Merkel roept tijdens afscheid op tot verdediging democratie tegen haat en fake news

De Duitse bondskanselier Angela Merkel heeft vandaag in haar afscheidstoespraak opgeroepen tot de verdediging van democratie tegen haat, geweld en fake news. Overal waar wetenschappelijke kennis wordt ontkend en samenzweringstheorieën en stemmingmakerij worden verspreid, moet de weerstand luid klinken, zei Merkel tijdens een zogenaamde Grossen Zapfenstreich in Berlijn. De traditie wil dat de Bundeswehr een afscheidnemende bondskanselier zo'n groot taptoe aanbiedt.
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Logitech se démarque dans la saison des résultats
18:35 Les investisseurs ont relégué au second plan les résultats d'entreprises, dont ceux de Logitech. Les craintes sont restées vives avant le début de la réunion de la Fed.
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À peine entamé, le débat sur l'obligation vaccinale est-il déjà dépassé ?
18:33 Le Parlement entame ce mercredi les auditions des experts invités à alimenter le débat sur l'obligation vaccinale. Mais avec Omicron, l'épidémie de Covid-19 est entrée dans une nouvelle phase. Ce déba...
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«Presque»: «C’est une invitation à aller vers l’autre sans préjugé»
«Presque»: «C’est une invitation à aller vers l’autre sans préjugé» En réalisant ce film avec son ami Alexandre Jollien, Bernard Campan a compris qu’«une amitié ne peut pas être une zone de confort dans laquelle on s’enferme.» - D.R. Tout a commencé il y a dix-huit ans. Devant son écran de télévision, l’acteur réalisateur et ex-Inconnu Bernard Campan est bouleversé par la manière dont Alexandre Jollien, philosophe et écrivain suisse, né infirme moteur cérébral suite à un étranglement par le cordon ombilical à sa naissance, parle du regard de l’autre et l’assume. Un coup de téléphone suivi d’une rencontre au bord du lac Leman, rehaussée d’un plongeon dans l’eau en slip, scelle une amitié qui dure toujours. Les voyant si complices, si fusionnels, le producteur Philippe Godeau leur propose de raconter cette amitié singulière au cinéma. Alexandre Jollien, pour qui les Inconnus étaient l’échappatoire de son institution car c’était la seule VHS, trouve le canevas de l’histoire : un croque-mort et un homme handicapé, féru de philosophie, se rencontrent et naît une amitié pendant qu’ils vont livrer un corps à l’autre bout de la France. Alexandre Jollien, vous qui êtes philosophe et écrivain, quelle autre dimension apporte le cinéma à votre réflexion sur la vie et l’être humain ? C’est un travail d’équipe. Quand on écrit un livre, on est seul ou on dicte à quelqu’un. On est dans l’individualisme. On a tendance à asséner des idées. Dans le cinéma, on peut montrer, suggérer, le donner à vivre. Cela convertit les cœurs peut-être autant qu’un livre. Et cela ne nous appartient pas. Il n’y a pas de calcul dans la volonté de partager. Il est important de renouer avec le collectif. Racontez votre rencontre… Bernard Campan. J’ai découvert Alexandre dans une émission littéraire où il parlait de sa façon de pratiquer et de vivre la philosophie. Il exprimait à quel point la philosophie lui avait sauvé la peau – c’est une phrase qu’on retrouve dans le film d’ailleurs. Cela m’avait touché droit au cœur. J’ai senti d’emblée une familiarité, quelque chose de simple et fraternel. J’ai eu son numéro de téléphone, je l’ai appelé et cela a été direct. La philosophie me passionne et je suis en chemin moi aussi. Je lui ai dit : « Ce que vous dites est éblouissant, peut-on parler ensemble ? » Et voilà, on a parlé et tous les jours, on s’est rappelé. On était très fusionnels les premières années de notre amitié. Alexandre lui était surpris de savoir qu’un des trois Inconnus cherchait à le joindre. L’idée de faire un film ensemble date de très longtemps ou avez-vous dû faire un chemin ? Bernard Campan. Les deux ! L’idée de faire un film date de très longtemps, suggérée par le producteur Philippe Godeau. Il m’avait dit qu’il y avait quelque chose de fort entre nous et m’avait demandé si on ne voulait pas faire quelque chose ensemble. On a repoussé l’idée au fil du temps. Car on avait d’abord notre amitié très intense à vivre et on ne voyait pas vraiment quel film faire. Pendant dix ans, l’idée était qu’un jour, on ferait un film. Quel fut le déclic pour passer à l’acte ? Alexandre Jollien. En tant que personne handicapée, philosophe et écrivain, c’était un gros pari. La difficulté était la peur d’être réduit à l’handicapé de service car l’écran exacerbe la différence. Mais quand j’ai vu le film Intouchables, j’ai su très vite que cela pouvait me convertir. J’étais sidéré par la beauté du film. Cela m’a convaincu qu’il peut y avoir un film sur le handicap mais aussi l’effet cathartique. Convertir les cœurs, inviter au lien, promouvoir la solidarité. Pour vous, Bernard, le cinéma est votre vie. Mais pour vous, Alexandre, c’est une nouveauté. Comment avez-vous vécu le tournage et surtout de voir votre image à l’écran ? Alexandre Jollien. Le tournage était vachement dur car toute ma vie, j’ai essayé d’être libre parce que j’ai vécu dans une institution pour personnes handicapées où il n’y avait pas d’autodétermination et où on pensait à votre place. De voir que sur un tournage, on dit « fais ça, sois comme ça » était pour moi un rappel du traumatisme d’enfance oppressant. Mais ce fut aussi cathartique car j’ai pu vivre cela sous des regards bienveillants, être accompagné de Bernard. Donc, ce tournage fut thérapeutique, libératoire. Je me suis attaché au personnage d’Igor qui était comme quelqu’un d’autre que moi et qui me permettait de voir avec du recul les difficultés qui sont les miennes. Cela m’a permis d’extérioriser. C’est un paradoxe. Quand on est acteur, on est dans le rôle et on est distant de soi-même. En méditation, on essaie d’avoir cet état d’être mais dans le jeu, cela nous est offert. A un moment, vos personnages courent devant une terrasse en disant « Le regard des autres, je m’en branle ». Pour l’un et l’autre, cela veut dire quoi être libre ? Bernard Campan. Plutôt que d’essayer d’acquérir tout ce qui pourrait nous rendre libre, c’est de se dépouiller de tout ce qui nous encombre. La liberté est forcément intérieure car on n’est pas libre de l’extérieur. On vit dans une société où on est soumis à un tas de choses contraignantes. Alexandre Jollien. On vit souvent sur le mode du pilotage automatique, on a l’impression d’être téléguidé du dehors, par le regard d’autrui, par les traumatismes. La liberté, c’est déjà prendre conscience de cela et s’émanciper, oser une vie plus authentique. Pouvez-vous expliquer le titre du film, « Presque » ? Alexandre Jollien. Ce « presque » est un des thèmes primordiaux de notre amitié. C’est une invitation à aller vers l’autre sans préjugé, sous une forme de nudité intérieure. On est tout le temps dans le commentaire de dire « c’est bien, c’est pas bien » et ce jugement nous coupe d’un accès à la réalité telle qu’elle est. Le « presque » est pour dire qu’on est presque dans le réel mais il y a une couche d’évaluation, de jugement, de critique. Ce décalage nous coupe de la rencontre avec l’autre. Qu’avez-vous découvert de l’un et l’autre avec ce film ? Alexandre Jollien. J’ai envie de dire « rien ». Ce qui m’a surpris, c’est que quand on joue un rôle, on enfile un costume et on n’est jamais totalement vrai. Or, avec Bernard, j’avais l’impression d’une continuité et pas du tout une cassure entre le Bernard ami et le Bernard professionnel. Cela montre bien une authenticité, une vérité, la capacité d’être soi sur un plateau et c’est magnifique. Bernard Campan. Cela m’a appris qu’une amitié ne peut pas être une zone de confort dans laquelle on s’enferme et qu’on essaie de maintenir pour qu’il n’y ait pas de conflit. Moi, j’aurais plutôt cette tendance-là, à fuir les conflits. Mais comme le film, de l’écriture jusqu’au tournage, nous a donné l’occasion de vivre ensemble des conflits très durs, cela m’a apporté beaucoup de voir qu’on peut ne pas être d’accord, qu’on peut se détester sur le moment tellement on n’est pas d’accord et pourtant de garder en soi la confiance et l’amour qu’on a l’un pour l’autre. Cet amour qui est indéfectible et qui reste notre boussole même dans des moments de tempête. Une scène très touchante est la rencontre avec la prostituée. Pouvez-vous raconter l’ambiance de cette scène de sexe ? Alexandre Jollien. On n’a pas l’habitude de parler de sexualité pour des gens qui ne sont pas dans la norme. Un des thèmes était comment intégrer la spiritualité dans le corps. La scène s’est faite en une seule prise. Il y a beaucoup d’improvisations même dans les dialogues. Nous voulions montrer qu’on peut accepter la vie de manière purement intellectuelle, déconnectée mais dans le rapport à l’autre à travers la sexualité, dans la douceur, c’est une manière de dire oui à la vie. C’était hyperimportant. C’était une scène très difficile car il y avait le danger de la caricature. Je crois qu’elle est magnifique. Bernard, qu’en est-il du retour des Inconnus au cinéma, sur scène ? Didier Bourdon en parle… Je suis celui des trois qui freine le plus par rapport à un spectacle ou une émission des Inconnus. Cela fait longtemps que je dis non. Mais un film pas de nous mais avec nous, là, je dis oui. Le réalisateur dont on ne peut pas encore dire le nom termine son scénario. L’idée est très excitante. On pourra se retrouver tous les trois dans le plaisir simple de jouer ensemble sans avoir le poids de la réalisation. Alexandre, quels sont vos projets ? J’ai un livre qui sort chez Gallimard, Cahiers d’insouciance. C’est le grand boulot de ma vie, comment sortir des soucis et aller vers la légèreté. Et le cinéma ? J’attends les propositions. Notamment un rôle dans le prochain film des Inconnus. Même un danseur de claquettes, je prends ! L’amitié entre l’ex-Inconnu Bernard Campan et le philosophe écrivain handicapé suisse Alexandre Jollien donne naissance à une comédie qui convertit les cœurs. Par Fabienne Bradfer Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:33
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Série télé: avec «Pandore», la Belgique et les femmes au pouvoir
Série télé: avec «Pandore», la Belgique et les femmes au pouvoir Six ans après «La trêve», Anne Coesens retrouve Yoann Blanc dans «Pandore». - RTBF/PROXIMUS/ARTEMIS PRODUCTIONS RTBF/PROXIMUS/ARTEMIS PRODUCTIONS Ce n’est pas toujours la vision qu’on peut en avoir. Bruxelles, pourtant, ne manque pas de potentiel cinématographique, avec ses rues embouteillées, avec ses chantiers permanents, avec son Palais de Justice en rénovation, avec ses rues pavées. Ce n’est pas Paris, pas Londres, pas New York, c’est Bruxelles qui est à la source de l’inspiration de Pandore, diffusée à partir du 13 février sur La Une/RTBF. Personnage à part entière de la série, la capitale est, à l’image des autres protagonistes de l’histoire, complexe, multiple, pleine de facettes. Ambiguë aussi, au même titre que les personnages du thriller écrit par Vania Leturcq, Savina Dellicour et Anne Coesens. L’histoire de cette nouvelle production produite par la RTBF et Artémis productions tourne autour de Claire Delval, juge d’instruction bruxelloise (solidement interprétée par Anne Coesens, en douceur et détermination), chargée d’une affaire de viol collectif qu’elle met toute sa pugnacité à éclaircir. Elle reçoit pour cela l’appui de la police et l’aide, bienveillante au premier abord, d’un député fédéral populiste (joué par Yoann Blanc), qui, à deux mois des élections, trouve dans la situation une opportunité rêvée pour servir ses intérêts politiques. L’histoire, en 10 épisodes de 52 minutes, se joue sur trois tableaux : politique, judiciaire et médiatique, en embrassant au passage des enjeux sociétaux de premier plan : la montée du populisme, les questions de l’intégration, mais aussi la place des femmes. Les femmes d’abord Difficile de ne pas penser à la série d’Adam Price Borgen, qui a clairement servi de référence aux trois créatrices de Pandore. « Bien sûr, on s’est inspirées de Borgen, mais aussi de The Killing, ou de Succession, pour les jeux de pouvoir très musclés », confirme Savina Dellicour. Dans le même esprit, Pandore met en scène des personnalités dont les décisions et les actes pèsent sur le fonctionnement du pays et de ses institutions, pris dans l’engrenage du pouvoir. Pour Vania Leturcq, coréalisatrice, « le point d’accroche, dans les trois milieux, c’est l’humain au cœur des institutions, et comment un être humain se retrouve à des places de pouvoir. La question qu’on s’est posée au moment de l’écriture, c’est “quand tu es homme politique, journaliste, ou juge, quel être humain es-tu ? Est-ce que tes failles peuvent se répercuter dans tes relations de pouvoir ?”  ». Symboliquement, ces jeux de pouvoir se focalisent autour de la juge d’instruction, et d’une journaliste, parmi quelques autres personnages féminins mis au premier plan : la collaboratrice de l’homme politique, l’activiste, des avocates… Ecrite à six mains féminines, Pandore veut aussi interroger la question des femmes et de leur place dans la société belge. Vania Leturcq : « Même si on nous l’a parfois dit, être un homme et être une femme, cela n’est pas pareil. Les inégalités continuent à exister, et en tant que femme, il reste beaucoup d’obstacles auxquels on peut être confrontée ». D’où le choix d’un personnage principal féminin fort, à une haute fonction dans le monde de la justice, que la série place d’emblée dans un dilemme cornélien, avec une histoire de fraudes qui implique le propre père de la juge, dès la première scène. Si elle fait le choix de la raison, la juge Delval se heurte ensuite à de multiples reprises à cette obligation de trancher entre privé et professionnel, et de faire barrage à ses émotions. Yoann Blanc en politique opportuniste La série donne aussi quelques beaux rôles masculins, en particulier à Yoann Blanc, dans un autre registre que celui du flic de La Trêve. L’acteur d’origine suisse y campe Mark Van Dijck, le politique opportuniste, prêt à tout pour servir son ambition politique, et qui sera rattrapé par son mensonge liminaire, lui qui, comme on le sait dès le départ, a assisté et filmé le viol de la jeune fille, sans bouger, avant de le publier en ligne. Combien de temps ce secret tiendra-t-il ? C’est un des enjeux principaux de Pandore. Ce personnage d’homme retors, les conceptrices de Pandore reconnaissent avoir dû apprendre à l’apprécier. « En miroir avec la juge, il nous fallait un homme dans un rôle de pouvoir. Beaucoup de choses nous interpellaient dans l’actualité, au début de l’écriture, en 2016-2017 : le Brexit, Orban en Hongrie, la situation politique au Brésil, les fake news… Partout, on voyait les choses se tendre », se souvient Savina Dellicour. « Le plus difficile a été de ne pas le juger, de ne pas en faire un personnage à charge. On a dû apprendre à l’aimer, à le comprendre pour le faire exister. On s’est inspirées de plein d’hommes politiques qui utilisent des techniques de peur pour asseoir leur autorité ». La production de Pandore, issue du fonds séries de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a notamment bénéficié de l’aide du grand-duché de Luxembourg et de la plateforme française Salto, où la série sera disponible dès le 18 février, une semaine après sa diffusion en Belgique. Très ancrée dans la vie bruxelloise, elle trouve un bel équilibre entre les réalités locales et les questionnements universels. Sans trop de concessions – notamment au niveau du casting, qui veut refléter la diversité de la population bruxelloise. Mais sans non plus plonger le spectateur dans les arcanes de la vie politique ou médiatique avec la même précision que dans Borgen, qui ne craignait pas d’exposer dans la nuance les mécanismes derrière les décisions gouvernementales, ni de montrer l’envers de l’écran télévisuel. « On n’a pas voulu gommer l’aspect belgo-belge », défend encore Vania Leturcq. « Mais on n’a pas voulu rendre tout cela trop compliqué, parce que nous-mêmes, quand on cherchait à aller plus loin, on faisait le constat qu’on n’y comprenait plus rien ». Pas sûr que dix épisodes auraient en effet suffi à faire le tour de la question… La RTBF a dévoilé « Pandore », avec Anne Coesens et Yoann Blanc dans les rôles principaux, série à suspense ancrée dans la vie politique, médiatique et judiciaire belge, à la manière d’un « Borgen ». Par Cédric Petit Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:31
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Aïssa Maïga à propos de «Marcher sur l’eau»: «Régler la question de l’eau réglerait beaucoup de choses»
Aïssa Maïga à propos de «Marcher sur l’eau»: «Régler la question de l’eau réglerait beaucoup de choses» «Je voulais capter l’âme sahélienne. Abderrahmane Sissako m’a appris que la réponse à opposer à la pauvreté est l’esthétique comme un regard politique et comme un devoir moral envers ces personnes.» - D.R. On devrait voir prochainement la Française Aïssa Maïga, née à Dakar d’un père malien et d’une mère sénégalaise, dans Quand tu seras grand, de Andréa Bescond et Eric Métayer, et dans la série anglaise The fire Index avec Josh Hartnett. Découverte chez Cédric Klapisch et Claude Berri, nommée pour le César du meilleur espoir en 2007 pour Bamako , d’Abderrahmane Sissako, second rôle remarqué dans des grosses productions comme dans le cinéma d’auteur, Aïssa Maïga est une artiste engagée, notamment à travers l’ouvrage collectif Noire n’est pas mon métier. Mais la réalisation de Marcher sur l’eau, mi-fiction mi-documentaire, est plus qu’une révélation. Car raconter une histoire derrière la caméra était un de ses rêves les plus puissants. On a d’abord envie de souligner la beauté de votre film, tant les gens que les paysages. Etait-ce important de filmer « beau » ? C’était un besoin. Je peux le résumer à travers une phrase que m’a dite le cinéaste Abderrahmane Sissako, qui m’inspire et qui m’accompagne car il est un phare dans sa démarche politique, esthétique, cinématographique : « ce qui est très compliqué pour nous qui sommes du continent africain, c’est qu’on veut rendre compte de certaines difficultés mais en faisant cela, on se heurte à une très grande pauvreté. La réponse à opposer à cela pour mieux en rendre compte, c’est l’esthétique. L’esthétique comme un regard politique et comme un devoir moral envers ces personnes. » Pour moi, il avait tout dit. Il me semblait important de capter ce qui est, à mes yeux, l’âme sahélienne, sachant que le Sahel est composé de peuples divers mais tous vivent dans les éléments, font face à un climat difficile, à des saisons contrastées. Il y a une posture des corps, une tenue des têtes. Des regards, les étoffes, la lumière, les paysages. Je voulais capter quelque chose qui me manque de manière chronique depuis l’enfance car je suis reliée à cette terre et en même temps, je suis française. Vous filmez les paysages en utilisant des drones, ce qui donne des plans magnifiques. Ce choix s’est-il imposé directement ? Quand on est actrice et qu’on passe à la réalisation, c’est une drôle de place. On part avec un désir très fort, on a l’expérience des plateaux mais on a peur. J’avais un trac énorme de ne pas être à la hauteur du sujet, des gens qui vivent cette situation tous les jours. J’ai rassemblé des photos et ce fut un support de discussion formidable avec le chef opérateur. On a pu élaborer les possibles du film. Et traduire cela de façon très concrète en matériel technique. J’ai dit oui à tout car on savait qu’on serait loin et que si je changeais d’avis en cours de route, je n’aurais pas d’autre choix que d’utiliser ce qu’on a. Mon chef opérateur a pris le maximum dont des drones. Je ne savais pas si j’allais les utiliser. Puis on s’est rendu compte que c’était un moyen de capturer les saisons mais aussi de dire l’absence. J’ai toujours ressenti le manque vis-à-vis de ma famille du Mali et c’était relié aux paysages car avant de retrouver ma famille, je retrouvais les paysages. Pour moi, ils sont chargés d’émotion. Vous êtes une artiste engagée comme l’a prouvé notamment votre livre « Noire n’est pas mon métier ». Vous sentez-vous une responsabilité en lien avec vos racines ? Exactement. Mais tout d’abord, quand j’ai vu les moyens que mon producteur mettait pour réaliser ce film, je me suis sentie responsable. Il fallait que ce que j’allais faire soit valable. Plus profondément, le poids des images, je connais, je l’expérimente, je le vis. J’ai souvent vécu le décalage entre ce que je voyais aux infos et mon vécu. Donc j’ai une hypervigilance. Parler du réchauffement climatique, parler du manque d’eau, c’est politique même si ce n’est pas la porte d’entrée de mon film. J’ai fait très attention à tous les symboles qui sont convoqués dans le film, y compris l’ONG. Dans votre film, vous donnez la parole aux femmes, aux enfants… Quand je suis arrivée, je me suis sentie très accueillie. J’ai trouvé les femmes peules très vivantes, dans la volonté de l’échange verbal, de tisser un lien. Mais dès que les hommes étaient là, chacun restait bien à sa place. Donc, j’ai proposé aux femmes d’avoir la parole. Pour que les gens comprennent la problématique, il fallait avoir le point de vue de tout le monde. Je n’ai pas dû insister. Je n’ai pas l’impression d’avoir fait un exploit car les producteurs comme toute la société sont à l’écoute. Même si les femmes font face à de grosses difficultés, s’il y a des résistances sur des sujets touchant l’égalité homme-femme, la période est extrêmement propice à la libération de la parole. Ce qui est moins évident, c’est de donner la parole aux enfants dans un film qui n’est pas pour enfants. Mais je n’ai pas eu à me battre. J’étais entourée d’une intelligence collective. Quelle fut la plus grande difficulté de ce tournage ? La scène de forage, via une ONG (Amman Imman). Le projet du film existait avant mon arrivée. Le journaliste Guy Lagache, qui avait eu l’idée originale, avait fait de repérages au Togo, au Niger, puis a été nommé à la tête de Radio France. Le producteur qui cherchait quelqu’un d’autre a pensé à moi. Quand j’ai accepté, l’idée était que le film montre une perspective positive à travers un puits. Mais personnellement, j’ai un regard très critique sur les ONG car même s’il y a des gens formidables sur le terrain, quand on regarde cela à l’échelle historique, cela fait partie d’un écosystème problématique pour le continent africain. Donc ce fut, d’un point de vue politique, la partie la plus difficile à gérer pour moi. C’est pourquoi j’ai réduit au maximum la présence de cette ONG car on tombe très vite dans la symbolique du sauveur blanc. Une des conséquences du manque d’eau, c’est la déscolarisation des enfants puisqu’ils doivent aller chercher de l’eau à des kilomètres… Oui, c’est très compliqué pour eux de suivre un programme alors qu’ils sont absents des heures et des heures durant pour aller chercher de l’eau. C’est très difficile aussi pour l’enseignant car il y a un tel absentéisme pour une raison vitale. Les conséquences en cascade à cause du manque d’eau sont multidimensionnelles en termes de santé pour toute la famille mais spécifiquement pour les enfants en bas-âge. La mortalité infantile est très élevée. Toutes les tâches du foyer sont rendues difficiles quand l’eau manque. Il y a un poids sur les épaules des femmes qui empêche une évolution positive de leurs droits. Si on règle la question de l’eau, on règle beaucoup de choses. Votre film est à la fois fiction et documentaire. Pourquoi ce choix ? Je ne voulais pas une voix off style reportage. Je voulais raconter une histoire derrière la caméra. C’était un de mes rêves les plus puissants. Je voulais des protagonistes très forts et que le public soit en empathie avec eux. Je me suis amusée à construire l’esthétique, la narration, le rythme. J’ai pris les outils de la fiction pour les mettre au service du documentaire. J’avais peur car je ne voulais pas déformer la réalité. Je me suis sentie accompagnée et libre grâce à mon producteur qui m’a aidée à faire confiance à ma sensibilité. On sent que vous avez trouvé une nouvelle voie où vous épanouir… Absolument. Juste avant le documentaire Regard noir et Marcher sur l’eau, je développais un documentaire sur mon père qui était un journaliste très engagé, proche du président burkinabé Thomas Sankara, mort à 33 ans, empoisonné, dans des circonstances troubles. J’avais huit ans et j’ai grandi avec cette absence mais cela m’a construite et j’ai une très belle existence. J’ai toujours l’intention de faire ce film sur le parcours politique de mon père. Pour l’instant, je réalise un court-métrage dans le cadre des talents de l’Adami et je m’éclate. J’adore le travail en équipe. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans le village de Tatiste où vous avez tourné, à 15 heures de route de Niamey, la capitale du Niger ? Une impression de déjà-vu dans les liens avec ce que je connais de ma famille, du côté malien, dans les visages car ma grand-mère était peule. Mais aussi une extrême difficulté face à la question de l’eau. Car même des gens de Niamey qui faisaient partie de l’équipe étaient très choqués de leur situation. Cette réalité que je montre est spécifique. Tous les Africains ne connaissent pas ça. Donc les Africains citadins ont un choc en voyant le film. Faisant suite à votre ouvrage « Noire n’est pas mon métier », où en est la diversité dans le cinéma français ? Mon ressenti importe peu car il est partiel et partial. Il faut être rationnel sur le sujet. Je me base sur des données, des enquêtes et les chiffres sont très alarmants. Appréhendez-vous les présidentielles ? Oui. Il y a le climat actuel et les résultats. Quand je vois la place que prennent certains discours xénophobes, racistes, sexistes, je me dis qu’on perd un temps précieux, on nous pollue l’esprit, on nous décourage. C’est la honte ! Je continue d’y croire mais je suis déçue des personnalités politiques. Quand je vois le délitement de la gauche et l’incapacité à s’unir, je ne comprends pas. Il y a tant d’urgences sociales dans ce pays ! Après son ouvrage « Noire n’est pas mon métier », l’actrice et réalisatrice Aïssa Maïga alerte sur les effets du réchauffement climatique en Afrique dans un film lumineux d’humanité. Par Fabienne Bradfer Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:31
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Trois sites à l'étude pour le nouvel antre de l'Union Saint-Gilloise
Passée en un an de l'antichambre du football belge à la première place de la D1A, l'Union Saint-Gilloise est à la recherche d'un stade répondant à ses ambitions grandissantes et ses résultats actuels. Mardi, le club a participé à une réunion au cabinet du ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, en présence du secrétaire d'État Pascal Smet, des représentants des administrations concernées, et des bourgmestres de Forest et de Saint-Gilles.
