La Chambre appelle a reconnaître le crime d'écocide dans le droit pénal international

La Chambre a adopté jeudi en séance plénière une proposition de résolution d'Ecolo-Groen visant à reconnaître le crime d'écocide dans le droit pénal international. Selon les verts, le Parlement belge devient le premier d'Europe à demander une telle reconnaissance.
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Yannick Carrasco veut offrir son maillot à un fan mais la police l’en empêche (vidéo)
Yannick Carrasco veut offrir son maillot à un fan mais la police l’en empêche (vidéo) @Capture d’écran Twitter C’est un beau geste que s’apprêtait à réaliser Yannick Carrasco. À la sortie du stade de l’Atlético Madrid, le Diable rouge était au volant de sa voiture lorsqu’il a aperçu un supporter. De manière très sympathique, il s’est arrêté dans un objectif précis : lui offrir son maillot. Le hic, c’est que les policiers ne l’entendaient pas de cette oreille. Si bien qu’ils ont demandé au Diable rouge de poursuivre sa route. Surpris, Carrasco a suivi les injonctions, non sans ressentir un sentiment d’incompréhension. https://twitter.com/menayismo/status/1485696831451545600 Après s’être arrêté, le joueur de l’Atlético Madrid a été contraint de suivre les injonctions des policiers. Par Yannick Goebbels Le 25/01/2022 à 18:56
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Coronavirus: forte opposition des généralistes à la vaccination en pharmacie
Coronavirus: forte opposition des généralistes à la vaccination en pharmacie Près de huit médecins généralistes sur dix sont opposés à l’avant-projet de loi adopté en décembre visant à autoriser les pharmaciens à administrer le vaccin contre le Covid-19, ressort-il d’une enquête dont les résultats ont été publiés mardi par l’Association belge des syndicats médicaux (Absym). L’avant-projet a pour sa part été envoyé mardi au Parlement après avoir fait l’objet de discussions au sein de groupes de travail inter cabinets pendant plusieurs semaines, a confirmé à Belga la porte-parole du cabinet du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. À lire aussi Dans la famille omicron, il y a trois «frères et sœurs» « L’Absym a déjà écrit deux lettres ouvertes au ministre Frank Vandenbroucke et au Premier ministre Alexander De Croo pour les faire changer d’avis. Mais en vain, aucun d’eux n’a daigné répondre », déplore le président de l’Association belge des syndicats médicaux (Absym), le docteur Luc Herry. « Même après le succès de notre manifestation en ligne #SansVoix, les cabinets ont gardé un silence assourdissant. Le gouvernement ne se soucie pas du fait que le rôle du médecin généraliste s’érode petit à petit. Aux yeux des politiciens, les médecins généralistes sont ’quantité négligeable’. » Sur les 1.470 participants à l’enquête de l’Absym, 1.058 (72 %) ont indiqué qu’ils n’étaient pas d’accord. L’opposition est plus forte chez les médecins généralistes : 79,3 % n’apprécient pas le fait que les pharmaciens soient autorisés à vacciner contre le Covid-19. La résistance est plus élevée chez les médecins généralistes francophones (83,2 %) que chez les généralistes flamands (78,3 %). À lire aussi Omicron n’a rien d’un bête rhume ni d’une grippe Du côté du cabinet de Frank Vandenbroucke on se réjouit au contraire de la progression de l’avant-projet de loi et on insiste sur l’importance d’un « effort collectif » dans la campagne de vaccination contre le Covid-19. « Que ce soit via les pharmaciens, les généralistes ou les centres de vaccination, il y a un effort collectif à mener contre le Covid et c’est ça qui est le plus important. » function get_dtkCxSegments() { if ('cxSegments' in localStorage) { // Récupération de cxSegments + initialisation de variables destinées à en limiter la longueur let cx = localStorage.getItem("cxSegments"), valueCx = cx.split(","), valueCxLimited = [], charLength = 0, limit = 2000; // Limitation de la longueur de la chaine de caractère for (var i = 0; i < valueCx.length; i++) { charLength = charLength + valueCx[i].length; if (charLength
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Virginie Viard (Chanel): «Une conversation qui traverse le temps»
Virginie Viard (Chanel): «Une conversation qui traverse le temps» La finale, dans le décor réalisé par le plasticien français Xavier Veilhan. - Marguerite Bornhauser D.R. D.R. Le tailleur de tweed, éternellement revisité. - Marguerite Bornhauser Marguerite Bornhauser Marguerite Bornhauser La mariée, sur fond du décor signé de l’artiste français Xavier Veilhan. - D.R. Chanel, quand même, c’est pas rien. Le premier rang, déjà, c’est Hollywood. A côté d’Angèle en veston noir, Vanessa Paradis en blouse à fleurs entièrement cousue à la main, Carole Bouquet en manteau rouge, à côté de l’écrivaine Anne Berest, de la chorégraphe Blanca Li, de Charlotte Casiraghi qui ouvre le défilé à cheval, au petit trot, en bombe, bottes et veste de tweed noire à sequins, regardez : la brunette en escarpins et robe droite ceinturée, waow, c’est Sofia Coppola. Et la grande blonde à côté, c’est Margot Robbie. Rien que ça. Carole Bouquet, Sofia Coppola et Margot Robbie au premier rang chez Chanel. - Photonews Surplombant le podium, enfin, dans une niche tout là-haut, Sébastien Tellier joue les DJs sur des images projetées de Charlotte lançant son cheval au galop sur le sable écru d’un manège. Tel est le décor, semé d’obstacles, comme la vie. De grands objets de toutes formes, en bois brut, sont posés çà et là, jalonnant un parcours équestre sablonneux installé dans le Grand Palais Éphémère, bâtiment provisoire de 10.000 m² planté pour trois ans sur le Champ-de-Mars. Charlotte Casiraghi, fille de Caroline de Monaco et cavalière émérite, a ouvert le défilé au petit trot. - D.R. C’est la première fois que Chanel confie à un artiste contemporain la conception de la mise en scène d’un défilé. Le français Xavier Veilhan s’y colle : fan de systèmes mécaniques, de construction de machines, de trucs qui tournent et qui volent, il a rapporté ses instruments de musique géants du Pavillon français de la Biennale de Venise de 2017, mais aussi des éléments gonflables comme un grand dirigeable qui flotte au-dessus des mannequins. Tellier, dans son veston pailleté, susurre « Porté par le vent, l’amour s’en va ». Le public est masqué, distancié. Il a dû s’enregistrer à l’avance via un code envoyé par mail, présenter à l’entrée son carton d’invitation, sa carte d’identité, son pass sanitaire et le résultat négatif du test antigénique effectué la veille en pharmacie. Il espère que tout ça en vaudra la peine. Le constructivisme de Karl « L’idée du décor du spectacle est née d’une envie de longue date de travailler avec Xavier Veilhan, explique la directrice de la maison, Virginie Viard. Ses références au constructivisme me rappellent celles de Karl Lagerfeld. J’aime cette similitude d’esprit entre nous, maintenant et à travers le temps. En plus de créer le décor du spectacle avec ses références aux avant-gardes des années 1920 et 1930, Xavier a souhaité travailler avec Charlotte Casiraghi. Son univers artistique est plein de chevaux et Charlotte est une cavalière émérite. » Elle dit avoir « eu envie de contrastes, d’une grande légèreté et de beaucoup de fraîcheur. Des robes aériennes qui flottent comme en suspension, de beaucoup de volants, de franges, de macramé, de dentelles lumineuses, de tweeds irisés, de boutons bijoux colorés. » Oui, ça en valait la peine. D’autant que tous les partenaires de broderie de la maison ont collaboré à cette collection, « dont l’une des pièces maîtresses, poursuit Virginie Viard, est une robe entièrement brodée par Lesage de camélias constructivistes en perles noires, blanches et corail, portée avec une petite veste noire. Ces références appartiennent aussi à Gabrielle Chanel, bien sûr. C’est comme une conversation qui traverse le temps. » 100 ans après la naissance du Nº5, la grande couturière Virginie Viard poursuit l’œuvre de Gabrielle Chanel. Elle présentait ce mardi sa collection de haute couture pour le printemps-été 2022. Par Julie Huon Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:54
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Météo: alerte jaune aux conditions glissantes et au brouillard
Météo: alerte jaune aux conditions glissantes et au brouillard L’Institut royal météorologique (IRM) a émis mardi une alerte jaune aux conditions glissantes valable dans l’ensemble des provinces wallonnes, à Bruxelles ainsi qu’en Brabant flamand et dans le Limbourg. L’IRM appelle à la vigilance entre mardi 20h00 et mercredi matin 11h00 en raison de plaques de givre et de brouillard givrant pouvant rendre les routes glissantes. Une alerte jaune au brouillard a également été émise sur l’ensemble du territoire belge, entre mardi 19h00 et mercredi 08h00 du matin. La visibilité pourrait être réduite à moins de 500 m, voire localement 200 m. function get_dtkCxSegments() { if ('cxSegments' in localStorage) { // Récupération de cxSegments + initialisation de variables destinées à en limiter la longueur let cx = localStorage.getItem("cxSegments"), valueCx = cx.split(","), valueCxLimited = [], charLength = 0, limit = 2000; // Limitation de la longueur de la chaine de caractère for (var i = 0; i < valueCx.length; i++) { charLength = charLength + valueCx[i].length; if (charLength À lire aussi La guerre des prévisions météo, entre business juteux et rude concurrence Les prévisions météo. Le 25/01/2022 à 18:50
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Le roi Philippe en visite à l'IFAPME et chez L'Oréal à Libramont
Le roi Philippe en visite à l'IFAPME et chez L'Oréal à Libramont En compagnie du ministre wallon Willy Borsus, en charge de l'IFAPME, le souverain s'est rendu au centre de formation dans le cadre de la deuxième édition du "marathon de la cuisine". Cette initiative permet de mettre les apprenants dans les conditions de travail réelles, tout en étant une opération solidaire. En moins de 10 heures, plus de 1.000 repas y ont été préparés pour ensuite être redistribués, dès mardi, à des personnes dans le besoin via l'ASBL Saint-Vincent de Paul active en province de Luxembourg. Les apprenants en restauration, boucherie, boulangerie, barman et chocolaterie ont été mobilisés. L'ensemble des denrées alimentaires, rentrant dans la préparation d'un repas trois services, ont été fournies par des sponsors. Le Roi s'est ensuite rendu à l'usine L'Oréal de Libramont. Ouverte en 1975, elle est la seule du géant cosmétique en Belgique. Le site est spécialisé dans la production de produits de coloration, de styling et de soins du cheveu pour le marché européen. L'Oréal y emploie 400 collaborateurs. L'usine libramontoise est présentée par le groupe comme une référence en matière de développement durable avec le recours, depuis 2009, à la biométhanisation ou encore le recyclage de son eau depuis 2019. Cette visite du roi Philippe était la deuxième en quelques mois à peine à Libramont. Il s'était rendu, en juin dernier, en compagnie de la reine Mathilde, au centre hospitalier de l'Ardenne en guise de reconnaissance à l'égard du personnel hospitalier pour son travail lors de la crise du Covid. Le roi Philippe a effectué, mardi, une double visite à Libramont: à l'Institut wallon de formation en alternance et des indépendants et petites et moyennes entreprises (IFAPME) d'abord, sur le site de l'usine L'Oréal ensuite. Mis à jour le 25/01/2022 à 18:41
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Bel20-index herstelt van opdoffers
De Brusselse beurs is dinsdag deels hersteld van de zware terugvallen van de vorige twee handelsdagen. De Bel20-index veerde 0,91 procent op tot 4.029,86 punten.
