, du Parascolaire et du Budget. Elle porte des accusations pour des faits dont la gravité risque de mettre à mal l’ambiance de travail au sein de la majorité communale Liste du bourgmestre-Ecolo-Groen. Acceptant de revenir sur les faits auprès du Soir, Sihame Haddioui les rapporte comme tel : « Ça a commencé avec des blagues graveleuses depuis ma prise de fonction, il y a eu une remarque à caractère sexuel sur mon physique lors de la fête du personnel. Et globalement un sentiment d’insécurité, avec une escalade dans ses agissements. Ce sont les faits qui se sont déroulés lors du conseil communal d’octobre, donc en public, qui m’ont décidée à agir. Il a commencé à me chuchoter des remarques déplacées sur mon physique… Il m’a dit que j’avais de beaux seins… Avant de caresser ma cuisse, ce que j’ai stoppé d’un mouvement net. » L’épisode la laissera sous le choc, poursuit-elle, en expliquant que la conjoncture politique de l’époque l’empêchera toutefois de faire directement remonter l’affaire. « J’ai pris quelques semaines pour réfléchir, mais le gros inconvénient c’est qu’on commençait les négociations budgétaires. J’avais peur de parler. » C’est donc à la fin de ces négociations, au mois de février, que l’élue schaerbeekoise adressera à la bourgmestre une plainte, signalée par mail. Maïeure f.f. de la commune, Cécile Jodogne – laquelle appartient au même parti que Michel De Herde – nous confirme avoir rencontré Sihame Haddioui ainsi que l’échevin Défi en conséquence de cette plainte, et après avoir étudié ses pistes d’action en se faisant aider du responsable du Comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT) interne. « Mesure conservatoire » Contacté par nos soins, Michel De Herde confirme avoir été entendu par la bourgmestre au sujet de l’affaire. Il nie cependant en bloc les actes qui lui sont imputés. « Effectivement, Madame Haddioui s’en est ouverte à la fin du mois de février auprès de Madame Jodogne, qui m’a demandé des explications. Je lui ai dit que j’étais très étonné, que je niais tous les faits reprochés. » Une position que le mandataire amarante continue de tenir fermement à l’heure actuelle. Mis au courant du dépôt de plainte au pénal, il assure que « cette affaire n’en restera pas là », et assure avoir déjà pris soin de consulter une avocate. Dans la foulée de cette plainte interne et de ces échanges, Cécile Jodogne a pris la décision, en guise de « mesure conservatoire », et à la demande de Sihame Haddioui, de déplacer les sièges des deux échevins afin que ceux-ci ne soient plus assis côte à côte durant les conseils communaux et les réunions du Collège. « J’ai fait ce que je pouvais faire. C’est-à-dire pas grand-chose », concède-t-elle, faisant référence au vide juridique qui encadre le statut des élus locaux. Une situation qui fait écho à celle de Stéphane Roberti (Ecolo), bourgmestre de Forest en burn-out qui a continué à percevoir le traitement de bourgmestre, faute de statut social pour les membres des collèges. Les possibilités d’action en interne étant atteintes, la jeune échevine s’est résolue à se tourner vers le pénal, après s’être laissé le temps de la réflexion. La séquence a eu d’importantes répercussions sur le travail politique de l’échevine Ecolo, appuie cette dernière. Depuis le 7 mars, elle n’a plus participé aux réunions du Collège communal, et a dans un premier temps organisé ses journées de travail dans des cafés, à défaut de se sentir suffisamment à l’aise pour retourner dans son bureau. « Physiquement, pour moi, c’est impossible d’y retourner » poursuit-elle, évoquant même des doutes quant à sa volonté de poursuivre son engagement politique au sein de la commune, une fois terminée la législature. « Il s’agit de mon premier mandat, que je fais parce que je veux changer les choses. Maintenant, quand on me demande si je veux me représenter, cela me fait réfléchir… » Lancer un #Metoo politique Si elle est mandataire politique, Sihame Haddioui est également une militante féministe dont l’engagement pour cette lutte précède de loin son élection. En posant l’acte de ce dépôt de plainte, elle entend aussi alerter de la banalisation de la violence sexiste et du harcèlement moral dans le monde politique et démontrer que sa lutte – d’intérêt général – renvoie à la représentation des femmes. Elle assume ainsi vouloir lancer, à l’image de la France, un #Metoo politique. « Ce qui est important pour moi, c’est de dire qu’il ne s’agit pas d’un conflit interpersonnel mais d’un problème structurel et politique. Mais indépendamment de ma propre histoire, qui mérite justice, je souhaite faire émerger la parole des femmes. On se réunit entre élues pour parler des réalités qui sont les nôtres, surtout pour les femmes racisées et jeunes. On se répète, comme un mantra, que si tous les dégoûtés partent, seuls resteront les dégoûtants. Mais on oublie de dire que sans les dégoûtants, il n’y aurait personne qui serait dégoûté. » Pour Michel de Herde, la réalité est toute autre. Expliquant ignorer les « motivations » de ce qu’il qualifie de « mensonges », il ajoute : « Peut-être qu’elle n’apprécie pas qu’en tant qu’échevin du Budget, je puisse la malmener sur des demandes que je juge injustifiées et illégitimes. » Instances de Défi saisies Si l’affaire jette un froid sur la vie