www.7sur7.be
Le télésiège est devenu «fou»: les skieurs ont été obligés de sauter dans la neige pour ne pas finir écrasés! (vidéo)
Vendredi dernier, un télésiège de la station de ski de «Bears Town» à Pocheon, en Corée-du-Sud, a connu un gros problème de fonctionnement… Le télésiège est littéralement devenu «fou». Partant en arrière, les skieurs n’ont pas eu le choix: ils ont dû sauter!
Sudinfo.be
La Juve casse la tirelire pour Vlahovic
La Juve casse la tirelire pour Vlahovic Dusan Vlahovic, futur Bianconeri. - Photo News À bientôt 22 ans, Dusan Vlahovic a décidé qu’il était temps de donner à sa carrière une impulsion supplémentaire. L’attaquant serbe avait déjà prévenu l’été passé qu’il ne prolongerait pas son contrat avec la Fiorentina, en cours jusqu’en juin 2023. Il avait également clairement identifié sa future destination : la Juventus. La Premier League ne l’intéresse pas (encore), il veut donc rester en Italie. Mieux : il a d’ores et déjà conclu un accord, portant sur 4 années vraisemblablement, avec le club turinois à hauteur de 6 millions € (+ bonus) par an. Vlahovic n’était ni pressé ni démotivé. Il pouvait attendre juin et continuer d’empiler les buts pour la « Viola » : 49 en 109 matches depuis ses débuts au stade Franchi, il y a 3 ans ; 17 rien que pour la saison en cours. Mais sa seule volonté n’aurait pas suffi pour que le puzzle de son transfert soit complet. Il fallait la disponibilité de la Fiorentina à s’en défaire au beau milieu du championnat, et celle, financière en l’occurrence, de la Juventus à l’acquérir aux conditions du vendeur : 70 millions € minimum « sans échelonnement de paiement ni joueurs en contrepartie. » Or, en quelques heures, l’affaire a pris une tournure quasiment définitive (examens médicaux annoncés pour ce week-end) avec, en déclencheur, l’ouverture du directeur sportif viola, Daniele Pradé, devant les caméras de « SportItalia », lundi soir. « On est prêt à le vendre, y compris à la Juventus. » Oui y compris à la Juventus, l’ennemie viscérale des Florentins. Le passage de Roberto Baggio d’un club à l’autre en 1990 avait provoqué des émeutes dans la ville toscane. Hier, après l’interview du dirigeant sur la chaîne privée et la révélation de l’accord contractuel entre le Serbe et la Juventus, la demeure de Vlahovic a été placée sous la surveillance policière après l’apparition de banderoles à son encontre ! À contre-cœur, la Fiorentina a par conséquent dû se rendre à la volonté exclusive du joueur qui empêchait toute surenchère autour de son nom et, de surcroît, inviter la Juventus à la table des négociations sous peine de perdre beaucoup d’argent. Vlahovic n’aurait plus valu que 40 millions en juin… De son côté, la Juventus n’attendait que ça et elle avait, apparemment, déjà mis de côté la somme à consacrer à un attaquant du top-5 après le départ inopiné de Ronaldo. Et si le Portugais ne l’avait pas abandonnée très tardivement, vers la fin du mois d’août, la Juventus aurait sans doute déjà fait le forcing pour Vlahovic au dernier mercato. Par effet domino, le Barça, qui assure qu’il a la latitude pour l’inscrire, va pouvoir reprendre contact avec Álvaro Morata. En effet, Allegri avait déclaré que l’Espagnol, en prêt de l’Atlético, ne partirait qu’à la seule condition qu’un attaquant du top-5 arrive. Avec Vlahovic, il va être servi. À l’entraîneur à présent de faire en sorte que le Serbe soit moins isolé et mieux servi que ses prédécesseurs l’ont été cette saison à cause d’un jeu plus que souffreteux. Les dirigeants des deux clubs se retrouveront une nouvelle fois vers la fin de cette saison pour régler le transfert de Chiesa, blessé jusqu’à l’automne prochain. En cas de qualification pour la Ligue des champions, la Juventus sera obligée de verser 40 millions à la Fiorentina pour définitivement clôturer la vente. Le club a accepté les conditions de la Fiorentina : près de 70 millions et quelques bonus pour arriver à 75. Par R.M. Le 25/01/2022 à 18:28
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Un thriller à multiples entrées
Un thriller à multiples entrées Au moment où elle prononce un discours d’anniversaire de son père, riche industriel, Claire Delval, juge, apprend que ce dernier est impliqué dans l’affaire de corruption qu’elle instruit depuis des années. Stop ou encore ? Elle fait le choix de la probité, quitte à en payer le prix. Pendant ce temps-là, à deux mois des élections, Mark Van Dijck se rêve tête de liste de son parti. Témoin d’un viol collectif sur une jeune activiste, il y voit une occasion de mettre en avant ses idées aux forts relents populistes, au mépris de la victime, et d’asseoir son assise populaire, en particulier dans les médias où il devient omniprésent. Co-réalisé par Vania Leturcq et Savina Dellicour (Tous les chats sont gris), Pandore tient toutes ses promesses et ouvre effectivement toutes les boîtes, politiques, médiatiques, judiciaires, mettant par ailleurs le doigt sur les questions de l’intégration et de l’égalité hommes-femmes. Le pari est fort bien tenu, pendant les quatre premiers épisodes qui orchestrent efficacement la tragédie du pouvoir, à l’ombre du palais de Justice de Bruxelles et dans les murs du Parlement fédéral. La suite, avec la romance entre Delval et Van Dijck, ramène la série sur des territoires plus courus. Si le propos est riche, le casting ne l’est pas moins, avec la présence à l’écran d’une belle galerie d’acteurs belges et luxembourgeois parmi lesquels Salomé Richard, Myriem Akheddiou (machiavélique), Mélissa Diara ou encore, côté masculin, Vincent Lecuyer et Nouredinne Farihi, superbe commissaire de police. A noter que les dix épisodes de la série, diffusés en 5 soirées sur la Une, seront disponibles sur Auvio dès le 13 février. Binge watching en vue ! Le 25/01/2022 à 18:28
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Mike Mills à propos de «C’mon C’mon»: «Les enfants changent votre perception du monde»
Mike Mills à propos de «C’mon C’mon»: «Les enfants changent votre perception du monde» « Le fait d’être vraiment radicalement nécessaire à quelqu’un change votre cœur d’une étrange manière. Un enfant peut enrichir, étirer et augmenter les enjeux de tout. » - Tobin Yelland Auteur des clips de Moby, Yoko Ono, Air ou plus récemment de The National (notamment de I Am Easy to Find, court-métrage avec Alicia Vikander), l’Américain Mike Mills se distingue aussi ces dernières années dans le cinéma indépendant grâce à des films sensibles, humains et poétiques. On lui doit ainsi Beginners (2011), l’histoire d’un jeune graphiste (Ewan McGregor) qui, après la mort de son père (Christopher Plummer) qui a fait son coming-out sur le tard, rencontre une Anna (Mélanie Laurent), une actrice dont il tombe amoureux. Ou encore 20th Century Women (2016) avec Annette Bening, pour lequel il a été nommé à l’Oscar du meilleur scénario original. Un terrain profondément personnel qu’il explore aujourd’hui encore à travers C’mon C’mon. Au centre, Johnny (Joaquin Phoenix), journaliste radio célibataire et plutôt solitaire, qui doit prendre soin de son neveu Jesse (Woody Norman), un enfant qu’il connaît peu mais qui va ouvrir ses perspectives sur la vie. « Beginners » était inspiré par l’histoire de votre père. « 20th Century Women » par votre mère. Est-ce que « C’mon C’mon » parle plus de vous que vos autres films ? Je dirai que c’est un film sur moi qui observe mon enfant, qui est impacté par son arrivée, et simplement sur moi qui suis un adulte dont la vie et le cœur sont changés par un enfant. Vous êtes devenu père il y a presque dix ans maintenant. Qu’est-ce que ça a changé dans votre manière de voir le monde ? Est-ce que ça a changé l’artiste que vous êtes ? Oh oui, ça a absolument tout changé. Je veux dire qu’un enfant change votre vie ne serait-ce que structurellement. Et j’adore être père donc j’y investis beaucoup de temps. Ça change la manière de vivre simplement parce que vous devez prendre soin de cette personne. Ça vous permet de mieux vous comprendre, de comprendre votre propre enfance, l’amour… Et le fait d’être vraiment radicalement « nécessaire » à quelqu’un qui vous fait simplement confiance change votre cœur d’une étrange manière. Un enfant peut enrichir, étirer et augmenter les enjeux de tout. Je ne voudrais pas avoir l’air de faire sonner ça comme quelque chose d’incroyable et de profond. Être parent est à la fois beau et difficile. La privation de sommeil est absolument géniale (sourire). Cette privation de sommeil vous rend vraiment stupide, irritable, fou. C’est humiliant. Extrêmement humiliant. Quand comprenez-vous qu’une histoire qui vous est proche doit devenir un film ? Et comment trouvez-vous la bonne distance ? Les films sont quelque chose d’énorme. Par exemple, vous vivez dans un pays différent du mien et pourtant vous regardez mon film. J’essaie en fait de vous parler et de parler à un tas de gens comme vous. C’est un grand privilège et une grande responsabilité que de faire un film suffisamment bon pour que des gens prennent deux heures de leur temps pour le regarder. Il faut donc que j’y mette le meilleur de moi-même. Ce que je peux apporter au monde, c’est une forme de vérité, d’authenticité ou de profondeur. Pour moi, ça signifie parler des personnes que j’ai observées pendant de longues périodes et que j’aime. Pas « aimer » comme un joli mot mais comme un entrelacement entre ma vie et mon identité. Quelque chose qui ait un impact profond sur mon cœur, ce qui est très mystérieux pour moi. Il y a quelque chose qui hoche la tête vers moi et je ne comprends pas. Très bien : j’écris à partir de là. Mon pari est de communiquer cela avec des étrangers, mieux que si j’écrivais à propos de choses dont je n’ai pas fait l’expérience. Que cet espace très personnel est plus commercial, plus public, plus communicable. C’est le genre de fermier que je suis (sourire). C’est ma manière de faire de la nourriture. Ce serait assez simple de conclure que vous êtes proche du personnage de Johnny. Mais avez-vous aussi des points communs avec Jesse ? En fait, ce film est comme mon rêve. J’ai créé tout le monde, donc ils disent tous mes mots. Ils viennent d’endroits que j’ai créés. Donc ils sont tous moi (rire). C’est un jeu vraiment très étrange… Au départ, ils viennent d’un endroit très personnel puis au fur et à mesure du processus d’écriture, ça devient de plus en plus une histoire et de moins en moins ma vie. Puis vous rencontrez les acteurs et ça devient leur histoire. Lorsqu’un acteur me demande comment devrait être telle ou telle chose, je lui demande d’ailleurs comment lui ressent les choses . Comment il aurait fait ? Ça devient une drôle de chorégraphie entre qui ils sont et qui je suis. Souvent les gens me disent que mes films sont très personnels… mais le sont-ils en fait vraiment ? Ils sont personnels pour moi, mais aussi pour Woody, pour Joaquin, pour Annette Bening et Christopher Plummer. Je dois bien avouer que je ne comprends pas tout à fait moi-même. Vous aimez d’ailleurs laisser une vraie marge de manœuvre aux acteurs sur le tournage. À quel point le film est-il différent du scénario d’origine ? Le scénario est très écrit et beaucoup d’adaptations sont faites au moment de la préparation, juste en parlant : en tant que scénariste, je me dis que ce qui vient d’être dit est par exemple très intéressant. C’est juste une question de comprendre en profondeur votre propre matériel. Parfois les acteurs remplacent mes mots et ça pousse les autres à rester vivants, ça sonne plus juste. Ce que l’on ressent à l’écran dépend aussi beaucoup des acteurs que vous avez choisis. Il y a une vraie chimie entre Joaquin et Woody. Comment avez-vous su que ce serait le cas ? En fait, on ne sait jamais vraiment si ça va fonctionner jusqu’à ce qu’on tourne. Même avec quelqu’un que je respecte autant que Joaquin. C’est juste que j’ai senti que c’était quelqu’un de très émotionnellement disponible, disposé à être vulnérable, très intelligent, très drôle, anti-cliché, humain. Woody était si intelligent, si drôle, avait une vraie conscience de lui-même mais ne jouait pas pour la caméra. Ça peut paraître être un détail mais c’est énorme. Spécialement lorsqu’on est face à un enfant-acteur. Il y avait un tas de points positifs en fait et en tant que réalisateur, vous faites simplement le pari que ça va fonctionner. Souvent, les enfants permettent de rester en contact avec la réalité. D’ailleurs, Jesse a un côté très adulte. Je pense que ces éléments viennent de mon enfant, qui a aujourd’hui neuf ans et qui en avait six lorsque j’ai commencé à écrire cette histoire. Il a toujours ces sortes d’observations très sophistiquées et très adultes du monde. C’est en fait quelque chose qui est présent chez pas mal d’enfants. Nous avons tendance à les réduire à quelque chose de mignon, de moins intelligent que ce qu’ils sont réellement. Et Woody est tout à fait comme ça. Donc lorsque j’ai rencontré Woody, j’ai su qu’il était la bonne personne pour le rôle. Certains réalisateurs font des films pour changer le monde. Diriez-vous que vous faites des films pour mieux vous comprendre ? Et pour permettre aux gens de se comprendre eux-mêmes ? Si c’est le cas, qu’avez-vous appris de vous à travers ce film ? C’est une très grande question que je me pose souvent. Mais à laquelle je ne trouve en fait pas de réponse. Je dois voir les choses étape par étape : est-ce que c’est réel pour moi ? est-ce que j’y crois ? est-ce que ça a l’air authentique ? est-ce que je parle de la vraie vie d’une manière unique ? Oui ? Alors ok, je pense que ça peut se connecter à d’autres personnes. Je ne peux pas changer le monde. Je me sens chanceux d’avoir cet étrange privilège et responsabilité de demander à des gens de regarder un film pendant deux heures. Ce que je peux donc faire, c’est de proposer quelque chose de vrai et de réel. Laisser de l’espace pour la vulnérabilité, pour la compréhension qui est uniquement possible par vous. Les gens disent souvent qu’on peut uniquement écrire à propos de choses que l’on connaît. L’écrivain et penseur américain Henry David Thoreau disait que l’on peut uniquement écrire à propos de choses qu’on aime ou faire des choses qui concernent des choses que l’on aime profondément. Et je crois que c’est vrai. Après « Beginners » et « 20th Century Women », l’Américain Mike Mills revient avec  n film doux et sensible en lien avec l’enfance. Par Gaëlle Moury Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:28
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Frédéric Beigbeder : "Mon passé évolue"
L’auteur a profité de l’immobilité du monde pour dresser l’état des lieux de sa vie. Rencontre.
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Franse waterreus stapt in Charleroi in PET-recyclage
18:26 In Charleroi is het startschot gegeven voor de bouw van een fabriek die oude petflessen recycleert tot nieuwe. 'België was een logische keuze', zegt topman Luc Baeyens van de Franse waterproducent Sou...
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Stephan Streker à propos de «L’ennemi»: «Je voulais questionner la vérité et parler de la Belgique»
Stephan Streker à propos de «L’ennemi»: «Je voulais questionner la vérité et parler de la Belgique» «Le travail avec Jérémie et Alma a été ce que j’ai connu de plus élevé d’un point de vue cinématographique.» - DR Il est en interview un peu comme sur un plateau télé : volubile, passionné, rempli d’une folle énergie. Presque cinq ans après la sortie de Noces, film au succès publique et critique basé sur le meurtre d’honneur de Sadia Sheikh, Stephan Streker revient avec L’ennemi, son quatrième long-métrage cette fois librement inspiré par l’affaire Wesphael. Au centre, Jérémie Renier, qui se mue en Louis Durieux, homme politique emprisonné à la suite de la mort de sa femme dans un hôtel d’Ostende. Un film qui ne cache pas son inspiration, sans la mettre particulièrement en avant. « C’est signalé pour une question d’honnêteté intellectuelle, dit ainsi le réalisateur. S’il n’y avait pas eu cette affaire, sans doute que l’idée de faire ce film ne me serait pas venue. Mais après, j’ai tout inventé. Je n’ai gardé que les éléments qui m’intéressaient. » Vous considérez « Noces », votre film précédent, et « L’ennemi » comme un diptyque. Ils sont tous deux inspirés par un fait divers. D’où vient cet intérêt ? Au-delà du mot « fait divers », je dirai qu’ils sont inspirés d’une histoire vraie. Ce qui rappelle que, à mes yeux, ce qui est le plus important lorsqu’on raconte une histoire dans le cadre d’une fiction, c’est le point de vue. L’histoire est la même mais devient autre chose en fonction de l’artiste qui s’y colle. C’est ce regard, cette spécificité qui sont intéressants. Mon intérêt pour ces deux histoires tient à chaque fois d’un moment de bascule. Pour L’ennemi, il s’est produit à la suite d’une discussion avec quelqu’un que j’apprécie beaucoup et qui m’avait fait la démonstration du fait que cet homme politique était évidemment innocent. Puis j’en ai parlé avec quelqu’un d’autre l’après-midi même. Il connaissait très bien l’affaire et pour lui, il était coupable. Je me suis alors rendu compte que l’avis de ces deux personnes en disait plus sur elles-mêmes que sur l’affaire. Ça m’a tout de suite intéressé de raconter l’histoire d’un personnage qui a vécu quelque chose de dramatique, mais dont les certitudes viennent d’ailleurs. Est-ce qu’il est vrai qu’il ne se souvient de rien ? Je ne sais pas. Mais cette histoire me permettait de questionner la vérité, l’intime conviction, de raconter une grande histoire d’amour à la fois passionnelle et toxique, de faire un film qui dit énormément de choses sur la Belgique. Et tout m’est venu d’un coup. Je voulais faire un film qui célèbre le doute plutôt que la certitude, les questions plutôt que les réponses. Je crois très fort au point de vue. Un artiste se doit de porter un point de vue sur l’histoire qu’il raconte. Mais le jugement moral, comme pour Noces, je le laisse au spectateur. Le film joue avec la perception de la réalité. N’y a-t-il pas une forme de danger lorsqu’on fait cela à propos de quelque chose qui est, même lointainement, inspiré de quelque chose qui s’est effectivement passé ? Je suis persuadé que le cinéma produit une forme de vérité par le mensonge. Mais tout est faux, écrit, joué, recommencé, monté. Le personnage de Louis Durieux ne ressemble pas physiquement au personnage dont il est inspiré. Tous les personnages autour de lui sont fictifs. La question de l’équilibre est très simple : c’est 100 % faux. On raconte une histoire par les moyens du cinéma que sont l’image, le son et le temps. Est-ce que ce fait divers vous permettait de raconter une histoire que vous aviez d’une certaine manière en tête ? Intégralement. En tout cas ça me donnait envie de raconter une histoire que je trouvais passionnante à raconter. L’époque est un peu bizarre. Maintenant, il y a une polarisation complète à cause des réseaux sociaux. Pour cette histoire, c’est #coupable, #innocent. À mes yeux, c’est la responsabilité du cinéma que de respecter la complexité des choses, le mystère et d’apporter quelque chose de beaucoup plus articulé. Parce qu’on a le temps de le faire. Je raconte une histoire, je propose un spectacle cinématographique auquel les gens adhèrent ou pas. Ce qui est intéressant, c’est qu’à l’étranger ou en Flandre, les gens ne connaissent pas cette histoire. Tout le débat concerne ce qu’est le film, c’est-à-dire notamment un film sur la Belgique. Un pays où un homme politique, dont on dit dans notre film qu’il est quasiment Premier ministre mais qui ne parle pas flamand. Qui n’est pas reconnu alors que c’est une célébrité. Il y a des erreurs de traduction qui ont existé dans l’histoire vraie. Je dirai que le film en dit beaucoup sur ce pays improbable qui est le nôtre. Quel est l’élément qui vous incite à faire un film au départ ? Ce sont les dialogues et la confrontation aux personnages. J’ai par exemple très vite écrit cette scène où ce fils de fiction reproche à son père l’alcool. C’est d’ailleurs la seule remarque que je m’autoriserais sur la vraie histoire : s’il n’y avait pas eu l’alcool, il n’y aurait pas eu de drame. Ça vaut pour Louis Durieux et pour l’affaire réelle. Comment votre choix s’est-il porté vers Jérémie Renier ? Je savais que c’était un acteur extraordinaire mais j’ignorais que c’était un énorme bosseur. Et ce n’est pas habituel dans le cinéma français alors que ça l’est dans le cinéma américain. Il a apporté énormément. À un moment, j’avais l’impression qu’on faisait le film à deux. C’était génial, je n’ai jamais connu ça. Il s’est vraiment dédié. Il voulait aller le plus loin possible et à la limite, c’est moi qui le retenais. Il proposait plein de choses et c’est ça que j’adorais. Dès que Jérémie a été là, j’ai vraiment fait le reste de la distribution avec lui. C’est lui qui a suggéré Emmanuelle Bercot et Alma. Le travail avec Jérémie et Alma a été ce que j’ai connu de plus élevé d’un point de vue cinématographique. Ils ont osé. On a cherché ensemble. Très tard dans le processus, j’ai d’ailleurs réalisé le nombre de réalisateurs présents : Jérémie ; Emmanuelle Bercot, réalisatrice plus prestigieuse que moi ; Alma, qui réalise des clips, Félix (Maritaud) qui va réaliser un court-métrage ; Bruno Vanden Broecke, qui prépare un court-métrage. J’ai constaté que c’était un avantage parce que c’était des gens qui comprenaient mes demandes. Est-ce qu’au fur et à mesure des films que vous réalisez, au fur et à mesure de vos rencontres, vous avez l’impression de vous transformer en tant que réalisateur ? Absolument. J’espère. Changer ne veut pas dire se perdre, ça veut dire grandir. Je n’espère qu’une chose : être altéré par les choses que je vis et qui me rendent meilleur. J’étais beaucoup plus casse couilles avant. J’avais un ego beaucoup plus gros. La vie sert à se libérer de ce genre de choses et il y a encore beaucoup de choses dont je dois me libérer. Comme quoi ? J’estime qu’on doit essayer d’être le plus léger possible. Se libérer des angoisses qui concernent l’avenir. Vivre l’instant présent au maximum. Quelle est votre plus grande ambition lorsque vous faites un film ? Toucher les gens de partout, y compris les plus populaires. J’adore être aimé des cinéphiles mais aussi des gens qui vont au cinéma comme ça (moins régulièrement). Avec Noces, j’ai eu des gens en larmes physiquement. C’est rare. Je vais me faire une petite vanité : mon