HLN.be
Met coronapas geen reisbeperkingen meer in Europa: Kan ik dan zeker gaan skiën in krokusvakantie? Zijn er uitzonderingen?
De Europese lidstaten hebben aangegeven dat ze alle bijkomende reisbeperkingen willen afschaffen voor wie een coronacertificaat heeft. Maar de beslissing gaat enkel over het reizen op zich: elk land kan nog altijd zelf beslissen welke maatregelen er op zijn grondgebied geldt. En dus blijft het voor veel jongeren afwachten of ze in de krokusvakantie wel kunnen gaan skiën.
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«Je ressens de plus en plus l’envie de partir...»: des Bruxellois envisagent de quitter la capitale à cause des manifestations!
Les dernières manifestations n’ont pas laissé sans voix les commerçants et encore moins les riverains. Départagés entre la frustration et la compréhension, certains songent même à quitter la capitale.
Sudinfo.be
Rijke Hongkongers zetten huisdier op privévlucht uit angst na uitroeiing van ‘coronahamsters’
Rijke huisdierbezitters in Hongkong proberen hun dieren het land uit te krijgen op privévluchten, uit angst voor ruimingsacties. Onlangs nog werden hamsters afgemaakt die positief testten op corona.
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Le holding Sapec condamné pour manipulation de marché
18:46 Pour ne pas avoir assez communiqué sur une étape de son processus de vente, le holding Sapec devra s'acquitter d'une amende de 250.000 euros.
www.lecho.be
Le match Belgique-Portugal enregistre la plus grande audience de 2021 dans le sud du pays
Le match de football disputé entre la Belgique et le Portugal dans le cadre de l'Euro 2021 le 27 juin dernier sur La Une a enregistré la plus grande audience l'an dernier, d'après le top 100 annuel des programmes TV du centre d'informations sur les médias (CIM) publié mardi.
www.lalibre.be
LIVE. Antwerp trapt speeldag op gang, grijpt het STVV meteen naar de keel?
HLN.be
Une adolescente de 16 ans perd la vie en voulant imiter la série Euphoria en France
Deux adolescentes de 16 et 14 ans, fans de la série Euphoria, ont été retrouvées inanimées dans leur chambre en France après avoir ingéré une quantité importante de médicaments. La plus âgée est décédée à l’hôpital de Bordeaux. La série relate les difficultés rencontrées par une jeune toxicomane repentie.
www.lalibre.be
Karim Beguir, une figure de la "Deep Tech" venue de Tunisie
18:42 Le patron de la start-up londonienne spécialisée dans l'intelligence artificielle a levé 100 millions de dollars pour développer des solutions de prise de décisions, notamment dans la recherche médica...
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Une nouvelle plaine de jeux à Trooz pour ramener de la vie dans cette zone sinistrée
Lors des inondations de la mi-juillet, le matériel urbain a également été abîmé et de nombreuses plaines de jeux ont été détruites. À Trooz, l’une d’entre elles vient d’être totalement rénovée, un projet qui a pu se concrétiser grâce à la solidarité.
Lameuse.be
CELEB 24/7. Britney Spears geniet van een romantische vakantie en wie is er hier in een nostalgische bui?
Niets leuker dan meekijken met het leven van onze beroemde medemensen. Benieuwd wat ze zoal uitspoken? Je ontdekt het hier in onze nieuwsstream.
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Les vacances paradisiaques de Kevin De Bruyne, en famille aux Maldives (photos)
Les vacances paradisiaques de Kevin De Bruyne, en famille aux Maldives (photos) @Capture d’écran Instagram Après 12 victoires consécutives en Premier League, Manchester City a laissé échapper des points en partageant l’enjeu sur la pelouse de Southampton (1-1), dans le cadre de la 23e journée de championnat, samedi soir. Kyle Walker-Peters a mis les Saints aux commandes dès le début de rencontre (7e), mais Man City a répondu en deuxième période via Aymeric Laporte (65e), sur un service de Kevin De Bruyne qui a disputé toute la rencontre pour les Skyblues et délivré son 80e assist en championnat anglais. Place à présent à la trêve hivernale en Angleterre. En effet, la Premier League ne reprendra que le 8 février. Ainsi, à l’instar d’autres joueurs, le Diable rouge profite de quelques jours de vacances. KDB a opté pour les Maldives. C’est dans un décor paradisiaque, en compagnie de sa femme et de son fils aîné, comme il l’a révélé sur Instagram en dévoilant quelques clichés, qu’il se ressource. Il profite de quelques jours de repos afin de se ressourcer. Par Yannick Goebbels Le 25/01/2022 à 18:39
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Les vacances paradisiaques de Kevin De Bruyne, en famille aux Maldives (photos)
Il profite de quelques jours de repos afin de se ressourcer.
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Logitech se démarque dans la saison des résultats
18:35 Les investisseurs ont relégué au second plan les résultats d'entreprises, dont ceux de Logitech. Les craintes sont restées vives avant le début de la réunion de la Fed.
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À peine entamé, le débat sur l'obligation vaccinale est-il déjà dépassé ?
18:33 Le Parlement entame ce mercredi les auditions des experts invités à alimenter le débat sur l'obligation vaccinale. Mais avec Omicron, l'épidémie de Covid-19 est entrée dans une nouvelle phase. Ce déba...
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«Presque»: «C’est une invitation à aller vers l’autre sans préjugé»
«Presque»: «C’est une invitation à aller vers l’autre sans préjugé» En réalisant ce film avec son ami Alexandre Jollien, Bernard Campan a compris qu’«une amitié ne peut pas être une zone de confort dans laquelle on s’enferme.» - D.R. Tout a commencé il y a dix-huit ans. Devant son écran de télévision, l’acteur réalisateur et ex-Inconnu Bernard Campan est bouleversé par la manière dont Alexandre Jollien, philosophe et écrivain suisse, né infirme moteur cérébral suite à un étranglement par le cordon ombilical à sa naissance, parle du regard de l’autre et l’assume. Un coup de téléphone suivi d’une rencontre au bord du lac Leman, rehaussée d’un plongeon dans l’eau en slip, scelle une amitié qui dure toujours. Les voyant si complices, si fusionnels, le producteur Philippe Godeau leur propose de raconter cette amitié singulière au cinéma. Alexandre Jollien, pour qui les Inconnus étaient l’échappatoire de son institution car c’était la seule VHS, trouve le canevas de l’histoire : un croque-mort et un homme handicapé, féru de philosophie, se rencontrent et naît une amitié pendant qu’ils vont livrer un corps à l’autre bout de la France. Alexandre Jollien, vous qui êtes philosophe et écrivain, quelle autre dimension apporte le cinéma à votre réflexion sur la vie et l’être humain ? C’est un travail d’équipe. Quand on écrit un livre, on est seul ou on dicte à quelqu’un. On est dans l’individualisme. On a tendance à asséner des idées. Dans le cinéma, on peut montrer, suggérer, le donner à vivre. Cela convertit les cœurs peut-être autant qu’un livre. Et cela ne nous appartient pas. Il n’y a pas de calcul dans la volonté de partager. Il est important de renouer avec le collectif. Racontez votre rencontre… Bernard Campan. J’ai découvert Alexandre dans une émission littéraire où il parlait de sa façon de pratiquer et de vivre la philosophie. Il exprimait à quel point la philosophie lui avait sauvé la peau – c’est une phrase qu’on retrouve dans le film d’ailleurs. Cela m’avait touché droit au cœur. J’ai senti d’emblée une familiarité, quelque chose de simple et fraternel. J’ai eu son numéro de téléphone, je l’ai appelé et cela a été direct. La philosophie me passionne et je suis en chemin moi aussi. Je lui ai dit : « Ce que vous dites est éblouissant, peut-on parler ensemble ? » Et voilà, on a parlé et tous les jours, on s’est rappelé. On était très fusionnels les premières années de notre amitié. Alexandre lui était surpris de savoir qu’un des trois Inconnus cherchait à le joindre. L’idée de faire un film ensemble date de très longtemps ou avez-vous dû faire un chemin ? Bernard Campan. Les deux ! L’idée de faire un film date de très longtemps, suggérée par le producteur Philippe Godeau. Il m’avait dit qu’il y avait quelque chose de fort entre nous et m’avait demandé si on ne voulait pas faire quelque chose ensemble. On a repoussé l’idée au fil du temps. Car on avait d’abord notre amitié très intense à vivre et on ne voyait pas vraiment quel film faire. Pendant dix ans, l’idée était qu’un jour, on ferait un film. Quel fut le déclic pour passer à l’acte ? Alexandre Jollien. En tant que personne handicapée, philosophe et écrivain, c’était un gros pari. La difficulté était la peur d’être réduit à l’handicapé de service car l’écran exacerbe la différence. Mais quand j’ai vu le film Intouchables, j’ai su très vite que cela pouvait me convertir. J’étais sidéré par la beauté du film. Cela m’a convaincu qu’il peut y avoir un film sur le handicap mais aussi l’effet cathartique. Convertir les cœurs, inviter au lien, promouvoir la solidarité. Pour vous, Bernard, le cinéma est votre vie. Mais pour vous, Alexandre, c’est une nouveauté. Comment avez-vous vécu le tournage et surtout de voir votre image à l’écran ? Alexandre Jollien. Le tournage était vachement dur car toute ma vie, j’ai essayé d’être libre parce que j’ai vécu dans une institution pour personnes handicapées où il n’y avait pas d’autodétermination et où on pensait à votre place. De voir que sur un tournage, on dit « fais ça, sois comme ça » était pour moi un rappel du traumatisme d’enfance oppressant. Mais ce fut aussi cathartique car j’ai pu vivre cela sous des regards bienveillants, être accompagné de Bernard. Donc, ce tournage fut thérapeutique, libératoire. Je me suis attaché au personnage d’Igor qui était comme quelqu’un d’autre que moi et qui me permettait de voir avec du recul les difficultés qui sont les miennes. Cela m’a permis d’extérioriser. C’est un paradoxe. Quand on est acteur, on est dans le rôle et on est distant de soi-même. En méditation, on essaie d’avoir cet état d’être mais dans le jeu, cela nous est offert. A un moment, vos personnages courent devant une terrasse en disant « Le regard des autres, je m’en branle ». Pour l’un et l’autre, cela veut dire quoi être libre ? Bernard Campan. Plutôt que d’essayer d’acquérir tout ce qui pourrait nous rendre libre, c’est de se dépouiller de tout ce qui nous encombre. La liberté est forcément intérieure car on n’est pas libre de l’extérieur. On vit dans une société où on est soumis à un tas de choses contraignantes. Alexandre Jollien. On vit souvent sur le mode du pilotage automatique, on a l’impression d’être téléguidé du