politique de la commune, Cécile Jodogne assure cependant que la plainte et les faits reprochés, quand bien même ceux-ci sont graves, ne peuvent influencer le travail collégial. « C’est une situation effectivement très difficile. Et je suis touchée d’entendre que pour Sihame Haddioui cela reste très difficile aussi. Mais je n’ai pas de solution toute faite pour le moment », dit-elle, en se disant limitée par le carcan procédural, et en rappelant que si une décision doit être prise à l’égard de Michel De Herde, ce sera au seul niveau des instances de Défi. A ce propos, apprend-on, l’échevin mis en cause avait, il y a quelques semaines déjà, contacté son président de parti, François De Smet, pour l’informer de la plainte déposée en interne à son égard. Une plainte en justice ayant été déposée, ce dernier nous informe que les instances internes du parti seront désormais saisies, pour la seconde fois depuis sa présidence – après le précédent de Serge de Patoul qui s’est retiré spontanément de Défi à la suite de témoignages le mettant en cause pour des faits de mœurs. « Nous prenons toujours au sérieux la parole des femmes. A notre connaissance, il n’y a pas d’autre fait reproché », précise François De Smet. Après avoir déposé un premier signalement interne auprès de la bourgmestre en février dernier, Sihame Haddioui (Ecolo) a déposé plainte pour acte de sexisme et attentat à la pudeur envers l’échevin du Budget, Michel De Herde (Défi), qui nie les faits. Par Fanny Declercq et Arthur Sente Le 19/05/2022 à 21:11
9 h
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Les nouveaux subsides mettent le feu aux planches flamandes
Les nouveaux subsides mettent le feu aux planches flamandes Le Toneelhuis, c’est aussi un bâtiment remarquable, le Bourlaschouwburg. - D.R. Le Toneeelhuis, théâtre municipal d’Anvers, va-t-il devoir fermer ses portes cette année et remercier ses 81 équivalents temps-plein ? Le Kaaitheater, centre d’art bruxellois néerlandophone, est-il lui aussi menacé ? Tout comme le Kopergietery, théâtre jeune public gantois, ou le Zuidpool anversois ? Les scènes du nord du pays s’affolent des orientations artistiques et mesures budgétaires programmées pour la fin de cette année. Comme en Fédération Wallonie-Bruxelles, les arts de la scène flamands sont subsidiés par programmes quinquennaux, mais il n’y a pas eu chez eux de report d’échéance lié au covid : c’est donc ces dernières semaines que les « comités d’évaluation » (l’équivalent de nos instances d’avis) ont rendu leurs appréciations pour les subsidiations de la période 2023-27. Et cela fait mal, spécialement pour les arts de la scène. Pourquoi ? En Flandre, contrairement à la FWB, un décret unique organise le financement des arts, à hauteur cette année de 167,5 millions annuels. Sept « institutions artistiques » ont vu leur existence sanctuarisée (Ancienne Belgique, deSingel, Kunsthuis, etc.) et reçoivent d’office un peu plus de 61 millions d’euros. On déduit ensuite les aides aux projets courts (12,5 % sont réservés), le financement de la commission des sites (5 %), et le solde (85,5 millions) se partage entre cinq disciplines, qui bénéficient chacune d’un pourcentage donné, selon une vision stratégique. Pour les arts de la scène, qui captent l’essentiel des subsides tout comme en FWB, la part de 43,56 % (2017-22) est passée à 40,73 % (2023-27), soit 34,8 millions d’euros. Le budget s’est réduit, au bénéfice d’autres disciplines : architecture, audiovisuel, design. Le comité d’évaluation « théâtre » qui examinait le dossier du Toneelhuis d’Anvers s’est retrouvé avec 14,2 millions à dispenser pour 25 institutions qui demandaient un total de 24,2 millions. Or, les comités d’évaluation flamands gèrent autrement les demandes de subsides. En FWB, s’il y a trop peu d’argent, on écarte les mauvais dossiers et on saupoudre le solde entre bons élèves. En Flandres, soit un dossier est bon et dans le budget, soit un dossier est bon mais hors budget (c’est le cas du Kaaitheater, le politique doit alors venir à son secours, ajuster les budgets ), soit l’avis rendu est négatif, et l’opérateur n’est pas subsidiable. C’est le cas du Toneelhuis, et le sérieux de l’avis rendu n’est pas remis en question. Un conseil d’administration hyperpolitisé Une ville comme Anvers peut-elle se passer de son théâtre municipal ? Sa taille est comparable au Théâtre national Wallonie-Bruxelles, et ses indicateurs financiers sont meilleurs. Le Toneelhuis, c’était en 2019 (hors covid) un résultat d’exploitation de 8,9 millions d’euros, des recettes propres de l’ordre de 20 % et 81 équivalents temps-plein. La communauté flamande y injecte chaque année 3,1 millions et la ville d’Anvers 2,8 millions. Résultat : son conseil d’administration est hyperpolitisé (6 administrateurs ville d’Anvers, 3 pour la Flandre et 6 « cooptés »), les directions s’y succèdent à haute fréquence (ce qui semble expliquer que le dossier de demande de financement ait été nettement insuffisant). La N-VA a en tout cas les cartes en main pour assurer le sauvetage du Toneelhuis puisque la ville subsidiante est aux mains de Bart De Wever (N-VA), la Flandre dans les mains de son ministre-président (et de la Culture) Jan Jambon (N-VA itou). Mais comment justifier auprès des autres opérateurs lésés un sauvetage