père est mort en 1996 et son réalisateur préféré était Costa Gavras. En 2018, Noces a été nommé aux César dans la catégorie meilleur film étranger aux côtés de, excusez du peu, La La Land, Dunkerque, The Square et Faute d’amour. Nous étions donc au Fouquet’s avec mes acteurs et mes producteurs. C’est là que j’ai rencontré Costa Gavras qui m’a félicité pour Noces et qui m’a dit que tout ce qu’il aimait dans le cinéma s’y retrouvait. Mes jambes tremblaient. Le fait qu’il y ait eu ça, ce n’est pas que ça me valide, je n’en ai pas besoin. Mais c’est très important. Parce que quand on est artiste, on n’est pas forcément sûr de soi ? C’est très ambigu. Je ne suis pas du tout sûr de moi. J’ai plein de doutes. Mais il doit y avoir des points de certitude sinon tout s’effondre. Parfois, j’ai la certitude de quelque chose et heureusement. Ces dernières années, votre cinéma a pris une certaine direction. Avez-vous déjà en tête ce qui viendra ensuite ? Un polar qui s’appelle Du sang sur les mains, qui n’est pas inspiré d’une histoire vraie. Je suis très heureux parce que pour moi, le polar est à la fois la tragédie grecque, avec l’élégance du divertissement. Il y a un peu tout qui y est. J’ai aussi d’autres projets mais on ne sait pas encore exactement qui, quoi et c’est aussi ça qui est excitant. Il était temps que L’ennemi sorte parce qu’énormément de films sont en attente. Que mon film sorte en salles est donc un miracle et c’est parce que des gens y croient. Évidemment il terminera sur des plateformes et j’en suis très heureux mais pour moi, le cinéma c’est la salle. Inspiré par l’affaire Wesphael, le film de Stephan Streker (« Noces ») met en scène l’histoire d’un homme politique emprisonné après la mort de sa femme. Au centre, un Jérémie Renier transformé. Par Gaëlle Moury Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:25
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Alcool, tromperies... : Netflix déclenche une tempête en Egypte
Alcool, tromperies... : Netflix déclenche une tempête en Egypte C’était la sensation attendue du début d’année: le film réunit des acteurs connus du Liban et d’Egypte, les deux mastodontes de la pop culture arabe. Et il est le remake d’un long-métrage italien à succès, «Perfect Strangers» -- dont la version française, «Le jeu», a déjà fait un carton sur la plateforme en ligne. Trois jours après sa sortie, «Ashab wala Aaz», qui raconte un jeu entre amis qui tourne mal, figure en tête des dix films les plus regardés sur Netflix dans le monde arabe. Mais en Egypte, un avocat a saisi le ministère de la Culture et le service de la censure pour faire «interdire» un film qui, dit-il, «vise à briser les valeurs familiales» et le très zélé député Moustafa Bakri a réclamé une session extraordinaire du Parlement pour se pencher sur la question. Interdire Netflix L’histoire est celle de trois couples --deux Libanais, un Egyptien-- qui se retrouvent pour un dîner arrosé. Au cours de la soirée, ils acceptent de se prêter à un jeu: mettre leur portable sur la table et partager chaque message ou appel avec l’ensemble du groupe. Des épouses découvrent des maîtresses, des amis des trahisons, des maris des liaisons et le groupe que l’un d’eux est homosexuel, dans un quasi huis-clos. M. Bakri, lui, assure avoir scruté chaque plan. Résultat? «Il y a plus de vingt scènes pornographiques», assène-t-il --alors qu’aucune scène érotique, pas même un baiser, n’apparaît dans le film, que Netflix interdit aux moins de 16 ans pour son langage grossier. Le député, qui s’érige régulièrement en gardien des moeurs, est allé sur tous les plateaux des talk-shows les plus suivis du pays de 102 millions d’habitants pour réclamer rien moins que l’interdiction pure et simple de Netflix en Egypte. Le tort de «Ashab wala Aaz»? Montrer un père discuter avec sa fille de sa première relation sexuelle après la découverte de préservatifs dans son sac par sa mère et «défendre l’homosexualité alors que nous sommes une société orientale», accuse M. Bakri. «Il y a une différence entre ne pas dénoncer un phénomène et l’encourager», répond le critique de cinéma Tarek al-Chennaoui dans un pays où l’homosexualité n’est pas expressément prohibée mais où la répression des personnes LGBTQ+ s’est accrue depuis l’élection du président Abdel Fattah al-Sissi en 2014. Une actrice critiquée Et surtout, plaide M. Chennaoui, le cinéma égyptien n’a jamais été frileux. Il y a près de 20 ans, le public se ruait dans les salles pour «Sahr el-Layali», «Nuits blanches» en arabe, l’histoire de quatre couples qui se déchirent après un dîner entre amis avec, au menu, impuissance masculine, adultère et écarts entre classes sociales. Plusieurs films égyptiens, dont «L’Immeuble Yacoubian», adapté du roman d’Alaa Al-Aswani, ont déjà traité de l’homosexualité de manière explicite. Et comble de l’ironie, en 2016, le prix du meilleur scénario au Festival du film du Caire était décerné à... «Perfect Strangers»! Mais dans un pays où conservatisme et lecture rigoriste de l’islam n’ont cessé de progresser, une femme concentre toutes les critiques: l’unique actrice égyptienne de «Ashab wala Aaz», Mona Zaki. A l’écran, elle joue une femme prise entre une belle-mère qui la méprise et un mari qui ne la touche plus. A la ville, les internautes réduisent l’actrice -- qui jouait justement dans «Sahr al-Layali» aux côtés de son mari Ahmed Helmi à leurs débuts -- à son seul statut d’épouse. Plutôt que de s’adresser à elle, ils interpellent M. Helmi, l’un des acteurs égyptiens les plus célèbres qui, lui, n’est pas au casting de Netflix. «Comment a-t-il pu autoriser sa femme à jouer ce rôle?», écrit l’un. D’autres vont plus loin encore et lui demandent de la répudier immédiatement. «C’est un film courageux et original», rétorque sur Facebook Khaled Ali, grande figure de la gauche égyptienne. «Tout ce dont il parle existe bel et bien dans nos sociétés, n’en déplaise à ceux qui préfèrent l’ignorer, se taire ou attaquer». Netflix voulait frapper un grand coup avec sa première production panarabe «Ashab wala Aaz», «Les meilleurs amis du monde» en arabe. Objectif atteint: en Egypte, le plus peuplé des pays arabes, certains s’agitent pour le bannir et les autres se pressent pour le voir. Par AFP Le 25/01/2022 à 18:24
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Alerte jaune aux conditions glissantes et au brouillard jusqu'à mercredi matin
L'Institut royal météorologique (IRM) a émis mardi une alerte jaune aux conditions glissantes valable dans l'ensemble des provinces wallonnes, à Bruxelles ainsi qu'en Brabant flamand et dans le Limbourg.
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«L’ennemi»: un captivant labyrinthe de pensées
«L’ennemi»: un captivant labyrinthe de pensées Questionner la réalité, les masques que l’on revêt, les rôles que l’on joue : voilà ce qui anime Stephan Streker dans L’ennemi, son quatrième long-métrage. Presque cinq ans après la sortie de Noces, qui s’inspirait du meurtre de la jeune Pakistanaise Sadia Sheikh, le réalisateur belge trouve l’origine de son nouveau film dans un autre fait divers : l’affaire Wesphael. Une inspiration qu’il ne cache pas, « par honnêteté intellectuelle », mais dont il souhaite se libérer totalement. Pour lui, il ne s’agit que d’un prétexte pour évoquer des sujets qui l’interpellent. Bernard Wesphael est donc devenu Louis Durieux (Jérémie Renier), jeune ténor de la politique sans étiquette particulière. Un homme doué, à la relation passionnelle (et toxique) avec son épouse Maeva (Alma Jodorowsky). Si bien qu’une nuit, cette dernière est retrouvée morte dans leur chambre d’hôtel à Ostende. Et Louis est incapable de se souvenir de ce qu’il s’est passé. Le labyrinthe de pensées introduit par Stephan Streker dans L’ennemi est assez captivant. Un peu comme le personnage de Louis Durieux, on se perd dans différentes perceptions, dans différentes issues possibles, que le réalisateur filme de manière assez organique, avec un sens de la mise en scène, créant une certaine chimie entre les acteurs. Un film interpellant qui interroge nos perceptions, et aussi le pays complexe qu’est la Belgique. De Stephan Streker, avec Jérémie Renier, Alma Jodorowsky, Emmanuelle Bercot, Sam Louwyck, 105 mn. Les séances Un film interpellant qui interroge nos perceptions. Par Gaëlle Moury Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:22
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LIVE. Antwerp kan mits zege tegen STVV (even) over Club wippen
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Stephan Streker: "C’est la noblesse et la responsabilité du cinéma de respecter la complexité, le mystère"
Dans L'Ennemi, qui sort en salles ce mercredi, le cinéaste et chroniqueur sportif belge revient sur l'affaire Bernard Wespahel, pour sonder le mystère d'un homme dont il est impossible de déterminer la culpabilité ou l'innocence campé par un excellent Jérémie Renier...
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Onderwijsbarometer komt eraan: “Verplicht afstandsonderwijs zit er niet in"
De mosterd haalt hij bij het Overlegcomité, maar nu werkt Vlaams Onderwijsminister Ben Weyts (N-VA) aan een eigen onderwijsbarometer. Opvallend: ‘verplicht afstandsonderwijs’ zou er nergens instaan. “Met een barometer willen we vooral meer eenvoud brengen in de regels. Zo komt er hopelijk iets meer stabiliteit en voorspelbaarheid, al zal het virus zelf altijd onvoorspelbaar blijven.”
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Les Bourses européennes redressent le cap, le Bel 20 repasse au-dessus des 4 000 points
Après une véritable déconvenue généralisée, les marchés européens se rassuraient avec une remontée collective à la clôture.
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Hainaut: les carnavals seront annulés, sauf si certaines conditions sont remplies dans les prochaines semaines
Hainaut: les carnavals seront annulés, sauf si certaines conditions sont remplies dans les prochaines semaines La vague du variant omicron a un impact important en province de Hainaut. Le gouverneur faisant fonction de la province, Guy Bracaval, a indiqué mardi dans un communiqué que les bourgmestres du Hainaut, à l’issue de leur conférence tenue mardi, ont constaté « l’impossibilité d’organiser des activités carnavalesques et folkloriques en codes rouge ou orange, sur la base du baromètre validé par les autorités fédérales à partir du 28 janvier ». function get_dtkCxSegments() { if ('cxSegments' in localStorage) { // Récupération de cxSegments + initialisation de variables destinées à en limiter la longueur let cx = localStorage.getItem("cxSegments"), valueCx = cx.split(","), valueCxLimited = [], charLength = 0, limit = 2000; // Limitation de la longueur de la chaine de caractère for (var i = 0; i < valueCx.length; i++) { charLength = charLength + valueCx[i].length; if (charLength
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Gewonde studenten ontslagen uit ziekenhuis na schietpartij in Heidelberg
Drie studenten die maandag gewond raakten bij de schietpartij in een aula van de universiteit van Heidelberg in Duitsland zijn ontslagen uit het ziekenhuis. Ondertussen loopt het politieonderzoek verder om het motief van de dader te achterhalen.