dehors, par le regard d’autrui, par les traumatismes. La liberté, c’est déjà prendre conscience de cela et s’émanciper, oser une vie plus authentique. Pouvez-vous expliquer le titre du film, « Presque » ? Alexandre Jollien. Ce « presque » est un des thèmes primordiaux de notre amitié. C’est une invitation à aller vers l’autre sans préjugé, sous une forme de nudité intérieure. On est tout le temps dans le commentaire de dire « c’est bien, c’est pas bien » et ce jugement nous coupe d’un accès à la réalité telle qu’elle est. Le « presque » est pour dire qu’on est presque dans le réel mais il y a une couche d’évaluation, de jugement, de critique. Ce décalage nous coupe de la rencontre avec l’autre. Qu’avez-vous découvert de l’un et l’autre avec ce film ? Alexandre Jollien. J’ai envie de dire « rien ». Ce qui m’a surpris, c’est que quand on joue un rôle, on enfile un costume et on n’est jamais totalement vrai. Or, avec Bernard, j’avais l’impression d’une continuité et pas du tout une cassure entre le Bernard ami et le Bernard professionnel. Cela montre bien une authenticité, une vérité, la capacité d’être soi sur un plateau et c’est magnifique. Bernard Campan. Cela m’a appris qu’une amitié ne peut pas être une zone de confort dans laquelle on s’enferme et qu’on essaie de maintenir pour qu’il n’y ait pas de conflit. Moi, j’aurais plutôt cette tendance-là, à fuir les conflits. Mais comme le film, de l’écriture jusqu’au tournage, nous a donné l’occasion de vivre ensemble des conflits très durs, cela m’a apporté beaucoup de voir qu’on peut ne pas être d’accord, qu’on peut se détester sur le moment tellement on n’est pas d’accord et pourtant de garder en soi la confiance et l’amour qu’on a l’un pour l’autre. Cet amour qui est indéfectible et qui reste notre boussole même dans des moments de tempête. Une scène très touchante est la rencontre avec la prostituée. Pouvez-vous raconter l’ambiance de cette scène de sexe ? Alexandre Jollien. On n’a pas l’habitude de parler de sexualité pour des gens qui ne sont pas dans la norme. Un des thèmes était comment intégrer la spiritualité dans le corps. La scène s’est faite en une seule prise. Il y a beaucoup d’improvisations même dans les dialogues. Nous voulions montrer qu’on peut accepter la vie de manière purement intellectuelle, déconnectée mais dans le rapport à l’autre à travers la sexualité, dans la douceur, c’est une manière de dire oui à la vie. C’était hyperimportant. C’était une scène très difficile car il y avait le danger de la caricature. Je crois qu’elle est magnifique. Bernard, qu’en est-il du retour des Inconnus au cinéma, sur scène ? Didier Bourdon en parle… Je suis celui des trois qui freine le plus par rapport à un spectacle ou une émission des Inconnus. Cela fait longtemps que je dis non. Mais un film pas de nous mais avec nous, là, je dis oui. Le réalisateur dont on ne peut pas encore dire le nom termine son scénario. L’idée est très excitante. On pourra se retrouver tous les trois dans le plaisir simple de jouer ensemble sans avoir le poids de la réalisation. Alexandre, quels sont vos projets ? J’ai un livre qui sort chez Gallimard, Cahiers d’insouciance. C’est le grand boulot de ma vie, comment sortir des soucis et aller vers la légèreté. Et le cinéma ? J’attends les propositions. Notamment un rôle dans le prochain film des Inconnus. Même un danseur de claquettes, je prends ! L’amitié entre l’ex-Inconnu Bernard Campan et le philosophe écrivain handicapé suisse Alexandre Jollien donne naissance à une comédie qui convertit les cœurs. Par Fabienne Bradfer Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:33
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Série télé: avec «Pandore», la Belgique et les femmes au pouvoir
Série télé: avec «Pandore», la Belgique et les femmes au pouvoir Six ans après «La trêve», Anne Coesens retrouve Yoann Blanc dans «Pandore». - RTBF/PROXIMUS/ARTEMIS PRODUCTIONS RTBF/PROXIMUS/ARTEMIS PRODUCTIONS Ce n’est pas toujours la vision qu’on peut en avoir. Bruxelles, pourtant, ne manque pas de potentiel cinématographique, avec ses rues embouteillées, avec ses chantiers permanents, avec son Palais de Justice en rénovation, avec ses rues pavées. Ce n’est pas Paris, pas Londres, pas New York, c’est Bruxelles qui est à la source de l’inspiration de Pandore, diffusée à partir du 13 février sur La Une/RTBF. Personnage à part entière de la série, la capitale est, à l’image des autres protagonistes de l’histoire, complexe, multiple, pleine de facettes. Ambiguë aussi, au même titre que les personnages du thriller écrit par Vania Leturcq, Savina Dellicour et Anne Coesens. L’histoire de cette nouvelle production produite par la RTBF et Artémis productions tourne autour de Claire Delval, juge d’instruction bruxelloise (solidement interprétée par Anne Coesens, en douceur et détermination), chargée d’une affaire de viol collectif qu’elle met toute sa pugnacité à éclaircir. Elle reçoit pour cela l’appui de la police et l’aide, bienveillante au premier abord, d’un député fédéral populiste (joué par Yoann Blanc), qui, à deux mois des élections, trouve dans la situation une opportunité rêvée pour servir ses intérêts politiques. L’histoire, en 10 épisodes de 52 minutes, se joue sur trois tableaux : politique, judiciaire et médiatique, en embrassant au passage des enjeux sociétaux de premier plan : la montée du populisme, les questions de l’intégration, mais aussi la place des femmes. Les femmes d’abord Difficile de ne pas penser à la série d’Adam Price Borgen, qui a clairement servi de référence aux trois créatrices de Pandore. « Bien sûr, on s’est inspirées de Borgen, mais aussi de The Killing, ou de Succession, pour les jeux de pouvoir très musclés », confirme Savina Dellicour. Dans le même esprit, Pandore met en scène des personnalités dont les décisions et les actes pèsent sur le fonctionnement du pays et de ses institutions, pris dans l’engrenage du pouvoir. Pour Vania Leturcq, coréalisatrice, « le point d’accroche, dans les trois milieux, c’est l’humain au cœur des institutions, et comment un être humain se retrouve à des places de pouvoir. La question qu’on s’est posée au moment de l’écriture, c’est “quand tu es homme politique, journaliste, ou juge, quel être humain es-tu ? Est-ce que tes failles peuvent se répercuter dans tes relations de pouvoir ?”  ». Symboliquement, ces jeux de pouvoir se focalisent autour de la juge d’instruction, et d’une journaliste, parmi quelques autres personnages féminins mis au premier plan : la collaboratrice de l’homme politique, l’activiste, des avocates… Ecrite à six mains féminines, Pandore veut aussi interroger la question des femmes et de leur place dans la société belge. Vania Leturcq : « Même si on nous l’a parfois dit, être un homme et être une femme, cela n’est pas pareil. Les inégalités continuent à exister, et en tant que femme, il reste beaucoup d’obstacles auxquels on peut être confrontée ». D’où le choix d’un personnage principal féminin fort, à une haute fonction dans le monde de la justice, que la série place d’emblée dans un dilemme cornélien, avec une histoire de fraudes qui implique le propre père de la juge, dès la première scène. Si elle fait le choix de la raison, la juge Delval se heurte ensuite à de multiples reprises à cette obligation de trancher entre privé et professionnel, et de faire barrage à ses émotions. Yoann Blanc en politique opportuniste La série donne aussi quelques beaux rôles masculins, en particulier à Yoann Blanc, dans un autre registre que celui du flic de La Trêve. L’acteur d’origine suisse y campe Mark Van Dijck, le politique opportuniste, prêt à tout pour servir son ambition politique, et qui sera rattrapé par son mensonge liminaire, lui qui, comme on le sait dès le départ, a assisté et filmé le viol de la jeune fille, sans bouger, avant de le publier en ligne. Combien de temps ce secret tiendra-t-il ? C’est un des enjeux principaux de Pandore. Ce personnage d’homme retors, les conceptrices de Pandore reconnaissent avoir dû apprendre à l’apprécier. « En miroir avec la juge, il nous fallait un homme dans un rôle de pouvoir. Beaucoup de choses nous interpellaient dans l’actualité, au début de l’écriture, en 2016-2017 : le Brexit, Orban en Hongrie, la situation politique au Brésil, les fake news… Partout, on voyait les choses se tendre », se souvient Savina Dellicour. « Le plus difficile a été de ne pas le juger, de ne pas en faire un personnage à charge. On a dû apprendre à l’aimer, à le comprendre pour le faire exister. On s’est inspirées de plein d’hommes politiques qui utilisent des techniques de peur pour asseoir leur autorité ». La production de Pandore, issue du fonds séries de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a notamment bénéficié de l’aide du grand-duché de Luxembourg et de la plateforme française Salto, où la série sera disponible dès le 18 février, une semaine après sa diffusion en Belgique. Très ancrée dans la vie bruxelloise, elle trouve un bel équilibre entre les réalités locales et les questionnements universels. Sans trop de concessions – notamment au niveau du casting, qui veut refléter la diversité de la population bruxelloise. Mais sans non plus plonger le spectateur dans les arcanes de la vie politique ou médiatique avec la même précision que dans Borgen, qui ne craignait pas d’exposer dans la nuance les mécanismes derrière les décisions gouvernementales, ni de montrer l’envers de l’écran télévisuel. « On n’a pas voulu gommer l’aspect belgo-belge », défend encore Vania Leturcq. « Mais on n’a pas voulu rendre tout cela trop compliqué, parce que nous-mêmes, quand on cherchait à aller plus loin, on faisait le constat qu’on n’y comprenait plus rien ». Pas sûr que dix épisodes auraient en effet suffi à faire le tour de la question… La RTBF a dévoilé « Pandore », avec Anne Coesens et Yoann Blanc dans les rôles principaux, série à suspense ancrée dans la vie politique, médiatique et judiciaire belge, à la manière d’un « Borgen ». Par Cédric Petit Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:31
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Aïssa Maïga à propos de «Marcher sur l’eau»: «Régler la question de l’eau réglerait beaucoup de choses»