politique du seul Toneelhuis ? La solution, rappelle le directeur du KVS Michael De Cock, aurait été de sanctuariser Toneelhuis, KVS et NTGent en les intégrant aux « institutions artistiques ». Il y a quatre ans, le précédent ministre de la Culture Sven Gatz (Open VLD) y était favorable, tout comme Jan Jambon au début de la législature. Mais ça n’a pas été fait. Il est maintenant trop tard pour en rêver : être reconnu comme institution suppose d’y être invité, c’est un processus de temps long. Fin juin, le ministre Jambon tranchera. Pour Bruxelles, il sera important de conserver le Kaaitheater. Michael De Cock espère qu’au moins les « bons dossiers hors budget » seront sauvés. Pour le Toneelhuis, quel sera le tour de passe-passe ? Peut-on affirmer, comme l’écrit l’ancien directeur artistique du Toneelhuis Guy Cassiers dans une lettre ouverte au ministre, que « la pérennité d’une institution artistique majeure ne devrait pas dépendre de l’évaluation d’un dossier spécifique » ? Cette tension entre bonne gouvernance, impératifs sociaux et politique artistique intéresse directement la Belgique francophone : il est probable que des choix identiques se posent fin 2023 en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Toneelhuis d’Anvers, théâtre le plus subsidié de Flandre, pourrait ne plus être financé par la Région dès 2023. Les rééquilibrages de la culture et les nouveaux carcans budgétaires inquiètent la scène flamande. Par Alain Lallemand Journaliste au service Culture Le 19/05/2022 à 20:42
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Eredivisie: Cyriel Dessers ne sait pas s’il restera à Feyenoord la saison prochaine
Eredivisie: Cyriel Dessers ne sait pas s’il restera à Feyenoord la saison prochaine Photo News Cyriel Dessers ne peut toujours pas dire s’il jouera encore à Feyenoord la saison prochaine. Le club de Rotterdam, qui a loué l’attaquant au Racing Genk cette saison, peut l’acquérir définitivement pour 4 millions d’euros jusqu’au 1er juin. Mais la direction doit encore trouver un accord financier avec le joueur. Dans ces négociations, l’attaquant mettra sans doute en avant ses dix goals marqués et son titre de meilleur buteur de la Conference League dont la finale se jouera mercredi prochain à l’Arena Kombëtare de Tirana, en Albanie, « Je ne sais vraiment pas », a assuré l’attaquant après l’entraînement à Lagos, au Portugal, où le club de Rotterdam est en stage. « Je ne veux pas que mon manager m’en parle. Après la finale contre l’AS Rome, nous nous mettrons à table et quelque chose devrait ressortir de cet entretien. » L’entraîneur Arne Slot et le directeur technique Frank Arnesen ne savent pas si Feyenoord sera en mesure de répondre aux exigences de Dessers. Il se pourrait que la finale de la Conference League soit le dernier match de l’attaquant pour Feyenoord. « Je ne ressens pas l’impression que ce sera mon dernier match. J’ai souvent dit que je suis très heureux à Feyenoord. D’autre part, j’ai 27 ans et c’est peut-être l’occasion de faire réellement un pas vers l’étranger. Mais Feyenoord est un club spécial et l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs », a conclu Dessers, ancien international Espoirs belge qui a opté pour la nationalité nigériane au niveau du football. Le Belge a impressionné cette saison, notamment en Europa League. Par Belga Le 19/05/2022 à 20:36
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Des grèves (très) possibles chez Ryanair à partir de juin
Des grèves (très) possibles chez Ryanair à partir de juin Reuters. Les syndicats du personnel de cabine de Ryanair en Belgique, Espagne, France, Italie et Portugal lancent un avertissement à la direction de la première compagnie aérienne européenne. Ils n’hésiteront pas à lancer un mouvement de grève si Ryanair n’apporte toujours pas de réponse à des questions sociales et d’organisation sur la table depuis des mois. Voire des années, depuis les engagements que la low cost irlandaise avait pris au lendemain de la précédente et première grève pan-européenne chez Ryanair, en juillet 2018. Les premières actions, sans doute tournantes entre les bases et les pays, risquent d’intervenir durant le mois de juin. Dans un communiqué commun, des syndicats unissent leurs reproches envers la compagnie qui s’était pourtant engagée à entretenir un vrai dialogue social après les grèves qui avaient affecté l’été 2018. C’était une première européenne, une grève de deux jours dans trois pays (Belgique, Espagne, Portugal) à laquelle, à l’époque, la direction de Ryanair n’avait pas trop cru et qui l’avait contrainte à supprimer au moins 300 vols (sur 2.400) par jour. Au terme de cette grève, Ryanair avait joué l’air de « même pas grave » mais avait fini par s’engager à reconnaître les syndicats et les particularités légales et sociales de chaque base/pays. En quatre ans, rien n’a changé Quatre ans plus tard, le communiqué commun des syndicats belges (CNE et ACV Puls), espagnols (Sitcpla et USO), français (SNPNC), italien (Uiltrasporti) et portugais (SNPVAC) défendant le personnel de cabine rappelle cet épisode en introduction : « Quatre ans après la première action syndicale européenne coordonnée, peu de choses se sont améliorées, de nombreux problèmes soulevés en 2018 n’ont toujours pas été résolus ». Et leur liste