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Un rebond du Bel 20 finalement prudent à 4.029,86 points
Bourse de Bruxelles - Un rebond du Bel 20 finalement prudent à 4.029,86 points Galapagos (46,47) chutait par contre de 2,22% en compagnie d'arGEN-X (228,50) et Solvay (105,15) qui cédaient 1,85 et 0,38%, UCB (87,08) regagnant par contre 0,79%. Aperam (48,69) avait viré de 0,63% à la baisse tandis qu'Umicore (33,02) et Melexis (89,90) remontaient de 1,26 et 0,50%. Proximus (17,96) et Telenet (33,78) avaient porté leurs gains à 2,69 et 0,54% alors qu'Orange Belgium (19,18) cédait par ailleurs 0,31%, bpost (6,93) regagnant 1,31%.   Econocom (3,39) se démarquait toujours à la baisse mais ne perdait plus que 2,7% alors qu'on remarquait les bonds de 7,8 et 6% d'Exmar (4,60) et Balta (3,50). Deceuninck (3,33) et Brederode (116,40) remontaient de quelque 4,4% tandis que des gains de plus de 3% étaient confirmés en KBC Ancora (42,36), Euronav (7,42) et Tessenderlo (34,25). Bekaert (41,32) et Kinepolis (53,70) regagnaient 2,7 et 2,9%, EVS (20,45) et Van de Velde (31,80) étant positives de 2 et 2,2%, Wereldhave Belgium (50,80) de 5,8%. Biocartis (3,01) se distinguait enfin par un bond de 5,6%, Bone Therapeutics (0,60) et IBA (14,00) récupérant 2,9 et 1,9% alors qu'Oxurion (1,65) et Nyxoah (17,20) chutaient de 4,4 et 3,7%, Advicenne (7,70) de 2,8%.    Vers 16h30, l'euro s'inscrivait à 1,1285 USD, contre 1,1297 dans la matinée et 1,1320 la veille.  L'once d'or gagnait 17,85 dollars, à 1.849,10 dollars, et le lingot se négociait autour de 52.680 euros, en progrès de 670 euros. L'ouverture à nouveau nettement négative de Wall Street devait inverser la tendance européenne où les regains un peu hésitants devaient quelque peu s'amenuiser en fin de journée. Le Bel 20 parvenait néanmoins à regagner 0,91% en terminant à 4.029,86 points, avec 15 éléments en hausse, KBC (78,08) et Colruyt (36,61) en tête avec des gains de 3,42 et 3,30%. Ageas (42,31) et AB InBev (57,06) étaient également positives de 1,76 et 1,01%, Sofina (348,40) et Elia (114,10) regagnant 1,04 et 1,78%. Mis à jour le 25/01/2022 à 18:13
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Une nouvelle maison de repos pour Cofinimmo en Espagne
Une nouvelle maison de repos pour Cofinimmo en Espagne Après travaux, l'immeuble aura une superficie totale d'environ 6.500 m² et offrira 144 lits. Il sera situé dans une zone mixte nouvellement construite et regroupant des quartiers résidentiels et des rues commerçantes.  Les travaux devraient débuter au premier trimestre. La livraison de la maison de repos et de soins est prévue pour le quatrième trimestre 2023, période à laquelle le bail prendra effet. Celui-ci a été conclu avec l'opérateur Amavir pour une durée de 25 ans. Le rendement locatif brut est conforme aux conditions de marché actuelles, précise Cofinimmo. La société a également fait savoir mardi qu'elle avait signé, par le biais de sa filiale Cofinimmo Offices, "une convention sous seing privé relative à la cession de la pleine propriété (d'ici au 4e trimestre 2023) de l'immeuble de bureaux Everegreen, situé rue de Genève à Evere". Le prix de cession s'élève à environ 23 millions d'euros. Le bâtiment, construit au début des années '90, compte plus de 16.000 m² de bureaux et plus de 300 places de parking.  Pour son portefeuille de bureaux, Cofinimmo entend se concentrer sur le centre de la capitale. Cofinimmo a fait l'acquisition d'un terrain à Oviedo (nord de l'Espagne) en vue d'y construire une nouvelle maison de repos et de soins. Le montant de l'investissement pour le terrain et les travaux s'élève à environ 11 millions d'euros, a indiqué la société immobilière spécialisée dans les soins aux seniors. Mis à jour le 25/01/2022 à 18:05
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Franse toerist (36) die dronebeelden maakte in Iran veroordeeld tot acht jaar cel
De Franse toerist Benjamin Brière, die al meer dan anderhalf jaar in een Iraanse gevangenis zit omdat hij tijdens een rondreis dronebeelden maakte in een natuurgebied op de grens tussen Iran en Turkmenistan, kreeg vandaag te horen dat hij veroordeeld is tot acht jaar cel wegens spionage. Brière verkeert in shock, zegt zijn advocaat, die over 20 dagen in beroep zal gaan.
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Vaccination obligatoire du personnel soignant: Frank Vandenbroucke maintient la date du 1er avril
Où en est le projet de vaccination obligatoire du personnel soignant? L’a-t-on enterré au profit d’une obligation vaccinale pour tous? «Non!», clame le cabinet Vandenbroucke, mais il reste quelques pierres d’achoppement…
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«13h» de TF1: pourquoi l’absence de Marie-Sophie Lacarrau se prolonge
«13h» de TF1: pourquoi l’absence de Marie-Sophie Lacarrau se prolonge Marie-Sophie Lacarrau est toujours absente du JT de 13 heures de TF1. La journaliste devait pourtant revenir après ses congés pris en fin d’année. Dans un premier temps, elle devait revenir le 3 janvier dernier. Cependant, la veille de son passage à l’antenne, Marie-Sophie Lacarrau a annoncé sur les réseaux sociaux qu’elle n’allait pas revenir tout de suite à cause de « problèmes médicaux ». La journaliste a tout de suite rassuré que ce n’était pas dû au Covid-19 mais suite à des problèmes ophtalmologiques. Quatre semaines plus tard, la journaliste n’est toujours pas de retour. Depuis, c’est Jacques Legros qui officie à sa place. Et ce remplacement va se prolonger puisque TF1 a indiqué ce mardi que « les soucis ophtalmiques de Marie-Sophie Lacarrau la tiennent éloignée de l’antenne encore quelque temps ». Et d’indiquer dans la foulée que Jacques Legros continuera à la remplacer. « Effectivement, je dois encore patienter avant de pouvoir vous retrouver à 13H sur TF1, a commenté l’intéressée. Merci pour vos si nombreux messages de soutien. En attendant, je vous sais entre de bonnes mains avec Jacques Legros et toute l’équipe. À très vite ! » Si aucune date de retour n’est avancée, TF1 précise tout de même que Jacques Legros sera lui-même remplacé par Julien Arnaud pendant ses congés la semaine du 21 février. Le retour de Marie-Sophie Lacarrau n’est donc pas pour tout de suite… Le 25/01/2022 à 18:16
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«C’mon C’mon»: sensible et touchant
«C’mon C’mon»: sensible et touchant Deux ans après l’immense succès du Joker de Todd Phillips, qui lui a notamment valu un Oscar, Joaquin Phoenix retrouve le grand écran avec poésie, douceur et apaisement dans C’mon C’mon de Mike Mills (Beginners, 20th Century Women). Un film sensible et touchant où il incarne Johnny, journaliste radio assez solitaire, qui parcourt l’Amérique pour interroger des enfants sur leurs rêves et sur l’avenir. Alors qu’il ne l’a pas vue depuis des mois, sa sœur Viv (Gaby Hoffman) lui demande de s’occuper de son fils de neuf ans, Jesse (Woody Norman). Un neveu qu’il connaît peu, mais qu’il va prendre sous son aile et qui va changer ses perspectives sur la vie. Si au départ la sensibilité qui inonde C’mon C’mon peut laisser le spectateur de marbre, elle s’apprivoise à mesure que le lien entre Johnny et Jesse se construit. Car Johnny apprend à connaître son neveu, mais il apprend surtout à se connaître lui-même. L’innocence de l’enfance éclaire sur la vie, sur les choix que l’on peut faire, sur l’avenir que l’on souhaite. Des réalités que Mike Mills filme avec tendresse, humour et ironie dans un noir et blanc très sobre et en même temps plein de nuances. Les acteurs, eux, portent tout cela avec justesse. Que ce soit le toujours impressionnant Joaquin Phoenix ou de jeunes talents comme Woody Norman, à la fois téméraire, drôle et plein d’énergie. C’est beau, doux, touchant et métaphorique si on accepte de se laisser aller à la proposition. De Mike Mills, avec Joaquin Phoenix, Gaby Hoffmann, Woody Norman, 108 mn. Les séances Mike Mills filme avec tendresse, humour et ironie dans un noir et blanc très sobre et en même temps plein de nuances. Par Gaëlle Moury Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:15
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Minister Verlinden voorziet meer steun voor bestuurlijke handhaving
Minister van Binnenlandse Zaken Annelies Verlinden gaat meer steun voorzien om lokale overheden meer slagkracht te geven bij wat heet bestuurlijke aanpak. Dat maakte ze bekend tijdens een werkbezoek aan de politiezone Carma.
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Crevits roept studenten op om brandend tekort op arbeidsmarkt mee te blussen
Vlaams minister van Werk Hilde Crevits en de VDAB kijken nu ook in de richting van de 270.000 studenten in het hoger onderwijs om de nijpende tekorten op de arbeidsmarkt in te dijken. Studenten kunnen zo niet alleen bedrijven uit de nood helpen, ze versterken ook hun latere kansen op de arbeidsmarkt. “Zo’n studentenjob zorgt uiteraard ook voor dat extra centje dat in elk studentenleven welkom is”, merkt Crevits op.
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Près de 1 750 milliards de pertes en Bourse : pourquoi certains membres des Gafam décrochent depuis début 2022
L’épisode Netflix et la Fed ont glacé les spectateurs de l’activité boursière.
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Trente-deux millions d’argent frais pour l’ouverture du projet touristique YourNature
18:11 C’est la BIL Corporate Finance qui a conseillé le groupe Peronnes Invest, faîtière du projet YourNature, dans l’accélération de son développement. Et c’est Edmond de Rothschild AM qui mettra sur la ta...
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«Marcher sur l’eau»: à la fois fiction et documentaire
«Marcher sur l’eau»: à la fois fiction et documentaire Il y a la beauté de la terre, des ciels, des personnes, femmes, hommes, enfants. Une dignité des corps, une élégance des drapés malgré la pauvreté. Car au-delà des paysages et des visages, il y a la réalité tragique d’un quotidien rude, misérable, tenu au cruel manque d’eau dû au réchauffement climatique. Dans cette immensité aride, le vent soulève le sable et le bétail cherche désespérément des pâturages. Chaque jour, Houlaye, quatorze ans, comme d’autres jeunes, marche des kilomètres pour aller puiser l’eau, essentielle à la vie du village. L’absence d’eau pousse également les adultes à quitter leur famille chaque année pour aller chercher au-delà des frontières les ressources nécessaires à leur survie. Pourtant, cette région recouvre dans son sous-sol un lac aquifère de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Il suffirait d’un forage pour apporter l’eau tant convoitée au centre du village, offrir à tous une vie meilleure. L’Afrique que filme l’actrice réalisatrice Aïssa Maïga se situe dans le nord du Niger, dans le petit village de Tatiste, à 15 heures de route de Niamey, la capitale. Le film est à la fois fiction et documentaire. Faisant fi d’une voix off et utilisant les codes de la fiction pour dire une réalité choquante, Aïssa Maïga raconte une histoire poignante, édifiante, celle de la jeune Houlaye, et, en même temps, elle amène le spectateur à regarder les gens, à observer le langage verbal et corporel, à entendre les silences. Pour concrétiser une évidence qui devient une urgence dans certains endroits de la planète : l’eau, c’est la vie. Documentaire de Aïssa Maïga, 89 mn. Les séances La réalisatrice Aïssa Maïga raconte une histoire poignante et amène le spectateur à entendre les silences. Par Fabienne Bradfer Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:09
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Les cinq points d'attention d'une Fed sous tension
18:08 La hausse de l'inflation devrait inciter la Réserve fédérale à accélérer la normalisation de sa politique monétaire. Des points d'interrogation subsistent.
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Près de 80% des généralistes contre l'avant-projet de loi sur la vaccination en pharmacie
Près de huit médecins généralistes sur dix sont opposés à l'avant-projet de loi adopté en décembre visant à autoriser les pharmaciens à administrer le vaccin contre le Covid-19, ressort-il d'une enquête dont les résultats ont été publiés mardi par l'Association belge des syndicats médicaux (Absym).