Aïssa Maïga à propos de «Marcher sur l’eau»: «Régler la question de l’eau réglerait beaucoup de choses» «Je voulais capter l’âme sahélienne. Abderrahmane Sissako m’a appris que la réponse à opposer à la pauvreté est l’esthétique comme un regard politique et comme un devoir moral envers ces personnes.» - D.R. On devrait voir prochainement la Française Aïssa Maïga, née à Dakar d’un père malien et d’une mère sénégalaise, dans Quand tu seras grand, de Andréa Bescond et Eric Métayer, et dans la série anglaise The fire Index avec Josh Hartnett. Découverte chez Cédric Klapisch et Claude Berri, nommée pour le César du meilleur espoir en 2007 pour Bamako , d’Abderrahmane Sissako, second rôle remarqué dans des grosses productions comme dans le cinéma d’auteur, Aïssa Maïga est une artiste engagée, notamment à travers l’ouvrage collectif Noire n’est pas mon métier. Mais la réalisation de Marcher sur l’eau, mi-fiction mi-documentaire, est plus qu’une révélation. Car raconter une histoire derrière la caméra était un de ses rêves les plus puissants. On a d’abord envie de souligner la beauté de votre film, tant les gens que les paysages. Etait-ce important de filmer « beau » ? C’était un besoin. Je peux le résumer à travers une phrase que m’a dite le cinéaste Abderrahmane Sissako, qui m’inspire et qui m’accompagne car il est un phare dans sa démarche politique, esthétique, cinématographique : « ce qui est très compliqué pour nous qui sommes du continent africain, c’est qu’on veut rendre compte de certaines difficultés mais en faisant cela, on se heurte à une très grande pauvreté. La réponse à opposer à cela pour mieux en rendre compte, c’est l’esthétique. L’esthétique comme un regard politique et comme un devoir moral envers ces personnes. » Pour moi, il avait tout dit. Il me semblait important de capter ce qui est, à mes yeux, l’âme sahélienne, sachant que le Sahel est composé de peuples divers mais tous vivent dans les éléments, font face à un climat difficile, à des saisons contrastées. Il y a une posture des corps, une tenue des têtes. Des regards, les étoffes, la lumière, les paysages. Je voulais capter quelque chose qui me manque de manière chronique depuis l’enfance car je suis reliée à cette terre et en même temps, je suis française. Vous filmez les paysages en utilisant des drones, ce qui donne des plans magnifiques. Ce choix s’est-il imposé directement ? Quand on est actrice et qu’on passe à la réalisation, c’est une drôle de place. On part avec un désir très fort, on a l’expérience des plateaux mais on a peur. J’avais un trac énorme de ne pas être à la hauteur du sujet, des gens qui vivent cette situation tous les jours. J’ai rassemblé des photos et ce fut un support de discussion formidable avec le chef opérateur. On a pu élaborer les possibles du film. Et traduire cela de façon très concrète en matériel technique. J’ai dit oui à tout car on savait qu’on serait loin et que si je changeais d’avis en cours de route, je n’aurais pas d’autre choix que d’utiliser ce qu’on a. Mon chef opérateur a pris le maximum dont des drones. Je ne savais pas si j’allais les utiliser. Puis on s’est rendu compte que c’était un moyen de capturer les saisons mais aussi de dire l’absence. J’ai toujours ressenti le manque vis-à-vis de ma famille du Mali et c’était relié aux paysages car avant de retrouver ma famille, je retrouvais les paysages. Pour moi, ils sont chargés d’émotion. Vous êtes une artiste engagée comme l’a prouvé notamment votre livre « Noire n’est pas mon métier ». Vous sentez-vous une responsabilité en lien avec vos racines ? Exactement. Mais tout d’abord, quand j’ai vu les moyens que mon producteur mettait pour réaliser ce film, je me suis sentie responsable. Il fallait que ce que j’allais faire soit valable. Plus profondément, le poids des images, je connais, je l’expérimente, je le vis. J’ai souvent vécu le décalage entre ce que je voyais aux infos et mon vécu. Donc j’ai une hypervigilance. Parler du réchauffement climatique, parler du manque d’eau, c’est politique même si ce n’est pas la porte d’entrée de mon film. J’ai fait très attention à tous les symboles qui sont convoqués dans le film, y compris l’ONG. Dans votre film, vous donnez la parole aux femmes, aux enfants… Quand je suis arrivée, je me suis sentie très accueillie. J’ai trouvé les femmes peules très vivantes, dans la volonté de l’échange verbal, de tisser un lien. Mais dès que les hommes étaient là, chacun restait bien à sa place. Donc, j’ai proposé aux femmes d’avoir la parole. Pour que les gens comprennent la problématique, il fallait avoir le point de vue de tout le monde. Je n’ai pas dû insister. Je n’ai pas l’impression d’avoir fait un exploit car les producteurs comme toute la société sont à l’écoute. Même si les femmes font face à de grosses difficultés, s’il y a des résistances sur des sujets touchant l’égalité homme-femme, la période est extrêmement propice à la libération de la parole. Ce qui est moins évident, c’est de donner la parole aux enfants dans un film qui n’est pas pour enfants. Mais je n’ai pas eu à me battre. J’étais entourée d’une intelligence collective. Quelle fut la plus grande difficulté de ce tournage ? La scène de forage, via une ONG (Amman Imman). Le projet du film existait avant mon arrivée. Le journaliste Guy Lagache, qui avait eu l’idée originale, avait fait de repérages au Togo, au Niger, puis a été nommé à la tête de Radio France. Le producteur qui cherchait quelqu’un d’autre a pensé à moi. Quand j’ai accepté, l’idée était que le film montre une perspective positive à travers un puits. Mais personnellement, j’ai un regard très critique sur les ONG car même s’il y a des gens formidables sur le terrain, quand on regarde cela à l’échelle historique, cela fait partie d’un écosystème problématique pour le continent africain. Donc ce fut, d’un point de vue politique, la partie la plus difficile à gérer pour moi. C’est pourquoi j’ai réduit au maximum la présence de cette ONG car on tombe très vite dans la symbolique du sauveur blanc. Une des conséquences du manque d’eau, c’est la déscolarisation des enfants puisqu’ils doivent aller chercher de l’eau à des kilomètres… Oui, c’est très compliqué pour eux de suivre un programme alors qu’ils sont absents des heures et des heures durant pour aller chercher de l’eau. C’est très difficile aussi pour l’enseignant car il y a un tel absentéisme pour une raison vitale. Les conséquences en cascade à cause du manque d’eau sont multidimensionnelles en termes de santé pour toute la famille mais spécifiquement pour les enfants en bas-âge. La mortalité infantile est très élevée. Toutes les tâches du foyer sont rendues difficiles quand l’eau manque. Il y a un poids sur les épaules des femmes qui empêche une évolution positive de leurs droits. Si on règle la question de l’eau, on règle beaucoup de choses. Votre film est à la fois fiction et documentaire. Pourquoi ce choix ? Je ne voulais pas une voix off style reportage. Je voulais raconter une histoire derrière la caméra. C’était un de mes rêves les plus puissants. Je voulais des protagonistes très forts et que le public soit en empathie avec eux. Je me suis amusée à construire l’esthétique, la narration, le rythme. J’ai pris les outils de la fiction pour les mettre au service du documentaire. J’avais peur car je ne voulais pas déformer la réalité. Je me suis sentie accompagnée et libre grâce à mon producteur qui m’a aidée à faire confiance à ma sensibilité. On sent que vous avez trouvé une nouvelle voie où vous épanouir… Absolument. Juste avant le documentaire Regard noir et Marcher sur l’eau, je développais un documentaire sur mon père qui était un journaliste très engagé, proche du président burkinabé Thomas Sankara, mort à 33 ans, empoisonné, dans des circonstances troubles. J’avais huit ans et j’ai grandi avec cette absence mais cela m’a construite et j’ai une très belle existence. J’ai toujours l’intention de faire ce film sur le parcours politique de mon père. Pour l’instant, je réalise un court-métrage dans le cadre des talents de l’Adami et je m’éclate. J’adore le travail en équipe. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans le village de Tatiste où vous avez tourné, à 15 heures de route de Niamey, la capitale du Niger ? Une impression de déjà-vu dans les liens avec ce que je connais de ma famille, du côté malien, dans les visages car ma grand-mère était peule. Mais aussi une extrême difficulté face à la question de l’eau. Car même des gens de Niamey qui faisaient partie de l’équipe étaient très choqués de leur situation. Cette réalité que je montre est spécifique. Tous les Africains ne connaissent pas ça. Donc les Africains citadins ont un choc en voyant le film. Faisant suite à votre ouvrage « Noire n’est pas mon métier », où en est la diversité dans le cinéma français ? Mon ressenti importe peu car il est partiel et partial. Il faut être rationnel sur le sujet. Je me base sur des données, des enquêtes et les chiffres sont très alarmants. Appréhendez-vous les présidentielles ? Oui. Il y a le climat actuel et les résultats. Quand je vois la place que prennent certains discours xénophobes, racistes, sexistes, je me dis qu’on perd un temps précieux, on nous pollue l’esprit, on nous décourage. C’est la honte ! Je continue d’y croire mais je suis déçue des personnalités politiques. Quand je vois le délitement de la gauche et l’incapacité à s’unir, je ne comprends pas. Il y a tant d’urgences sociales dans ce pays ! Après son ouvrage « Noire n’est pas mon métier », l’actrice et réalisatrice Aïssa Maïga alerte sur les effets du réchauffement climatique en Afrique dans un film lumineux d’humanité. Par Fabienne Bradfer Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:31
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Trois sites à l'étude pour le nouvel antre de l'Union Saint-Gilloise
Passée en un an de l'antichambre du football belge à la première place de la D1A, l'Union Saint-Gilloise est à la recherche d'un stade répondant à ses ambitions grandissantes et ses résultats actuels. Mardi, le club a participé à une réunion au cabinet du ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, en présence du secrétaire d'État Pascal Smet, des représentants des administrations concernées, et des bourgmestres de Forest et de Saint-Gilles.
www.7sur7.be
Eén besmetting in huis? Dan maar liever meteen het hele gezin: “Het leek toch een kwestie van tijd”
Je moet goed gek zijn om je Pieter Loridon-gewijs opzettelijk te laten besmetten met het coronavirus, maar wat als het virus toch al in huis zit? “Het leek een kwestie van tijd, dus besloot ik dat we het beter nu konden krijgen.”
www.nieuwsblad.be
Le télésiège est devenu «fou»: les skieurs ont été obligés de sauter dans la neige pour ne pas finir écrasés! (vidéo)
Vendredi dernier, un télésiège de la station de ski de «Bears Town» à Pocheon, en Corée-du-Sud, a connu un gros problème de fonctionnement… Le télésiège est littéralement devenu «fou». Partant en arrière, les skieurs n’ont pas eu le choix: ils ont dû sauter!