est longue : on y retrouve évidemment des éléments déjà soulignés lors de la grève d’avertissement du personnel de cabine en Belgique le week-end du 23 et 24 avril qui avait contraint la compagnie à annuler 280 vols. Ce que les syndicats dénoncent depuis des mois, c’est la volonté de Ryanair de « négocier » les législations européennes ou nationales. D’autres reproches rappellent les arguments de 2018 : non-respects des droits sociaux fondamentaux (exemple : le personnel de cabine n’a pas accès à de l’eau sur son lieu de travail), l’absence de responsable des ressources humaines dans les bases, manque de clarté dans les fiches de paie, dans le respect des règles nationales, l’opacité du système de transferts entre bases, le non-respect des décisions de justice avec la complicité des autorités locales et européennes (« Les gouvernements se montrent trop prudents en ne remettant pas en cause le modèle de Ryanair, laissant les travailleurs sans défense contre le dumping social et les passagers exposés aux perturbations »). Et de conclure : « Les syndicats du personnel de cabine de Ryanair n’hésiteront pas à lancer une action à l’échelle européenne cet été et, chaque fois que nécessaire, à engager la procédure judiciaire nationale de grève, si aucune réponse significative n’arrive de la part de l’entreprise. Nous voulons que 2022 soit l’année de la reprise mais aussi l’année d’un vrai dialogue social. La gestion par la peur chez Ryanair doit cesser. » À lire aussi Le témoignage d’employés en grève chez Ryanair: « On doit vérifier notre salaire et y relever les erreurs » Cette relative prudence dans la menace de grève doit se comprendre, explique-t-on, par le fait que la législation concernant le dépôt de préavis de grève varie de pays en pays. Certains ne peuvent l’annoncer qu’après tentative de concertation sociale. C’était déjà le cas en 2018. L’escalade des communiqués traduit peu la motivation des syndicats et du personnel de cabine d’en découdre. Seront-ils les seuls ? Une menace des syndicats des pilotes achèverait de forcer Ryanair au dialogue. Mais les pilotes, socialement, opérationnellement et financièrement, ne fonctionnent pas comme le personnel de cabine. On relèvera néanmoins qu’en Belgique, une récente tentative de conciliation des pilotes avec Ryanair au SPF Économie n’a rien donné. La CNE attend des réponses concrètes En Belgique toujours, pour le personnel de cabine, malgré le mouvement social d’avril, les négociations entre direction de Ryanair et syndicats n’avancent pas. Seuls des mails portant sur l’agenda des négociations s’échangent. CNE et ACV Puls attendent des propositions concrètes pour la fin du mois de mai au plus tard. Leur signature sur le communiqué commun montre qu’ils y croient peu. Pour les passagers, on entre dans cette très désagréable période d’incertitude où la compagnie va faire comme si aucune menace ne pesait sur ses vols en juin, voire au-delà, et les enregistrer comme si de rien n’était. Pour rappel, si elle a été annoncée dans les délais, une grève ne peut être considérée par Ryanair comme un cas de force majeur pour ne pas rembourser et indemniser les passagers lésés. Un communiqué commun des syndicats défendant le personnel de cabine en Belgique, Espagne, France, Italie et Portugal menace de « lancer des actions à échelle européenne ». Ils reprochent à Ryanair, comme en 2018, de ne pas ou mal appliquer les législations sociales. Par Eric Renette Journaliste au service Economie Le 19/05/2022 à 20:24
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Le Portugal veut commencer à taxer les cryptomonnaies
Le Portugal veut commencer à taxer les cryptomonnaies "Le gouvernement a l'intention de légiférer sur cette matière, nous n'allons pas maintenir ce vide", a déclaré Fernando Medina lors d'une rencontre avec la presse étrangère à Lisbonne. Le gouvernement souhaite présenter "le plus rapidement possible" un nouveau cadre légal qui veille à garder l'équilibre entre "équité" fiscale et "compétitivité" internationale du pays, a ajouté le ministre. Le Portugal est actuellement l'un des rares pays en Europe où les transactions en cryptomonnaies ne sont pas "imposables" car elles ne sont pas considérées comme des devises ou des actifs financiers, selon un avis rendu par l'administration fiscale en 2016 et toujours en vigueur. Les particuliers n'ont pas à s'acquitter de la TVA ou d'impôts sur les plus-values lors de leurs achats et ventes d'actifs, et seules les activités professionnelles rémunérées en crypto-actifs sont taxées. Dans l'attente de nouvelles règles fiscales, les investissements en cryptomonnaie continuent de gagner du terrain notamment dans le secteur de l'immobilier avec la première vente d'un appartement payé en bitcoin, sans conversion en euros, réalisée début mai. Cette transaction est sans précédent "au Portugal et en Europe", selon l'agence immobilière Zome, intermédiaire de la vente. Ce logement de trois chambres, d'une valeur de 110.000 euros, a été vendu 3 bitcoins à Braga, importante ville du nord-ouest du Portugal. Rendues possibles "grâce à une nouvelle réglementation de l'Ordre des notaires approuvé fin avril", les transactions immobilières en cryptomonnaie doivent être précédées d'une procédure de vérification "plus poussée" que lors d'une vente traditionnelle, afin de "vérifier la provenance des fonds en vertu de la loi sur le blanchiment de capitaux", a expliqué à l'AFP le porte-parole de Zome, Carlos Santos. Cette agence, qui a lancé un portail avec quelque 3.000 biens immobiliers avec des prix affichés en bitcoin, y voit de nouvelles opportunités de développement malgré un secteur de la crypto chahuté ces dernières semaines. Le Portugal a l'intention de combler le vide légal qui empêche l'imposition des actifs virtuels et l'a rendu particulièrement attractif pour les investisseurs en cryptomonnaies, a indiqué jeudi le ministre portugais des Finances. Mis à jour le 19/05/2022 à 20:01