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Heysel, Hillsborough, Loujniki, Lima, Furiani…: les pires tragédies du sport (photos)
Heysel, Hillsborough, Loujniki, Lima, Furiani…: les pires tragédies du sport (photos) Le propre des tragédies est qu’elles surviennent où et lorsqu’on ne s’y attend pas. Pas de raison, donc, que le sport soit épargné. Celle qui a frappé en plein cœur les Camerounais en marge du match entre leur sélection et celle des Comores l’a cruellement rappelé. Huit personnes ont trouvé la mort (d’après le premier rapport du gouvernement local) dans une bousculade à l’entrée du stade d’Olembe de Yaoundé. Ce dernier ne pouvait accueillir que 48.000 personnes (80 % des 60.000 places suite aux mesures sanitaires), or ils étaient plus de 50.000 à tenter de pénétrer dans l’enceinte. Ce drame vient s’ajouter à une trop longue liste. Impossible de les énumérer tous. En voici quelques-uns. DANS LES STADES Heysel (Belgique/1985) : 39 mots, plus de 400 blessés Le plus triste épisode sportif en Belgique. Ce 29 mai 1985, ce devait être la fête à Bruxelles qui accueillait la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions. D’un côté, Liverpool, déjà vainqueur à quatre reprises de la C1 et emmené par Kenny Dalglish et Ian Rush, de l’autre, la Juventus de Michel Platini, Paolo Rossi, Zbigniew Boniek ou encore Marco Tardelli. Dans un Heysel vétuste et rempli plus que de raison, la tension monte entre les fans anglais (on était encore dans les heures sombres du hooliganisme) et italiens. Les partisans des Reds avaient déjà eu des démêlés avec leurs opposants romains un an plus tôt lors de la finale de C1 remportée face à la Roma dans la capitale italienne. Avant même le coup d’envoi du match, les supporters de la Juve sont pris au piège dans le bloc Z, entre les hooligans anglais, les grilles d’évacuation fermées et les policiers qui les empêchent de s’échapper par le terrain. Grillages qui cèdent, muret qui s’effondre, bousculade… Le décompte macabre fait froid dans le dos : 39 morts (34 Italiens, 2 Belges, 2 Français et 1 Irlandais) et plus de 400 blessés. Le match aura lieu pour éviter d’autres incidents, la Juve décrochant sa première Coupe aux grandes oreilles. À l’issue du procès (1988), 14 hooligans sont condamnés à des peines de prison. Tout comme Albert Roosens (président de l’Union Belge) et le capitaine de gendarmerie Mahieu mais avec sursis. Au final, Liverpool sera banni cinq ans des Coupes d’Europe. Hillsborough (Angleterre/1989) : 97 morts, 766 blessés 15 avril 1989. Stade de Hillsborough à Sheffield. Demi-finale de Cup entre Liverpool et Nottingham Forest sur terrain neutre. De nombreux supporters arrivent juste avant le début du match à cause d’embouteillages, les services de sécurité sont débordés. Les fans des Reds s’entassent dans la tribune Ouest. La partie supérieure finit par s’effondrer. Certains meurent écrasés, d’autres étouffés contre les grilles. 97 vies sont perdues (93 le jour-même, les autres par la suite jusqu’en… 2021) et 766 personnes sont blessées. Liverpool -la ville et le club- pleure. Les victimes, elles, ne marcheront jamais seules. Plusieurs procès s’en sont suivis. Les réglementations en matière de sécurité dans les stades sont revues à travers l’Europe. Lima (Pérou/1964) : 318 morts (ou 328 selon les chiffres), plus de 500 blessés « Après avoir quitté le vestiaire, des gens nous ont dit qu’il y avait deux morts. ‘Deux morts ?’, nous demandions, en pensant qu’il y en avait déjà deux de trop », dira Hector Chumpitaz, mythique défenseur péruvien, inclus parmi les 100 meilleurs joueurs de l’histoire de la Coupe du monde par la FIFA en 2018. Ce n’est pas deux morts mais 318 (ou 328 selon les chiffres) qu’a provoquées la tragédie de l’Estadio Nacional du 24 mai 1964. À Lima, les sélections amateures du Pérou et de l’Argentine s’affrontent dans un tournoi qualificatif pour les JO de Tokyo. À la suite, d’une décision litigieuse, deux individus pénètrent sur la pelouse pour s’en prendre à l’arbitre. La sécurité les évacue violemment. Le stade s’embrase et d’autres spectateurs envahissent la pelouse. Alors que les joueurs rentrent aux vestiaires, la police tire en l’air et envoie du gaz lacrymogène. C’est la panique. Des centaines de personnes essaient de s’enfuir, en vain, et meurent piétinées, écrasées ou asphyxiées (en partie à cause des gaz), plus de 500 autres sont blessées. Furiani (France/1992) : 19 morts, 2.357 blessés Pas que le drame eut été évitable (et encore ?) mais, lorsqu’à moins de deux heures du coup d’envoi de la demi-finale de Coupe de France entre le SC Bastia et l’Olympique de Marseille, des membres de la sécurité envoient des ouvriers resserrer des boulons de la tribune après avoir constaté que celle-ci, posée sur… des cales en bois et des parpaings non scellés, bougeait. À 20h23, la partie haute de la tribune Nord s’effondre faisant 19 morts et 2.357 blessés. 13 personnes sont inculpées mais une seule fera de la prison ferme : Jean-Marie Boimond, l’ingénieur qui a supervisé la construction de la tribune Nord. Mi-octobre 2021, le Sénat français adopte une motion pour qu’aucun match de foot professionnel ne soit joué un 5 mai, en commémoration de la catastrophe de 1992. Loujniki (Russie/1982) : 66 morts, 61 blessés (chiffres officiels de l’URSS) On ne connaîtra jamais le nombre total de morts, ni de blessés lors de la tragédie du stade Loujniki de Moscou, le 20 octobre 1982. Le gouvernement soviétique fera état de 66 décès alors qu’une enquête indépendante réévaluera, en 1989, le nombre à… 340. Rappel des faits : le Spartak local reçoit le HFC Haarlem en seizième de finale aller de la Coupe UEFA. Les Moscovites mènent 1-0 et de nombreux supporters quittent le stade avant le coup de sifflet final pour éviter la cohue d’après-match mais aussi se mettre à l’abri du froid. Interpellés par les hourras de la foule toujours présente après le 2-0, ceux-ci font demi-tour mais sont bloqués par d’autres fans. S’ensuit un mouvement de panique dans un étroit couloir qui constituait la seule sortie pour une tribune comptant 10.000 spectateurs ! Valley Parade (Angleterre/1985) : 56 morts, 265 blessés En ce 11 mai 1985, c’est la fête dans la ville de Bradford. L’équipe locale reçoit Lincoln tout en célébrant sa montée en D2. Peu avant la mi-temps, un incendie se déclare près du kop local. Un petit feu qui, en moins de trois minutes, devient un grand brasier. Beaucoup de victimes seront coincées devant des portes fermées à clé pour… éviter les resquilleurs. 56 personnes perdront la vie et 265 autres seront blessées. La cause de cet incendie ? Une cigarette mal éteinte jetée dans des déchets sous une tribune. Ibrox (Écosse/1902 et 1971) : 25 morts, plus de 500 blessés puis 66 morts, plus de 200 blessés Ibrox, c’est un stade mythique. Celui des Glasgow Rangers. Mais c’est aussi le seul à avoir connu deux drames de grande ampleur. D’abord le 5 avril 1902 lorsque la nouvelle tribune Ouest, en bois, s’effondre lors d’un match entre l’Écosse et l’Angleterre. Une chute d’environ 12 mètres à laquelle ne survivront pas 25 spectateurs et qui en blessera plus de 500. Ensuite le 2 janvier 1971. En plein derby face à l’ennemi juré du Celtic, symbole des catholiques (en opposition aux protestants des Rangers). Le Celtic mène 0-1 et, dégoûtés, de nombreux fans locaux se dirigent vers la sortie avant de se ruer à nouveau à l’intérieur après avoir entendu que les Rangers venaient d’égaliser à la 89e minute. Le mouvement de foule ainsi que l’effondrement de barrières de l’escalier 13 (qui avait déjà causé deux morts en 1961) créent la panique et tuent 66 personnes, dont 32 âgées de 19 ans ou moins. Kenny Dalglish, 19 ans à l’époque et attaquant du Celtic, était dans les tribunes ce jour-là. Il sera (avec Liverpool) sur la pelouse du Heysel en 1985 et à Hillsborough en 1989. Accra (Ghana/2001) : 127 morts, plus d’une centaine de blessés Fin de match entre les Hearts of Oak et Asante Kotoko dans un sommet du championnat ghanéen. Les visiteurs renversent le score (de 1-0 à 1-2), notamment sur un but litigieux. Les fans locaux jettent sur la pelouse des engins pyrotechniques ainsi que des sièges tout juste arrachés. La police intervient, envoie du gaz lacrymogène pour disperser la foule. La bousculade du 9 mai 2001 est le drame sportif le plus meurtrier en Afrique : 127 morts, ainsi qu’une centaine de blessés. Port-Saïd (Egypte/2012) : 74 morts, 388 blessés Le 1er février 2012, le club d’Al Masry (Port-Saïd) réalise un exploit en dominant (3-1) le champion en titre, le Al Ahly SC (Le Caire). À la fin de la rencontre, des dizaines de hooligans locaux, certains armés de couteaux et autres barres de fer, envahissent le terrain et poursuivent les joueurs de Al Ahly. Les affrontements avec la police durent plusieurs dizaines de minutes tandis que c’est la panique dans le stade. 74 personnes trouvent la mort, la plupart à cause de la bousculade mais aussi certaines à cause de coups de couteau, et près de 400 autres sont blessées. En 2013, 23 personnes sont condamnées à mort pour leur implication. Peine confirmée par la Cour de Cassation pour 11 d’entre elles en 2017. Katmandou (Népal/1988) : 93 morts, plus de 100 blessés Le stade national Dashrath de Katmandou accueillait, en ce 12 mars 1988, près de 30.000 spectateurs pour la finale du Tribhuvan Challenge Shield Cup entre les Népalais de l’Entreprise de cigarettes Janakpur et l’Armée de Libération du Bangladesh. Dans cette enceinte qui ne compte qu’une petite partie couverte (la tribune Ouest), c’est la panique lorsqu’une tempête de grêle éclate, accompagnée de bourrasques soufflant à plus de 80 km/h. Le chaos météorologique provoque l’hystérie dans l’enceinte. Sept des huit portes ont été fermées par la police pour éviter les resquilleurs. 93 personnes meurent écrasées par la foule. Estadio Mateo Flores (Guatemala/1996) : 84 morts, 140 blessés. Le 16 octobre 1996, avant le début de Guatemala-Costa Rica, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 1998, des milliers de supporters locaux forcent l’entrée du Estadio Mateo Flores. Entre un stade au design mal pensé et un nombre anormal de personnes, on assiste à une « avalanche humaine » faisant 84 morts. « Porte 12 » (Argentine/1968) : 71 morts, 150 blessés À Buenos Aires, le derby entre River Plate et Boca Juniors déchaîne les passions… et les tensions. Le 23 juin 1968, au stade Monumental, le « Superclasico » est de piètre niveau (0-0) vire au drame lorsque de nombreux spectateurs essaient de quitter l’enceinte avant la fin du match. La « porte 12 » reste fermée et 71 fans de Boca meurent, écrasés ou asphyxiés. LES SPORTS MOTEURS PAS ÉPARGNÉS Le football a connu son lot de drames mais d’autres disciplines aussi. À commencer par les sports moteurs. Dangereux par nature, ils ont coûté la vie à de nombreux pilotes (Ayrton Senna, Gilles Villeneuve, Jules Bianchi, Alberto Ascari, Marco Simoncelli… et la liste est encore longue). Mais d’autres accidents ont marqué les esprits de funeste manière. Dès 1928, le Grand Prix automobile d’Italie était le théâtre d’un drame coûtant la vie à 23 spectateurs et à Emilio Materassi suite à la sortie de route de ce dernier. Aux 24 heures du Mans 1955, le bilan sera bien plus élevé : 84 morts et 120 blessés. Le pire jamais recensé en sports moteurs. La Mercedes du Français Pierre Levegh finira, à plus de 200 km/h, contre un muret de protection avant d’exploser et de projeter de nombreux débris dans la foule. En Formule 1, en 1961 à Monza, l’Allemand Wolfgang von Trips qui perd le contrôle de sa Ferrari, fauchant quinze spectateurs et décédant dans l’accident. En 1975 à Monjuic (Espagne), l’aileron arrière la GH1 de Rolf Stommelen se détache et provoque un terrible accident, fatal à cinq personnes. Le pilote allemand s’en tirera avec de sérieuses blessures. LES ACCIDENTS D’AVION On est loin des stades ou autres pistes mais difficile de ne pas mentionner les accidents d’avion qui ont endeuillé le monde du sport. Parmi les crashes les plus tristement célèbres, on peut notamment citer ceux des équipes de football de Manchester United (1958 ; 23 morts dont 8 joueurs), du Torino (1949 ; toute l’équipe décimée), de Chapecoense (2016 ; 71 morts dont 19 joueurs), le Club Alianza de Lima (1987 ; toute l’équipe décimée) ou encore la sélection zambienne (1993 ; les 30 membres tués). L’équipe des patineurs américains aura aussi un destin tragique puisque son avion s’écrasera près de… Bruxelles en 1961. Celui du Old Christians Club Rugby de Montevideo finira sa course dans la Cordillère des Andes (29 morts sur les 45 personnes à bord ; les survivants ayant eu recours à l’anthropophagie). Le boxeur Marcel Cerdan (1949) et le footballeur Emiliano Sala (2019) ont également perdu la vie dans des accidents d’avion. LE TERRORISME Parfois, les drames ne sont ni dus au hasard ou à une accumulation d’incidents qui, mis bout à bout, amorcent une catastrophe. De tout temps, l’homme a blessé ses congénères. Le terrorisme est une autre source de drames, le sport n’étant pas épargné. Le plus célèbre épisode, c’est aux Jeux olympiques de Munich en 1972 qu’il s’est produit. Huit membres de l’organisation palestinienne Septembre noir pénètrent dans le village olympique et s’en prennent à la délégation israélienne. La prise d’otages durera des heures et, au final, cinq athlètes, quatre entraîneurs et deux arbitres israéliens, un policier ouest-allemand ainsi que cinq terroristes périront. Les représailles feront bien d’autres victimes (Steven Spielberg en fera le film « Munich »). À Atlanta (1996), l’explosion d’une bombe dans le parc olympique fera un mort et une centaine de blessés. Le poseur de l’engin, un ancien militaire, voulait s’opposer à une loi contre l’avortement. La double explosion lors du marathon de Boston 2013 fera, elle, 3 morts et 264 blessés. Le marathon de Weliveriya (Sri Lanka) en 2008 a été la cible d’un kamikaze dont la bombe fera aussi 15 morts et une centaine de blessés. Le Sri Lanka dont l’équipe de cricket sera la cible, au Pakistan en 2009, d’un commando. Le bus de l’équipe a été la cible de nombreuses balles et roquettes tirées par une douzaine d’individus. Une attaque qui fera huit morts et six blessés. À la CAN 2010, en Angola, le bus de la sélection togolaise a aussi été la cible de tireurs, blessant mortellement deux membres de la Fédération ainsi que le chauffeur. La bousculade mortelle (huit décès, dont un nourrisson, selon un rapport préliminaire du ministère de la Santé) de ce lundi 24 janvier à Yaoundé, en marge du huitième de finale de la CAN entre le Cameroun et les Comores, s’ajoute à une trop longue liste de drames qui ont frappé le sport. Par Julien Raspiller Le 25/01/2022 à 18:07
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Près de 80% des généralistes contre l'avant-projet de loi sur la vaccination en pharmacie
Près de huit médecins généralistes sur dix sont opposés à l'avant-projet de loi adopté en décembre visant à autoriser les pharmaciens à administrer le vaccin contre le Covid-19, ressort-il d'une enquête dont les résultats ont été publiés mardi par l'Association belge des syndicats médicaux (Absym).