Sudinfo.be
La Juve casse la tirelire pour Vlahovic
La Juve casse la tirelire pour Vlahovic Dusan Vlahovic, futur Bianconeri. - Photo News À bientôt 22 ans, Dusan Vlahovic a décidé qu’il était temps de donner à sa carrière une impulsion supplémentaire. L’attaquant serbe avait déjà prévenu l’été passé qu’il ne prolongerait pas son contrat avec la Fiorentina, en cours jusqu’en juin 2023. Il avait également clairement identifié sa future destination : la Juventus. La Premier League ne l’intéresse pas (encore), il veut donc rester en Italie. Mieux : il a d’ores et déjà conclu un accord, portant sur 4 années vraisemblablement, avec le club turinois à hauteur de 6 millions € (+ bonus) par an. Vlahovic n’était ni pressé ni démotivé. Il pouvait attendre juin et continuer d’empiler les buts pour la « Viola » : 49 en 109 matches depuis ses débuts au stade Franchi, il y a 3 ans ; 17 rien que pour la saison en cours. Mais sa seule volonté n’aurait pas suffi pour que le puzzle de son transfert soit complet. Il fallait la disponibilité de la Fiorentina à s’en défaire au beau milieu du championnat, et celle, financière en l’occurrence, de la Juventus à l’acquérir aux conditions du vendeur : 70 millions € minimum « sans échelonnement de paiement ni joueurs en contrepartie. » Or, en quelques heures, l’affaire a pris une tournure quasiment définitive (examens médicaux annoncés pour ce week-end) avec, en déclencheur, l’ouverture du directeur sportif viola, Daniele Pradé, devant les caméras de « SportItalia », lundi soir. « On est prêt à le vendre, y compris à la Juventus. » Oui y compris à la Juventus, l’ennemie viscérale des Florentins. Le passage de Roberto Baggio d’un club à l’autre en 1990 avait provoqué des émeutes dans la ville toscane. Hier, après l’interview du dirigeant sur la chaîne privée et la révélation de l’accord contractuel entre le Serbe et la Juventus, la demeure de Vlahovic a été placée sous la surveillance policière après l’apparition de banderoles à son encontre ! À contre-cœur, la Fiorentina a par conséquent dû se rendre à la volonté exclusive du joueur qui empêchait toute surenchère autour de son nom et, de surcroît, inviter la Juventus à la table des négociations sous peine de perdre beaucoup d’argent. Vlahovic n’aurait plus valu que 40 millions en juin… De son côté, la Juventus n’attendait que ça et elle avait, apparemment, déjà mis de côté la somme à consacrer à un attaquant du top-5 après le départ inopiné de Ronaldo. Et si le Portugais ne l’avait pas abandonnée très tardivement, vers la fin du mois d’août, la Juventus aurait sans doute déjà fait le forcing pour Vlahovic au dernier mercato. Par effet domino, le Barça, qui assure qu’il a la latitude pour l’inscrire, va pouvoir reprendre contact avec Álvaro Morata. En effet, Allegri avait déclaré que l’Espagnol, en prêt de l’Atlético, ne partirait qu’à la seule condition qu’un attaquant du top-5 arrive. Avec Vlahovic, il va être servi. À l’entraîneur à présent de faire en sorte que le Serbe soit moins isolé et mieux servi que ses prédécesseurs l’ont été cette saison à cause d’un jeu plus que souffreteux. Les dirigeants des deux clubs se retrouveront une nouvelle fois vers la fin de cette saison pour régler le transfert de Chiesa, blessé jusqu’à l’automne prochain. En cas de qualification pour la Ligue des champions, la Juventus sera obligée de verser 40 millions à la Fiorentina pour définitivement clôturer la vente. Le club a accepté les conditions de la Fiorentina : près de 70 millions et quelques bonus pour arriver à 75. Par R.M. Le 25/01/2022 à 18:28
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Un thriller à multiples entrées
Un thriller à multiples entrées Au moment où elle prononce un discours d’anniversaire de son père, riche industriel, Claire Delval, juge, apprend que ce dernier est impliqué dans l’affaire de corruption qu’elle instruit depuis des années. Stop ou encore ? Elle fait le choix de la probité, quitte à en payer le prix. Pendant ce temps-là, à deux mois des élections, Mark Van Dijck se rêve tête de liste de son parti. Témoin d’un viol collectif sur une jeune activiste, il y voit une occasion de mettre en avant ses idées aux forts relents populistes, au mépris de la victime, et d’asseoir son assise populaire, en particulier dans les médias où il devient omniprésent. Co-réalisé par Vania Leturcq et Savina Dellicour (Tous les chats sont gris), Pandore tient toutes ses promesses et ouvre effectivement toutes les boîtes, politiques, médiatiques, judiciaires, mettant par ailleurs le doigt sur les questions de l’intégration et de l’égalité hommes-femmes. Le pari est fort bien tenu, pendant les quatre premiers épisodes qui orchestrent efficacement la tragédie du pouvoir, à l’ombre du palais de Justice de Bruxelles et dans les murs du Parlement fédéral. La suite, avec la romance entre Delval et Van Dijck, ramène la série sur des territoires plus courus. Si le propos est riche, le casting ne l’est pas moins, avec la présence à l’écran d’une belle galerie d’acteurs belges et luxembourgeois parmi lesquels Salomé Richard, Myriem Akheddiou (machiavélique), Mélissa Diara ou encore, côté masculin, Vincent Lecuyer et Nouredinne Farihi, superbe commissaire de police. A noter que les dix épisodes de la série, diffusés en 5 soirées sur la Une, seront disponibles sur Auvio dès le 13 février. Binge watching en vue ! Le 25/01/2022 à 18:28
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Mike Mills à propos de «C’mon C’mon»: «Les enfants changent votre perception du monde»
Mike Mills à propos de «C’mon C’mon»: «Les enfants changent votre perception du monde» « Le fait d’être vraiment radicalement nécessaire à quelqu’un change votre cœur d’une étrange manière. Un enfant peut enrichir, étirer et augmenter les enjeux de tout. » - Tobin Yelland Auteur des clips de Moby, Yoko Ono, Air ou plus récemment de The National (notamment de I Am Easy to Find, court-métrage avec Alicia Vikander), l’Américain Mike Mills se distingue aussi ces dernières années dans le cinéma indépendant grâce à des films sensibles, humains et poétiques. On lui doit ainsi Beginners (2011), l’histoire d’un jeune graphiste (Ewan McGregor) qui, après la mort de son père (Christopher Plummer) qui a fait son coming-out sur le tard, rencontre une Anna (Mélanie Laurent), une actrice dont il tombe amoureux. Ou encore 20th Century Women (2016) avec Annette Bening, pour lequel il a été nommé à l’Oscar du meilleur scénario original. Un terrain profondément personnel qu’il explore aujourd’hui encore à travers C’mon C’mon. Au centre, Johnny (Joaquin Phoenix), journaliste radio célibataire et plutôt solitaire, qui doit prendre soin de son neveu Jesse (Woody Norman), un enfant qu’il connaît peu mais qui va ouvrir ses perspectives sur la vie. « Beginners » était inspiré par l’histoire de votre père. « 20th Century Women » par votre mère. Est-ce que « C’mon C’mon » parle plus de vous que vos autres films ? Je dirai que c’est un film sur moi qui observe mon enfant, qui est impacté par son arrivée, et simplement sur moi qui suis un adulte dont la vie et le cœur sont changés par un enfant. Vous êtes devenu père il y a presque dix ans maintenant. Qu’est-ce que ça a changé dans votre manière de voir le monde ? Est-ce que ça a changé l’artiste que vous êtes ? Oh oui, ça a absolument tout changé. Je veux dire qu’un enfant change votre vie ne serait-ce que structurellement. Et j’adore être père donc j’y investis beaucoup de temps. Ça change la manière de vivre simplement parce que vous devez prendre soin de cette personne. Ça vous permet de mieux vous comprendre, de comprendre votre propre enfance, l’amour… Et le fait d’être vraiment radicalement « nécessaire » à quelqu’un qui vous fait simplement confiance change votre cœur d’une étrange manière. Un enfant peut enrichir, étirer et augmenter les enjeux de tout. Je ne voudrais pas avoir l’air de faire sonner ça comme quelque chose d’incroyable et de profond. Être parent est à la fois beau et difficile. La privation de sommeil est absolument géniale (sourire). Cette privation de sommeil vous rend vraiment stupide, irritable, fou. C’est humiliant. Extrêmement humiliant. Quand comprenez-vous qu’une histoire qui vous est proche doit devenir un film ? Et comment trouvez-vous la bonne distance ? Les films sont quelque chose d’énorme. Par exemple, vous vivez dans un pays différent du mien et pourtant vous regardez mon film. J’essaie en fait de vous parler et de parler à un tas de gens comme vous. C’est un grand privilège et une grande responsabilité que de faire un film suffisamment bon pour que des gens prennent deux heures de leur temps pour le regarder. Il faut donc que j’y mette le meilleur de moi-même. Ce que je peux apporter au monde, c’est une forme de vérité, d’authenticité ou de profondeur. Pour moi, ça signifie parler des personnes que j’ai observées pendant de longues périodes et que j’aime. Pas « aimer » comme un joli mot mais comme un entrelacement entre ma vie et mon identité. Quelque chose qui ait un impact profond sur mon cœur, ce qui est très mystérieux pour moi. Il y a quelque chose qui hoche la tête vers moi et je ne comprends pas. Très bien : j’écris à partir de là. Mon pari est de communiquer cela avec des étrangers, mieux que si j’écrivais à propos de choses dont je n’ai pas fait l’expérience. Que cet espace très personnel est plus commercial, plus public, plus communicable. C’est le genre de fermier que je suis (sourire). C’est ma manière de faire de la nourriture. Ce serait assez simple de conclure que vous êtes proche du personnage de Johnny. Mais avez-vous aussi des points communs avec Jesse ? En fait, ce film est comme mon rêve. J’ai créé tout le monde, donc ils disent tous mes mots. Ils viennent d’endroits que j’ai créés. Donc ils sont tous moi (rire). C’est un jeu vraiment très étrange… Au départ, ils viennent d’un endroit très personnel puis au fur et à mesure du processus d’écriture, ça devient de plus en plus une histoire et de moins en moins ma vie. Puis vous rencontrez les acteurs et ça devient leur histoire. Lorsqu’un acteur me demande comment devrait être telle ou telle chose, je lui demande d’ailleurs comment lui ressent les choses . Comment il aurait fait ? Ça devient une drôle de chorégraphie entre qui ils sont et qui je suis. Souvent les gens me disent que mes films sont très personnels… mais le sont-ils en fait vraiment ? Ils sont personnels pour moi, mais aussi pour Woody, pour Joaquin, pour Annette Bening et Christopher