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Armaggedon Time: James Gray raconte son adolescence new-yorkaise et le rêve américain
Armaggedon Time: James Gray raconte son adolescence new-yorkaise et le rêve américain Vers quelle vie d’homme courent ces deux ados? - D.R. James Gray, le retour en compétition, pour la cinquième fois, neuf ans après The immigrant. Le cinéaste new-yorkais revient sur la Croisette avec un film très personnel, très touchant, dans la veine autobiographique, porté par deux jeunes ados épatants (Banks Repeta et Jaylin Webb), l’immense Anthony Hopkins, Jeremy Strong, de la série Succession, et la gracile Anne Hathaway. La filmographie de James Gray confirme qu’il peut aborder tous les genres : thriller, amour, science-fiction, aventure. Il est autant l’auteur de Little Odessa que de The Lost City of Z ou Ad Astra. Avec Armaggedon Time, c’est la veine intime qu’il retrouve, se retournant sur son adolescence dans le Queens des années 80. Paul fait la connaissance de Johnny au lycée et ensemble, ils font les quatre cents coups. Paul pense être protégé par sa mère, présidente du conseil des parents d’élèves, et par son grand-père dont il est très proche. Mais suite à un vol qui les mène au poste de police, la famille de Paul décide de le mettre dans un collège privé, la Key-Forest School, dont le père de Donald Trump siège au conseil d’administration. Un collège qui forme l’élite du pays, tout en soutenant un racisme décomplexé. Pour Paul, issu d’une famille juive et dont le meilleur ami est noir, c’est un bouleversement et une perte de repères… Sans tapage, ce récit initiatique nous cueille car il s’impose subtilement, à hauteur d’homme, et l’air de rien, résonne profondément sur aujourd’hui quand le grand-père raconte que sa mère, arrivée en Amérique après avoir fui l’horreur en l’Ukraine, lui disait de ne jamais oublier « car un jour, ils pourraient revenir… » Comme dans tous les films de James Gray, il est encore question de liens familiaux, des racines, du passé. De cet apprentissage parfois violent qu’est le fait de grandir et devenir adulte. Le film témoigne aussi très bien d’une époque, d’un New York authentique, loin des lieux touristiques. Il questionne notre place face aux autres, parle du racisme et pose un regard sur le rêve américain. « C’est dur de lutter mais il faut persévérer » dit le grand-père à son petit-fils. Tout un programme sur la terre des rêves qu’est l’Amérique. Le cinéaste nous offre un film tout en délicatesse sur l’adolescence dans un New York authentique. Par Fabienne Bradfer Journaliste au service Culture Le 19/05/2022 à 20:10
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Daan Janssens: «La musique contemporaine n’est pas toujours facile pour le public»
Daan Janssens: «La musique contemporaine n’est pas toujours facile pour le public» Daan Janssens. - D.R. Lorsqu’on m’a demandé de composer pour le Concours, j’ai presque immédiatement dit oui ! » C’est avec enthousiasme que le compositeur Daan Janssens parle de Wie aus der Ferne, l’œuvre imposée qu’il a façonnée pour les demi-finales de cette session violoncelle du Concours Reine Elisabeth. « Je suis le concours depuis longtemps. À 11 ans, lorsque j’ai dû choisir un instrument, je me suis d’ailleurs tourné vers le violon parce que c’était l’instrument du concours cette année-là ! C’est donc un honneur de pouvoir y prendre part. » Wie aus der Ferne est le titre donné par Robert Schumann à l’avant-dernier mouvement d’un recueil pour piano intitulé les Davidsbündlertänze. C’est aussi le nom d’un air du deuxième acte de l’opéra de Richard Wagner Der fliegende Holländer. Deux pièces dont Janssens s’est inspiré pour cette composition pour violoncelle et piano : au départ, le violoncelle se veut imprévisible, le piano plus contrôlé. Puis, lentement, les deux se rapprochent pour finalement se fondre. Un exercice différent de ce à quoi il est habitué, mais une expérience formatrice. « C’est très intéressant de voir comment des musiciens avec lesquels vous n’avez pas travaillé réagissent à votre partition. J’aime m’intéresser à tout. » Né à Bruges en 1983, passé par le Conservatoire de sa ville natale où il a notamment étudié le piano, le violon et la composition, Daan Janssens est en effet un compositeur prolifique, collaborant aussi bien avec des ensembles comme l’Ensemble Intercontemporain ou le Spectra Ensemble que des solistes comme Jean-Guihen Queyras. Depuis 2008, il collabore aussi étroitement avec LOD, une maison de théâtre basée à Gand. En 2012, il a présenté, Les Aveugles, son premier opéra d’après Maurice Maeterlinck et en collaboration