Plummer. Je dois bien avouer que je ne comprends pas tout à fait moi-même. Vous aimez d’ailleurs laisser une vraie marge de manœuvre aux acteurs sur le tournage. À quel point le film est-il différent du scénario d’origine ? Le scénario est très écrit et beaucoup d’adaptations sont faites au moment de la préparation, juste en parlant : en tant que scénariste, je me dis que ce qui vient d’être dit est par exemple très intéressant. C’est juste une question de comprendre en profondeur votre propre matériel. Parfois les acteurs remplacent mes mots et ça pousse les autres à rester vivants, ça sonne plus juste. Ce que l’on ressent à l’écran dépend aussi beaucoup des acteurs que vous avez choisis. Il y a une vraie chimie entre Joaquin et Woody. Comment avez-vous su que ce serait le cas ? En fait, on ne sait jamais vraiment si ça va fonctionner jusqu’à ce qu’on tourne. Même avec quelqu’un que je respecte autant que Joaquin. C’est juste que j’ai senti que c’était quelqu’un de très émotionnellement disponible, disposé à être vulnérable, très intelligent, très drôle, anti-cliché, humain. Woody était si intelligent, si drôle, avait une vraie conscience de lui-même mais ne jouait pas pour la caméra. Ça peut paraître être un détail mais c’est énorme. Spécialement lorsqu’on est face à un enfant-acteur. Il y avait un tas de points positifs en fait et en tant que réalisateur, vous faites simplement le pari que ça va fonctionner. Souvent, les enfants permettent de rester en contact avec la réalité. D’ailleurs, Jesse a un côté très adulte. Je pense que ces éléments viennent de mon enfant, qui a aujourd’hui neuf ans et qui en avait six lorsque j’ai commencé à écrire cette histoire. Il a toujours ces sortes d’observations très sophistiquées et très adultes du monde. C’est en fait quelque chose qui est présent chez pas mal d’enfants. Nous avons tendance à les réduire à quelque chose de mignon, de moins intelligent que ce qu’ils sont réellement. Et Woody est tout à fait comme ça. Donc lorsque j’ai rencontré Woody, j’ai su qu’il était la bonne personne pour le rôle. Certains réalisateurs font des films pour changer le monde. Diriez-vous que vous faites des films pour mieux vous comprendre ? Et pour permettre aux gens de se comprendre eux-mêmes ? Si c’est le cas, qu’avez-vous appris de vous à travers ce film ? C’est une très grande question que je me pose souvent. Mais à laquelle je ne trouve en fait pas de réponse. Je dois voir les choses étape par étape : est-ce que c’est réel pour moi ? est-ce que j’y crois ? est-ce que ça a l’air authentique ? est-ce que je parle de la vraie vie d’une manière unique ? Oui ? Alors ok, je pense que ça peut se connecter à d’autres personnes. Je ne peux pas changer le monde. Je me sens chanceux d’avoir cet étrange privilège et responsabilité de demander à des gens de regarder un film pendant deux heures. Ce que je peux donc faire, c’est de proposer quelque chose de vrai et de réel. Laisser de l’espace pour la vulnérabilité, pour la compréhension qui est uniquement possible par vous. Les gens disent souvent qu’on peut uniquement écrire à propos de choses que l’on connaît. L’écrivain et penseur américain Henry David Thoreau disait que l’on peut uniquement écrire à propos de choses qu’on aime ou faire des choses qui concernent des choses que l’on aime profondément. Et je crois que c’est vrai. Après « Beginners » et « 20th Century Women », l’Américain Mike Mills revient avec  n film doux et sensible en lien avec l’enfance. Par Gaëlle Moury Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:28
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Frédéric Beigbeder : "Mon passé évolue"
L’auteur a profité de l’immobilité du monde pour dresser l’état des lieux de sa vie. Rencontre.
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Franse waterreus stapt in Charleroi in PET-recyclage
18:26 In Charleroi is het startschot gegeven voor de bouw van een fabriek die oude petflessen recycleert tot nieuwe. 'België was een logische keuze', zegt topman Luc Baeyens van de Franse waterproducent Sou...
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Stephan Streker à propos de «L’ennemi»: «Je voulais questionner la vérité et parler de la Belgique»
Stephan Streker à propos de «L’ennemi»: «Je voulais questionner la vérité et parler de la Belgique» «Le travail avec Jérémie et Alma a été ce que j’ai connu de plus élevé d’un point de vue cinématographique.» - DR Il est en interview un peu comme sur un plateau télé : volubile, passionné, rempli d’une folle énergie. Presque cinq ans après la sortie de Noces, film au succès publique et critique basé sur le meurtre d’honneur de Sadia Sheikh, Stephan Streker revient avec L’ennemi, son quatrième long-métrage cette fois librement inspiré par l’affaire Wesphael. Au centre, Jérémie Renier, qui se mue en Louis Durieux, homme politique emprisonné à la suite de la mort de sa femme dans un hôtel d’Ostende. Un film qui ne cache pas son inspiration, sans la mettre particulièrement en avant. « C’est signalé pour une question d’honnêteté intellectuelle, dit ainsi le réalisateur. S’il n’y avait pas eu cette affaire, sans doute que l’idée de faire ce film ne me serait pas venue. Mais après, j’ai tout inventé. Je n’ai gardé que les éléments qui m’intéressaient. » Vous considérez « Noces », votre film précédent, et « L’ennemi » comme un diptyque. Ils sont tous deux inspirés par un fait divers. D’où vient cet intérêt ? Au-delà du mot « fait divers », je dirai qu’ils sont inspirés d’une histoire vraie. Ce qui rappelle que, à mes yeux, ce qui est le plus important lorsqu’on raconte une histoire dans le cadre d’une fiction, c’est le point de vue. L’histoire est la même mais devient autre chose en fonction de l’artiste qui s’y colle. C’est ce regard, cette spécificité qui sont intéressants. Mon intérêt pour ces deux histoires tient à chaque fois d’un moment de bascule. Pour L’ennemi, il s’est produit à la suite d’une discussion avec quelqu’un que j’apprécie beaucoup et qui m’avait fait la démonstration du fait que cet homme politique était évidemment innocent. Puis j’en ai parlé avec quelqu’un d’autre l’après-midi même. Il connaissait très bien l’affaire et pour lui, il était coupable. Je me suis alors rendu compte que l’avis de ces deux personnes en disait plus sur elles-mêmes que sur l’affaire. Ça m’a tout de suite intéressé de raconter l’histoire d’un personnage qui a vécu quelque chose de dramatique, mais dont les certitudes viennent d’ailleurs. Est-ce qu’il est vrai qu’il ne se souvient de rien ? Je ne sais pas. Mais cette histoire me permettait de questionner la vérité, l’intime conviction, de raconter une grande histoire d’amour à la fois passionnelle et toxique, de faire un film qui dit énormément de choses sur la Belgique. Et tout m’est venu d’un coup. Je voulais faire un film qui célèbre le doute plutôt que la certitude, les questions plutôt que les réponses. Je crois très fort au point de vue. Un artiste se doit de porter un point de vue sur l’histoire qu’il raconte. Mais le jugement moral, comme pour Noces, je le laisse au spectateur. Le film joue avec la perception de la réalité. N’y a-t-il pas une forme de danger lorsqu’on fait cela à propos de quelque chose qui est, même lointainement, inspiré de quelque chose qui s’est effectivement passé ? Je suis persuadé que le cinéma produit une forme de vérité par le mensonge. Mais tout est faux, écrit, joué, recommencé, monté. Le personnage de Louis Durieux ne ressemble pas physiquement au personnage dont il est inspiré. Tous les personnages autour de lui sont fictifs. La question de l’équilibre est très simple : c’est 100 % faux. On raconte une histoire par les moyens du cinéma que sont l’image, le son et le temps. Est-ce que ce fait divers vous permettait de raconter une histoire que vous aviez d’une certaine manière en tête ? Intégralement. En tout cas ça me donnait envie de raconter une histoire que je trouvais passionnante à raconter. L’époque est un peu bizarre. Maintenant, il y a une polarisation complète à cause des réseaux sociaux. Pour cette histoire, c’est #coupable, #innocent. À mes yeux, c’est la responsabilité du cinéma que de respecter la complexité des choses, le mystère et d’apporter quelque chose de beaucoup plus articulé. Parce qu’on a le temps de le faire. Je raconte une histoire, je propose un spectacle cinématographique auquel les gens adhèrent ou pas. Ce qui est intéressant, c’est qu’à l’étranger ou en Flandre, les gens ne connaissent pas cette histoire. Tout le débat concerne ce qu’est le film, c’est-à-dire notamment un film sur la Belgique. Un pays où un homme politique, dont on dit dans notre film qu’il est quasiment Premier ministre mais qui ne parle pas flamand. Qui n’est pas reconnu alors que c’est une célébrité. Il y a des erreurs de traduction qui ont existé dans l’histoire vraie. Je dirai que le film en dit beaucoup sur ce pays improbable qui est le nôtre. Quel est l’élément qui vous incite à faire un film au départ ? Ce sont les dialogues et la confrontation aux personnages. J’ai par exemple très vite écrit cette scène où ce fils de fiction reproche à son père l’alcool. C’est d’ailleurs la seule remarque que je m’autoriserais sur la vraie histoire : s’il n’y avait pas eu l’alcool, il n’y aurait pas eu de drame. Ça vaut pour Louis Durieux et pour l’affaire réelle. Comment votre choix s’est-il porté vers Jérémie Renier ? Je savais que c’était un acteur extraordinaire mais j’ignorais que c’était un énorme bosseur. Et ce n’est pas habituel dans le cinéma français alors que ça l’est dans le cinéma américain. Il a apporté énormément. À un moment, j’avais l’impression qu’on faisait le film à deux. C’était génial, je n’ai jamais connu ça. Il s’est vraiment dédié. Il voulait aller le plus loin possible et à la limite, c’est moi qui le retenais. Il proposait plein de choses et c’est ça que j’adorais. Dès que Jérémie a été là, j’ai vraiment fait le reste de la distribution avec lui. C’est lui qui a suggéré Emmanuelle Bercot et Alma. Le travail avec Jérémie et Alma a été ce que j’ai connu de plus élevé d’un point de vue cinématographique. Ils ont osé. On a cherché ensemble. Très tard dans le processus, j’ai d’ailleurs réalisé le nombre de réalisateurs présents : Jérémie ; Emmanuelle Bercot, réalisatrice plus prestigieuse que moi ; Alma, qui réalise des clips, Félix (Maritaud) qui va réaliser un court-métrage ; Bruno Vanden Broecke, qui prépare un court-métrage. J’ai constaté que c’était un avantage parce que