avec Patrick Corillon. En avril 2017, son deuxième opéra, Menuet, est créé, d’après le roman de Louis Paul Boon, et mis en scène par Fabrice Murgia. Un metteur en scène avec lequel il travaille encore actuellement pour son troisième opéra, Brodeck, basé sur un roman de Philippe Claudel. Comment avez-vous pensé cette œuvre pour violoncelle et piano ? Lorsque je compose, les choses se mettent toujours en place de manière assez lente. Petit à petit, j’ai réfléchi à ce que je pourrais faire avec ces deux instruments. Le contexte dans lequel l’œuvre est jouée entre bien sûr aussi en ligne de compte. Ici, le contexte est très particulier puisque c’est un concours. La demande du côté du Concours Reine Elisabeth n’était pas forcément d’écrire une pièce très virtuose. C’était peut-être même mieux de faire une pièce dans laquelle les candidats peuvent montrer leur musicalité. Le challenge était tout de même de garder cet aspect virtuose, parce que c’est quelque chose que j’aime dans une compétition. J’ai donc eu envie de faire une pièce dans laquelle il y a des contrastes énormes. À la fois très virtuose et très lyrique. Où il y a des passages avec seulement quelques notes mais où les candidats doivent garder une tension musicale. C’est comme ça que j’en suis arrivé à ces deux petits morceaux de Schumann et de Wagner, où il y a ces idées de contrastes de manière très claire. J’aimais faire cette connexion tout en gardant mon propre langage musical. Avec tout de même une petite citation de Wagner. Quand avez-vous composé ? J’ai écrit la première moitié pendant les premiers mois de covid. Puis quand il a été clair que le Concours allait être reporté, j’ai complètement arrêté et je m’y suis remis un an plus tard. Je pense que ça a changé la musique que j’ai écrite. J’ai le sentiment qu’elle est plus approfondie. Quel est votre ressenti depuis la création de l’œuvre ce lundi ? Dans les premières minutes de l’œuvre, il y a beaucoup de petits gestes musicaux. Certains candidats savent garder un grand lien et d’autres en font une interprétation beaucoup plus fragmentée. Et je pense qu’ils jouent aussi souvent de cette manière dans les autres œuvres. Pour moi, ça montre donc quelque chose. Je dois dire que pour moi, ce n’est pas toujours facile. J’ai déjà entendu des versions fantastiques mais aussi d’autres où j’avais l’impression que des candidats n’avaient pas eu assez de temps ou n’avaient pas investi assez de temps dans la pièce. En tant que compositeur, j’ai quelque chose en tête et j’aime que ça sonne comme je me le suis imaginé. Aussi parce que la musique contemporaine n’est pas quelque chose de facile pour le public. Parce que quand des candidats ne proposent pas une vraie construction, font quelque chose de très fragmenté, c’est un peu les clichés de la musique contemporaine et pour moi c’est très dommage. Composer pour le violoncelle est quelque chose qui vous plaît ? Je n’en joue pas mais j’ai écrit beaucoup pour le violoncelle, avec Benjamin Glorieux notamment, et ma femme en joue en amateur. C’est donc un instrument que je connais très bien. J’ai longtemps joué du violon donc je sais aussi ce qui est possible. Et je suis très content qu’on m’ait demandé de composer pour le violoncelle parce que je pense que c’est beaucoup plus compliqué pour le violon ou le piano. Le violoncelle est très riche, il peut aller aussi bien dans les registres graves qu’aigus. Daan Janssens est le compositeur de l’imposé des demi-finales du Concours Reine Elisabeth. Une œuvre qu’il a voulue virtuose mais musicale. Par Gaëlle Moury Journaliste au service Culture Le 19/05/2022 à 20:06
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Les exportations ukrainiennes de céréales en chute libre
Invasion de l'Ukraine - Les exportations ukrainiennes de céréales en chute libre Les exportations ukrainiennes sont entravées par le blocus des ports ukrainiens exercé par la Russie.  Malgré tout, depuis le début du mois de mai, Kiev est parvenue à exporter 617.000 tonnes de maïs, 16.000 tonnes de blé et 8.000 tonnes d'orge. De nombreux pays dans le monde, notamment en Afrique du nord, dépendent des céréales ukrainiennes pour leur approvisionnement. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé mercredi la Russie à libérer les exportations de céréales ukrainiennes et l'Occident à ouvrir l'accès des engrais russes aux marchés mondiaux, afin de pouvoir lutter efficacement contre la crise alimentaire mondiale. L'Ukraine a vu ses exportations de céréales chuter, en raison d'invasion russe. Depuis le début du mois de mai, le pays a exporté 643.000 tonnes de céréales, contre 1,8 million de tonnes sur la même période en 2021, selon le ministère ukrainien de l'Agriculture. Mis à jour le 19/05/2022 à 19:52
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La Chambre abaisse à 16 ans le droit de vote aux européennes