c’était des gens qui comprenaient mes demandes. Est-ce qu’au fur et à mesure des films que vous réalisez, au fur et à mesure de vos rencontres, vous avez l’impression de vous transformer en tant que réalisateur ? Absolument. J’espère. Changer ne veut pas dire se perdre, ça veut dire grandir. Je n’espère qu’une chose : être altéré par les choses que je vis et qui me rendent meilleur. J’étais beaucoup plus casse couilles avant. J’avais un ego beaucoup plus gros. La vie sert à se libérer de ce genre de choses et il y a encore beaucoup de choses dont je dois me libérer. Comme quoi ? J’estime qu’on doit essayer d’être le plus léger possible. Se libérer des angoisses qui concernent l’avenir. Vivre l’instant présent au maximum. Quelle est votre plus grande ambition lorsque vous faites un film ? Toucher les gens de partout, y compris les plus populaires. J’adore être aimé des cinéphiles mais aussi des gens qui vont au cinéma comme ça (moins régulièrement). Avec Noces, j’ai eu des gens en larmes physiquement. C’est rare. Je vais me faire une petite vanité : mon père est mort en 1996 et son réalisateur préféré était Costa Gavras. En 2018, Noces a été nommé aux César dans la catégorie meilleur film étranger aux côtés de, excusez du peu, La La Land, Dunkerque, The Square et Faute d’amour. Nous étions donc au Fouquet’s avec mes acteurs et mes producteurs. C’est là que j’ai rencontré Costa Gavras qui m’a félicité pour Noces et qui m’a dit que tout ce qu’il aimait dans le cinéma s’y retrouvait. Mes jambes tremblaient. Le fait qu’il y ait eu ça, ce n’est pas que ça me valide, je n’en ai pas besoin. Mais c’est très important. Parce que quand on est artiste, on n’est pas forcément sûr de soi ? C’est très ambigu. Je ne suis pas du tout sûr de moi. J’ai plein de doutes. Mais il doit y avoir des points de certitude sinon tout s’effondre. Parfois, j’ai la certitude de quelque chose et heureusement. Ces dernières années, votre cinéma a pris une certaine direction. Avez-vous déjà en tête ce qui viendra ensuite ? Un polar qui s’appelle Du sang sur les mains, qui n’est pas inspiré d’une histoire vraie. Je suis très heureux parce que pour moi, le polar est à la fois la tragédie grecque, avec l’élégance du divertissement. Il y a un peu tout qui y est. J’ai aussi d’autres projets mais on ne sait pas encore exactement qui, quoi et c’est aussi ça qui est excitant. Il était temps que L’ennemi sorte parce qu’énormément de films sont en attente. Que mon film sorte en salles est donc un miracle et c’est parce que des gens y croient. Évidemment il terminera sur des plateformes et j’en suis très heureux mais pour moi, le cinéma c’est la salle. Inspiré par l’affaire Wesphael, le film de Stephan Streker (« Noces ») met en scène l’histoire d’un homme politique emprisonné après la mort de sa femme. Au centre, un Jérémie Renier transformé. Par Gaëlle Moury Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:25
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Alcool, tromperies... : Netflix déclenche une tempête en Egypte
Alcool, tromperies... : Netflix déclenche une tempête en Egypte C’était la sensation attendue du début d’année: le film réunit des acteurs connus du Liban et d’Egypte, les deux mastodontes de la pop culture arabe. Et il est le remake d’un long-métrage italien à succès, «Perfect Strangers» -- dont la version française, «Le jeu», a déjà fait un carton sur la plateforme en ligne. Trois jours après sa sortie, «Ashab wala Aaz», qui raconte un jeu entre amis qui tourne mal, figure en tête des dix films les plus regardés sur Netflix dans le monde arabe. Mais en Egypte, un avocat a saisi le ministère de la Culture et le service de la censure pour faire «interdire» un film qui, dit-il, «vise à briser les valeurs familiales» et le très zélé député Moustafa Bakri a réclamé une session extraordinaire du Parlement pour se pencher sur la question. Interdire Netflix L’histoire est celle de trois couples --deux Libanais, un Egyptien-- qui se retrouvent pour un dîner arrosé. Au cours de la soirée, ils acceptent de se prêter à un jeu: mettre leur portable sur la table et partager chaque message ou appel avec l’ensemble du groupe. Des épouses découvrent des maîtresses, des amis des trahisons, des maris des liaisons et le groupe que l’un d’eux est homosexuel, dans un quasi huis-clos. M. Bakri, lui, assure avoir scruté chaque plan. Résultat? «Il y a plus de vingt scènes pornographiques», assène-t-il --alors qu’aucune scène érotique, pas même un baiser, n’apparaît dans le film, que Netflix interdit aux moins de 16 ans pour son langage grossier. Le député, qui s’érige régulièrement en gardien des moeurs, est allé sur tous les plateaux des talk-shows les plus suivis du pays de 102 millions d’habitants pour réclamer rien moins que l’interdiction pure et simple de Netflix en Egypte. Le tort de «Ashab wala Aaz»? Montrer un père discuter avec sa fille de sa première relation sexuelle après la découverte de préservatifs dans son sac par sa mère et «défendre l’homosexualité alors que nous sommes une société orientale», accuse M. Bakri. «Il y a une différence entre ne pas dénoncer un phénomène et l’encourager», répond le critique de cinéma Tarek al-Chennaoui dans un pays où l’homosexualité n’est pas expressément prohibée mais où la répression des personnes LGBTQ+ s’est accrue depuis l’élection du président Abdel Fattah al-Sissi en 2014. Une actrice critiquée Et surtout, plaide M. Chennaoui, le cinéma égyptien n’a jamais été frileux. Il y a près de 20 ans, le public se ruait dans les salles pour «Sahr el-Layali», «Nuits blanches» en arabe, l’histoire de quatre couples qui se déchirent après un dîner entre amis avec, au menu, impuissance masculine, adultère et écarts entre classes sociales. Plusieurs films égyptiens, dont «L’Immeuble Yacoubian», adapté du roman d’Alaa Al-Aswani, ont déjà traité de l’homosexualité de manière explicite. Et comble de l’ironie, en 2016, le prix du meilleur scénario au Festival du film du Caire était décerné à... «Perfect Strangers»! Mais dans un pays où conservatisme et lecture rigoriste de l’islam n’ont cessé de progresser, une femme concentre toutes les critiques: l’unique actrice égyptienne de «Ashab wala Aaz», Mona Zaki. A l’écran, elle joue une femme prise entre une belle-mère qui la méprise et un mari qui ne la touche plus. A la ville, les internautes réduisent l’actrice -- qui jouait justement dans «Sahr al-Layali» aux côtés de son mari Ahmed Helmi à leurs débuts -- à son seul statut d’épouse. Plutôt que de s’adresser à elle, ils interpellent M. Helmi, l’un des acteurs égyptiens les plus célèbres qui, lui, n’est pas au casting de Netflix. «Comment a-t-il pu autoriser sa femme à jouer ce rôle?», écrit l’un. D’autres vont plus loin encore et lui demandent de la répudier immédiatement. «C’est un film courageux et original», rétorque sur Facebook Khaled Ali, grande figure de la gauche égyptienne. «Tout ce dont il parle existe bel et bien dans nos sociétés, n’en déplaise à ceux qui préfèrent l’ignorer, se taire ou attaquer». Netflix voulait frapper un grand coup avec sa première production panarabe «Ashab wala Aaz», «Les meilleurs amis du monde» en arabe. Objectif atteint: en Egypte, le plus peuplé des pays arabes, certains s’agitent pour le bannir et les autres se pressent pour le voir. Par AFP Le 25/01/2022 à 18:24
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Alerte jaune aux conditions glissantes et au brouillard jusqu'à mercredi matin
L'Institut royal météorologique (IRM) a émis mardi une alerte jaune aux conditions glissantes valable dans l'ensemble des provinces wallonnes, à Bruxelles ainsi qu'en Brabant flamand et dans le Limbourg.
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«L’ennemi»: un captivant labyrinthe de pensées
«L’ennemi»: un captivant labyrinthe de pensées Questionner la réalité, les masques que l’on revêt, les rôles que l’on joue : voilà ce qui anime Stephan Streker dans L’ennemi, son quatrième long-métrage. Presque cinq ans après la sortie de Noces, qui s’inspirait du meurtre de la jeune Pakistanaise Sadia Sheikh, le réalisateur belge trouve l’origine de son nouveau film dans un autre fait divers : l’affaire Wesphael. Une inspiration qu’il ne cache pas, « par honnêteté intellectuelle », mais dont il souhaite se libérer totalement. Pour lui, il ne s’agit que d’un prétexte pour évoquer des sujets qui l’interpellent. Bernard Wesphael est donc devenu Louis Durieux (Jérémie Renier), jeune ténor de la politique sans étiquette particulière. Un homme doué, à la relation passionnelle (et toxique) avec son épouse Maeva (Alma Jodorowsky). Si bien qu’une nuit, cette dernière est retrouvée morte dans leur chambre d’hôtel à Ostende. Et Louis est incapable de se souvenir de ce qu’il s’est passé. Le labyrinthe de pensées introduit par Stephan Streker dans L’ennemi est assez captivant. Un peu comme le personnage de Louis Durieux, on se perd dans différentes perceptions, dans différentes issues possibles, que le réalisateur filme de manière assez organique, avec un sens de la mise en scène, créant une certaine chimie entre les acteurs. Un film interpellant qui interroge nos perceptions, et aussi le pays complexe qu’est la Belgique. De Stephan Streker, avec Jérémie Renier, Alma Jodorowsky, Emmanuelle Bercot, Sam Louwyck, 105 mn. Les séances Un film interpellant qui interroge nos perceptions. Par Gaëlle Moury Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:22
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LIVE. Antwerp kan mits zege tegen STVV (even) over Club wippen
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Stephan Streker: "C’est la noblesse et la responsabilité du cinéma de respecter la complexité, le mystère"
Dans L'Ennemi, qui sort en salles ce mercredi, le cinéaste et chroniqueur sportif belge revient sur l'affaire Bernard Wespahel, pour sonder le mystère d'un homme dont il est impossible de déterminer la culpabilité ou l'innocence campé par un excellent Jérémie Renier...
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Onderwijsbarometer komt eraan: “Verplicht afstandsonderwijs zit er niet in"
De mosterd haalt hij bij het Overlegcomité, maar nu werkt Vlaams Onderwijsminister Ben Weyts (N-VA) aan een eigen onderwijsbarometer. Opvallend: ‘verplicht afstandsonderwijs’ zou er nergens instaan. “Met een barometer willen we vooral meer eenvoud brengen in de regels. Zo komt er hopelijk iets meer stabiliteit en voorspelbaarheid, al zal het virus zelf altijd onvoorspelbaar blijven.”