La Chambre abaisse à 16 ans le droit de vote aux européennes D.R. La Chambre a approuvé jeudi en séance plénière une proposition de loi d’Ecolo-Groen, co-signée par les partis de la majorité, accordant le droit de vote aux élections européennes à partir de 16 ans. Celui-ci sera effectif dès le prochain scrutin, en 2024 et accessible à quelque 270.000 jeunes. Ce texte traduit l’accord intervenu fin 2021 au sein de la Vivaldi. Contrairement aux personnes majeures obligées d’aller voter, il s’agit d’une possibilité offerte aux jeunes. Celui qui souhaitera voter dans ce cadre devra s’inscrire au registre des électeurs de sa commune et, dès lors qu’il se sera inscrit, sera soumis à l’obligation de voter. Il faudra avoir 16 ans le jour de l’élection pour prendre part au vote. Actuellement, l’Autriche (16 ans), Malte (16 ans) et la Grèce (17 ans) permettent le vote des jeunes lors de l’élection du Parlement européen. Fin 2021, la Commission Constitution avait également donné son feu vert à l’abaissement à 18 ans de l’âge minimum pour se porter candidats aux élections européennes (auparavant à 21 ans). Ce texte fait aussi suite à un vote en novembre 2015 au Parlement européen d’une résolution en ce sens. La proposition de loi a été approuvée par la majorité, rejointe par le PTB, les Engagés et DéFI. La N-VA et le Vlaams Belang ont voté contre. 1 Par Belga Le 19/05/2022 à 19:58
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Ukraine: quand le Donbass était surnommé la dixième province belge
Ukraine: quand le Donbass était surnommé la dixième province belge Il y a 130 ans, le Donbass faisait aussi beaucoup parler de lui en Belgique. - EPA. Donbass. Le nom de cette région de l’est de l’Ukraine est devenu familier aux oreilles des Belges depuis le début du conflit entre l’Ukraine et les séparatistes pro-russes en 2014 et bien plus encore depuis le déclenchement de la guerre par la Russie. On l’ignore souvent mais il y a 130 ans, le Donbass faisait aussi beaucoup parler de lui en Belgique. Sauf qu’à l’époque, il n’était pas synonyme de guerre et de désolation mais bien d’eldorado et de terre d’aventure. Dans les couloirs de la Bourse de Bruxelles, ce nom suffisait à électriser les investisseurs et à faire grimper le cours. Dans les états-majors des grands groupes industriels, il rimait avec expansion géographique et dividendes alléchants. function get_dtkCxSegments() { if ('cxSegments' in localStorage) { // Récupération de cxSegments + initialisation de variables destinées à en limiter la longueur let cx = localStorage.getItem("cxSegments"), valueCx = cx.split(","), valueCxLimited = [], charLength = 0, limit = 2000; // Limitation de la longueur de la chaine de caractère for (var i = 0; i < valueCx.length; i++) { charLength = charLength + valueCx[i].length; if (charLength À lire aussi Guerre en Ukraine: tirs de roquettes dans le Donbass, plusieurs morts et une école détruite « La Russie a trouvé dans les entrepreneurs belges une source de capitaux, d’expérience managériale, de savoir-faire technologique et une volonté enthousiaste de faire du profit à l’étranger », résume Wim Peeters. A l’époque, la Belgique est en effet l’une des plus grandes puissances industrielles au monde. Confrontés à différentes crises économiques au niveau national, les entrepreneurs belges cherchent à s’étendre à l’étranger et voient dans l’immense territoire russe et ses ressources inexploitées un eldorado. Le bassin du Donets devient très vite leur centre d’intérêt principal. Cockerill en éclaireur Le premier groupe belge industriel à franchir le pas est Cockerill. En 1886, le groupe liégeois fonde la Société métallurgique dniéprovienne du midi de la Russie, en co-entreprise avec une aciérie russo-polonaise. Trois ans plus tard, les premiers rails de chemin de fer sortent de son usine de Dniepropetrovsk, ville qui sera rapidement rebaptisée « le Seraing russe » selon Wim Peeters. L’usine prospère grâce aux commandes publiques de l’Empire. Cockerill fonde ensuite les Charbonnages du centre du Donetz et les Chantiers navals de Nicolaieff. Une autre figure emblématique de la révolution industrielle belge, Solvay, se tourne aussi vers l’Est et ouvre trois centres de production de soude en Russie, dont l’un à Lysychansk dans le Donbass. Les succès de Solvay et Cockerill dans cette région ne passent pas inaperçus en Belgique. En Bourse, le cours de l’action de « la dniéprovienne » s’envole passant de 1.715 francs or en 1892 à 7.400 en 1896. On s’arrache les actions du Donbass. À lire aussi La journaliste Maryse Burgot sur la guerre en Ukraine: «Une telle mobilisation des civils, je n’ai jamais vu ça!» Les concurrents de Cockerill se disent qu’ils doivent, eux aussi, saisir cette opportunité sous peine de se faire distancier et se ruent à leur tour là-bas. C’est le cas de la Société générale, épine dorsale de l’industrialisation belge, qui s’allie avec la Société des aciéries d’Angleur et la Société Saint-Léonard, pour créer en 1895 la Société métallurgique russo-belge. Entre 1890 et 1900, on assiste à un exode massif de capital belge vers la Russie, faisant de la Belgique, au tournant du siècle, le premier investisseur étranger du pays, loin devant la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. 