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Les Bourses européennes redressent le cap, le Bel 20 repasse au-dessus des 4 000 points
Après une véritable déconvenue généralisée, les marchés européens se rassuraient avec une remontée collective à la clôture.
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Hainaut: les carnavals seront annulés, sauf si certaines conditions sont remplies dans les prochaines semaines
Hainaut: les carnavals seront annulés, sauf si certaines conditions sont remplies dans les prochaines semaines La vague du variant omicron a un impact important en province de Hainaut. Le gouverneur faisant fonction de la province, Guy Bracaval, a indiqué mardi dans un communiqué que les bourgmestres du Hainaut, à l’issue de leur conférence tenue mardi, ont constaté « l’impossibilité d’organiser des activités carnavalesques et folkloriques en codes rouge ou orange, sur la base du baromètre validé par les autorités fédérales à partir du 28 janvier ». function get_dtkCxSegments() { if ('cxSegments' in localStorage) { // Récupération de cxSegments + initialisation de variables destinées à en limiter la longueur let cx = localStorage.getItem("cxSegments"), valueCx = cx.split(","), valueCxLimited = [], charLength = 0, limit = 2000; // Limitation de la longueur de la chaine de caractère for (var i = 0; i < valueCx.length; i++) { charLength = charLength + valueCx[i].length; if (charLength
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Gewonde studenten ontslagen uit ziekenhuis na schietpartij in Heidelberg
Drie studenten die maandag gewond raakten bij de schietpartij in een aula van de universiteit van Heidelberg in Duitsland zijn ontslagen uit het ziekenhuis. Ondertussen loopt het politieonderzoek verder om het motief van de dader te achterhalen.
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Un rebond du Bel 20 finalement prudent à 4.029,86 points
Bourse de Bruxelles - Un rebond du Bel 20 finalement prudent à 4.029,86 points Galapagos (46,47) chutait par contre de 2,22% en compagnie d'arGEN-X (228,50) et Solvay (105,15) qui cédaient 1,85 et 0,38%, UCB (87,08) regagnant par contre 0,79%. Aperam (48,69) avait viré de 0,63% à la baisse tandis qu'Umicore (33,02) et Melexis (89,90) remontaient de 1,26 et 0,50%. Proximus (17,96) et Telenet (33,78) avaient porté leurs gains à 2,69 et 0,54% alors qu'Orange Belgium (19,18) cédait par ailleurs 0,31%, bpost (6,93) regagnant 1,31%.   Econocom (3,39) se démarquait toujours à la baisse mais ne perdait plus que 2,7% alors qu'on remarquait les bonds de 7,8 et 6% d'Exmar (4,60) et Balta (3,50). Deceuninck (3,33) et Brederode (116,40) remontaient de quelque 4,4% tandis que des gains de plus de 3% étaient confirmés en KBC Ancora (42,36), Euronav (7,42) et Tessenderlo (34,25). Bekaert (41,32) et Kinepolis (53,70) regagnaient 2,7 et 2,9%, EVS (20,45) et Van de Velde (31,80) étant positives de 2 et 2,2%, Wereldhave Belgium (50,80) de 5,8%. Biocartis (3,01) se distinguait enfin par un bond de 5,6%, Bone Therapeutics (0,60) et IBA (14,00) récupérant 2,9 et 1,9% alors qu'Oxurion (1,65) et Nyxoah (17,20) chutaient de 4,4 et 3,7%, Advicenne (7,70) de 2,8%.    Vers 16h30, l'euro s'inscrivait à 1,1285 USD, contre 1,1297 dans la matinée et 1,1320 la veille.  L'once d'or gagnait 17,85 dollars, à 1.849,10 dollars, et le lingot se négociait autour de 52.680 euros, en progrès de 670 euros. L'ouverture à nouveau nettement négative de Wall Street devait inverser la tendance européenne où les regains un peu hésitants devaient quelque peu s'amenuiser en fin de journée. Le Bel 20 parvenait néanmoins à regagner 0,91% en terminant à 4.029,86 points, avec 15 éléments en hausse, KBC (78,08) et Colruyt (36,61) en tête avec des gains de 3,42 et 3,30%. Ageas (42,31) et AB InBev (57,06) étaient également positives de 1,76 et 1,01%, Sofina (348,40) et Elia (114,10) regagnant 1,04 et 1,78%. Mis à jour le 25/01/2022 à 18:13
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Une nouvelle maison de repos pour Cofinimmo en Espagne
Une nouvelle maison de repos pour Cofinimmo en Espagne Après travaux, l'immeuble aura une superficie totale d'environ 6.500 m² et offrira 144 lits. Il sera situé dans une zone mixte nouvellement construite et regroupant des quartiers résidentiels et des rues commerçantes.  Les travaux devraient débuter au premier trimestre. La livraison de la maison de repos et de soins est prévue pour le quatrième trimestre 2023, période à laquelle le bail prendra effet. Celui-ci a été conclu avec l'opérateur Amavir pour une durée de 25 ans. Le rendement locatif brut est conforme aux conditions de marché actuelles, précise Cofinimmo. La société a également fait savoir mardi qu'elle avait signé, par le biais de sa filiale Cofinimmo Offices, "une convention sous seing privé relative à la cession de la pleine propriété (d'ici au 4e trimestre 2023) de l'immeuble de bureaux Everegreen, situé rue de Genève à Evere". Le prix de cession s'élève à environ 23 millions d'euros. Le bâtiment, construit au début des années '90, compte plus de 16.000 m² de bureaux et plus de 300 places de parking.  Pour son portefeuille de bureaux, Cofinimmo entend se concentrer sur le centre de la capitale. Cofinimmo a fait l'acquisition d'un terrain à Oviedo (nord de l'Espagne) en vue d'y construire une nouvelle maison de repos et de soins. Le montant de l'investissement pour le terrain et les travaux s'élève à environ 11 millions d'euros, a indiqué la société immobilière spécialisée dans les soins aux seniors. Mis à jour le 25/01/2022 à 18:05
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Franse toerist (36) die dronebeelden maakte in Iran veroordeeld tot acht jaar cel
De Franse toerist Benjamin Brière, die al meer dan anderhalf jaar in een Iraanse gevangenis zit omdat hij tijdens een rondreis dronebeelden maakte in een natuurgebied op de grens tussen Iran en Turkmenistan, kreeg vandaag te horen dat hij veroordeeld is tot acht jaar cel wegens spionage. Brière verkeert in shock, zegt zijn advocaat, die over 20 dagen in beroep zal gaan.
HLN.be
Vaccination obligatoire du personnel soignant: Frank Vandenbroucke maintient la date du 1er avril
Où en est le projet de vaccination obligatoire du personnel soignant? L’a-t-on enterré au profit d’une obligation vaccinale pour tous? «Non!», clame le cabinet Vandenbroucke, mais il reste quelques pierres d’achoppement…
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«13h» de TF1: pourquoi l’absence de Marie-Sophie Lacarrau se prolonge
«13h» de TF1: pourquoi l’absence de Marie-Sophie Lacarrau se prolonge Marie-Sophie Lacarrau est toujours absente du JT de 13 heures de TF1. La journaliste devait pourtant revenir après ses congés pris en fin d’année. Dans un premier temps, elle devait revenir le 3 janvier dernier. Cependant, la veille de son passage à l’antenne, Marie-Sophie Lacarrau a annoncé sur les réseaux sociaux qu’elle n’allait pas revenir tout de suite à cause de « problèmes médicaux ». La journaliste a tout de suite rassuré que ce n’était pas dû au Covid-19 mais suite à des problèmes ophtalmologiques. Quatre semaines plus tard, la journaliste n’est toujours pas de retour. Depuis, c’est Jacques Legros qui officie à sa place. Et ce remplacement va se prolonger puisque TF1 a indiqué ce mardi que « les soucis ophtalmiques de Marie-Sophie Lacarrau la tiennent éloignée de l’antenne encore quelque temps ». Et d’indiquer dans la foulée que Jacques Legros continuera à la remplacer. « Effectivement, je dois encore patienter avant de pouvoir vous retrouver à 13H sur TF1, a commenté l’intéressée. Merci pour vos si nombreux messages de soutien. En attendant, je vous sais entre de bonnes mains avec Jacques Legros et toute l’équipe. À très vite ! » Si aucune date de retour n’est avancée, TF1 précise tout de même que Jacques Legros sera lui-même remplacé par Julien Arnaud pendant ses congés la semaine du 21 février. Le retour de Marie-Sophie Lacarrau n’est donc pas pour tout de suite… Le 25/01/2022 à 18:16
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«C’mon C’mon»: sensible et touchant
«C’mon C’mon»: sensible et touchant Deux ans après l’immense succès du Joker de Todd Phillips, qui lui a notamment valu un Oscar, Joaquin Phoenix retrouve le grand écran avec poésie, douceur et apaisement dans C’mon C’mon de Mike Mills (Beginners, 20th Century Women). Un film sensible et touchant où il incarne Johnny, journaliste radio assez solitaire, qui parcourt l’Amérique pour interroger des enfants sur leurs rêves et sur l’avenir. Alors qu’il ne l’a pas vue depuis des mois, sa sœur Viv (Gaby Hoffman) lui demande de s’occuper de son fils de neuf ans, Jesse (Woody Norman). Un neveu qu’il connaît peu, mais qu’il va prendre sous son aile et qui va changer ses perspectives sur la vie. Si au départ la sensibilité qui inonde C’mon C’mon peut laisser le spectateur de marbre, elle s’apprivoise à mesure que le lien entre Johnny et Jesse se construit. Car Johnny apprend à connaître son neveu, mais il apprend surtout à se connaître lui-même. L’innocence de l’enfance éclaire sur la vie, sur les choix que l’on peut faire, sur l’avenir que l’on souhaite. Des réalités que Mike Mills filme avec tendresse, humour et ironie dans un noir et blanc très sobre et en même temps plein de nuances. Les acteurs, eux, portent tout cela avec justesse. Que ce soit le toujours impressionnant Joaquin Phoenix ou de jeunes talents comme Woody Norman, à la fois téméraire, drôle et plein d’énergie. C’est beau, doux, touchant et métaphorique si on accepte de se laisser aller à la proposition. De Mike Mills, avec Joaquin Phoenix, Gaby Hoffmann, Woody Norman, 108 mn. Les séances Mike Mills filme avec tendresse, humour et ironie dans un noir et blanc très sobre et en même temps plein de nuances. Par Gaëlle Moury Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:15
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Minister Verlinden voorziet meer steun voor bestuurlijke handhaving
Minister van Binnenlandse Zaken Annelies Verlinden gaat meer steun voorzien om lokale overheden meer slagkracht te geven bij wat heet bestuurlijke aanpak. Dat maakte ze bekend tijdens een werkbezoek aan de politiezone Carma.
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