62 % des capitaux étrangers investis dans le Donbass sont belges. Au début du XXe siècle, Wim Peeters dénombre dans l’est de l’Ukraine une trentaine de mines (de charbon et de fer) appartenant à des Belges ainsi que douze entreprises métallurgiques, vingt producteurs de machines, des verreries, des fabricants de matériaux de construction (ciment, briques…), des sociétés de tramways (Kharkiv, Odessa, Dnipropetrovsk, Sebastopol…) Action au porteur de la SA Fours à coke de Chirokaia, située dans le bassin houillier du Donets. - D.R. Un agent français du Crédit Lyonnais envoyé en mission dans la région à cette époque écrit dans son rapport : « Les Belges sont présents dans chaque secteur et chaque lieu industriel dans le Donbass. » A tel point que la région est rebaptisée par certains « la dixième province belge ». La fin du rêve russe Ces investissements s’accompagnent de la migration de milliers de Belges vers le Donbass : ingénieurs, contremaîtres, techniciens et leur famille effectuent les trois jours de voyage en train nécessaires pour rallier le bassin minier. Une ligne directe de la Compagnie des wagons-lits relie la gare du midi à Bruxelles à Dnipropetrovsk. Des villes nouvelles surgissent de terre pour abriter ces expatriés mais aussi et surtout la main-d’œuvre locale. La population d’une ville comme Donesk est multipliée par cinq entre 1890 et 1900. Les expatriés vivent en vase clos dans des villages séparés avec des écoles, des parcs, des théâtres, des casinos, des terrains de tennis… Des avocats, médecins, professeurs belges font à leur tour le voyage pour rejoindre la communauté d’expatriés. À lire aussi Guerre en Ukraine: l’Europe veut libérer les stocks agricoles bloqués dans les ports ukrainiens par l’offensive russe La success story sera cependant de courte durée. En 1900, le gouvernement russe suspend ses commandes de rails. Le rêve des investisseurs devient un cauchemar. La surproduction qui résulte de cette décision entraîne les prix de l’acier vers le bas. Des usines à peine inaugurées doivent fermer leurs portes. Plusieurs tombent en faillite ou sont reprises par la concurrence. Les relations entre la classe ouvrière russe et les cadres étrangers se détériorent également et la mentalité change. Les investisseurs étrangers ne sont plus vus comme des créateurs d’emploi et des moteurs de développement économique mais comme des vautours qui volent les richesses du Donbass. L’animosité se calmera et les affaires reprendront à partir de 1908 mais jamais plus comme entre 1890 et 1900. La première guerre mondiale, puis la révolution russe de 1917 mettront un terme définitif à l’aventure belge dans le Donbass. A la fin du XIXe siècle, des entrepreneurs belges ont massivement investi dans cette région riche en charbon et en minerais de fer, participant au début de son industrialisation. Par Jean-François Munster Journaliste au service Economie Le 19/05/2022 à 19:54
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Guerre en Ukraine: faut-il maintenir le dialogue avec Poutine?
Guerre en Ukraine: faut-il maintenir le dialogue avec Poutine? Le président russe Vladimir Poutine reste inaccessible à une véritable négociation pour la paix. - EPA-EFE. Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février dernier, plusieurs pays, l’Union européenne et les Nations unies essayent de jouer au médiateur pour tenter une sortie de crise. S’il est important de garder le contact avec le président russe, les multiples tentatives des uns et des autres n’ont jusqu’à présent rien donné. Le constat est clair : les conditions ne sont pas réunies pour pouvoir entamer un véritable dialogue débouchant sur un cessez-le-feu ou un accord de paix avec le maître du Kremlin. Par Philippe de Boeck , Philippe Regnier , Anne Andlauer, Véronique Kiesel et Maurin Picard Le 19/05/2022 à 19:17
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Liberty Steel gagne en appel et va redémarrer ses activités à Flémalle et Tilleur
Liberty Steel gagne en appel et va redémarrer ses activités à Flémalle et Tilleur Le tribunal avait désigné mi-avril un trio de liquidateurs qui devait avoir pour rôle de dresser un état des lieux et de chercher des repreneurs pour les deux lignes de galvanisation 4 et 5 de Flémalle ainsi que l'usine de fer-blanc et la décaperie de Tilleur. Le tribunal de l'entreprise de Liège souhaitait placer l'entreprise en liquidation judiciaire. Le groupe Liberty Steel a toutfois fait appel et obtenu gain de cause. C'est notamment grâce à des fonds propres supplémentaires que la liquidation a été évitée. Ce nouveau financement est venu s'ajouter aux quelque 80 millions d'euros que GFG Alliance a injecté dans Liberty Liège depuis 2019, dont 28 millions d'euros depuis décembre 2021. "Ces injections permettront à Liberty Liège de reprendre immédiatement sa production et de la porter à 110.000 tonnes par mois d'ici octobre," peut-on lire dans le communiqué Toker Ozcan, le patron de Greensteel Emea et responsable des sites liégeois du groupe Liberty Steel, est heureux que l'appel ait abouti. "Nous sommes impatients de redémarrer la production dès que possible et de travailler avec le médiateur, les syndicats, nos employés, nos fournisseurs et nos clients pour reconstruire l'entreprise et faire en sorte qu'elle continue à fournir des emplois de haute qualité à long terme," a-t-il expliqué dans un communiqué. Les 650 employés devraient donc reprendre leur poste prochainement. Le groupe Liberty Steel a gagné en appel contre la liquidation des sites liégeois de Flémalle et Tilleur, a indiqué l'entreprise dans un communiqué jeudi. L'activité des deux usines devrait reprendre prochainement. Mis à jour le 19/05/2022 à 19:11
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