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Bousculade meurtrière à la CAN: le match de dimanche déplacé dans l’autre stade de Yaoundé
Bousculade meurtrière à la CAN: le match de dimanche déplacé dans l’autre stade de Yaoundé @Reuters Le quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) prévu dimanche à Yaoundé sera déplacé dans le second stade de la capitale camerounaise après la bousculade meurtrière de lundi soir dans la principale enceinte, a annoncé mardi le président de la Confédération africaine de football (CAF). « Je dis que la rencontre prévue dimanche au stade d’Olembé n’aura pas lieu, il se jouera au stade Ahmadou Ahidjo », a déclaré Patrice Motsepe lors d’une conférence de presse. Le stade d’Olembé devait accueillir la rencontre entre les vainqueurs des quarts de finale Côte d’Ivoire-Egypte et Maroc-Malawi. « Il faut mettre en place une commission pour enquêter immédiatement sur ce qui s’est passé et pour savoir qui était supposé faire quoi et qui ne l’a pas fait, n’a pas rempli des obligations, et nous voulons leur rapport d’ici à vendredi », a ajouté M. Motsepe au lendemain d’une bousculade qui a fait huit morts et 38 blessés à une entrée du stade d’Olembé lundi soir, peu avant le 8e de finale Cameroun-Comores (2-1). https://twitter.com/jmopare/status/1485700276954746881 Il s’agit d’un quart de finale. Par Afp Le 25/01/2022 à 18:05
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Clôture du Bel 20 du mardi 25/01
Bourse de Bruxelles - Clôture du Bel 20 du mardi 25/01 AB InBev          +  57,06  (56,49)  Ackermans            + 170,60 (169,30)  Aedifica                 - 104,90 (105,30)    Ageas +  42,31  (41,58)  Aperam                   -  48,69  (49,00)  arGEN-X                 - 228,50 (232,80)  Cofinimmo        + 131,40 (131,00)  Colruyt +  36,61  (35,44)  Elia                         + 114,10 (112,10)  Galapagos -  46,47  (47,53) GBL +  93,36  (92,74)   KBC +  78,08  (75,50)  Melexis                  +  89,90  (89,45) Proximus               +  17,96  (17,49)  Sofina                     + 348,40 (344,80)  Solvay - 105,15 (105,55)  Telenet +  33,78  (33,60)  UCB +  87,08  (86,40) Umicore +  33,02  (32,61)   WDP                        +  37,06  (36,90) Valeurs de clôture du 25 janvier 2022 des actions qui composent le Bel 20 à la Bourse de Bruxelles. Entre parenthèses, les cours de la séance précédente. Mis à jour le 25/01/2022 à 18:00
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Les plus gros écarts du mardi 25/01
Bourse de Bruxelles - Les plus gros écarts du mardi 25/01 A LA HAUSSE %       COURS Exmar                             +  7,85      4,60 Cenergy                          7,54      3,85   Balta                                 6,06      3,50 Wereldhave Belgium       5,83     50,80 Biocartis                            5,61      3,01 A LA BAISSE               %        COURS Oxurion                              -  4,41       1,65 Nyxoah                               3,70      17,20 Advicenne                          2,78       7,70 Econocom                          2,72       3,39  Galapagos                          2,22      46,47 Quelques-uns des plus gros écarts du 25 janvier 2022 à la Bourse de Bruxelles. Mis à jour le 25/01/2022 à 17:59
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Des sites industriels turcs au ralenti en raison d'une pénurie de gaz
Des sites industriels turcs au ralenti en raison d'une pénurie de gaz La Turquie a imposé dans la foulée des restrictions énergétiques de trois jours à de nombreux sites industriels. Cette mesure doit prendre fin jeudi, selon l'agence de presse Anadolu. A Kutahya, dans l'ouest, 96 usines ont, soit arrêté, soit réduit la production, a fait savoir un porte-parole de la zone industrielle de Kutahya, qui accueille des entreprises actives dans des secteurs allant de la céramique aux pièces détachées pour l'automobile en passant par les composants chimiques. "Le gaz naturel représente 30% de l'apport énergétique de la Turquie et c'est la plus grosse panne que nous avons connue", a expliqué Olgun Sakarya, de la Chambre des électro-ingénieurs. "Cela va nuire fortement aux exportations et à la production domestique. Nous risquons de connaître des scénarios similaires à l'avenir sans solutions de secours correctes."  Pour son approvisionnement en gaz, la Turquie dépend essentiellement de l'Iran, de la Russie et de l'Azerbaïdjan. Les pertes sont encore difficiles à estimer, mais selon le quotidien Dünya, le retard accumulé dans le secteur automobile pourrait coûter 1 milliard de dollars. L'industrie turque est déjà touchée de plein fouet par la dévaluation de la lire et la hausse des prix. Au début de l'année, les prix de l'électricité pour une utilisation commerciale ont augmenté de 125%, alors que ceux du gaz naturel ont grimpé de 50% pour l'usage industriel. Selon le ministère iranien du Pétrole, un problème technique survenu le 20 janvier, une perte de pression due à une fuite de gaz, est à l'origine de la mise à l'arrêt des livraisons. Depuis lors, seul un tiers de la quantité prévue a été fournie. L'Iran s'attend à un retour à la normale d'ici la fin du mois. De grands sites industriels turcs, dans les domaines de l'automobile et du textile, notamment, sont confrontés à des restrictions énergétiques après la décision de l'Iran de suspendre pendant 10 jours ses exportations de gaz naturel vers la Turquie. Les autorités iraniennes avancent un problème technique pour justifier cette interruption. Mis à jour le 25/01/2022 à 17:49
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Google dévoile son nouveau dispositif contre les "cookies" publicitaires
Google dévoile son nouveau dispositif contre les "cookies" publicitaires Outre Google, Apple s'est lancé dans une bataille contre les "cookies tiers", des traceurs numériques extérieurs au site consulté, qui permettent de suivre les navigations des usagers du net et d'analyser leur comportement pour leur envoyer des offres ciblées, ayant le plus de chance de déclencher un achat. Dans le système -encore en développement- présenté mardi, le principe serait que l'internaute lui-même ait la main sur son profil publicitaire, via son navigateur Chrome. Selon le groupe américain, Chrome identifierait des thèmes "représentatifs des principaux centres d'intérêts" de l'internaute "pour une semaine donnée, tels que +fitness+ ou +voyages+, en fonction de l'historique de navigation".  Ces thèmes seraient "gardés en mémoire" pour permettre de générer d'éventuelles publicités ciblées "pendant seulement trois semaines, avant d'être supprimés", a précisé Google. Ce processus se passerait "entièrement sur l'appareil utilisé, sans impliquer de serveurs externes, y compris les serveurs Google", a précisé l'entreprise. Les internautes auraient à disposition des "paramètres de contrôle" leur "permettant de voir les thèmes partagés, de supprimer ceux qu'ils n'apprécient pas, ou encore de désactiver entièrement la fonctionnalité". Le système remplace un autre système proposé en février 2021 par Google, et qui ne semble pas avoir donné satisfaction. Les nouvelles propositions faites mardi sont pour l'instant "au stade de concept" et doivent être discutées désormais avec les professionnels du web, a indiqué Google. "L'objectif est de faire en sorte que ces technologies soient déployées d'ici la fin de l'année 2022", pour que les acteurs d'internet "puissent démarrer leur adoption dans la foulée", a-t-il ajouté. Les éditeurs de sites et les acteurs du marché publicitaire sont de leur côté très inquiets de la volonté de Google d'éliminer les cookies publicitaires. Un groupement d'éditeurs allemands, dont le géant Axel Springer qui publie notamment Bild, vient ainsi de saisir la Commission européenne pour se plaindre de l'initiative du géant américain de la recherche sur internet, a rapporté lundi le Financial Times. Le nouveau modèle prôné par le géant américain "affectera le marché de la publicité et perturbera le modèle commercial de la presse numérique", avaient déjà dénoncé, en mars 2021, l'Association européenne des médias magazine (EMMA) et l'Association européenne des éditeurs de journaux (ENTA). Il permettrait "en fin de compte" à Google "d'étendre davantage son propre monopole sur les données", ajoutaient ces associations, puisqu'il ne sera "plus possible pour des tiers de comprendre et de traiter les enregistrements de données de manière significative". En janvier 2021, le gendarme britannique de la concurrence avait annoncé l'ouverture d'une enquête sur les changements annoncés par Google sur les "cookies".  Google a proposé des engagements en réponse à cette procédure, qui, s'ils sont acceptés par l'autorité de la concurrence britannique (CMA), auront valeur dans le monde entier. Ces engagements prévoient notamment que "les produits publicitaires et les sites Google ne bénéficient pas de traitement préférentiel ou d'avantages" du fait de ces nouveaux systèmes. Le géant américain détenait, à lui seul, 28,6% du marché publicitaire numérique mondial en 2021, selon le cabinet eMarketer, juste devant Facebook et ses 23,7% de parts du gâteau. Bientôt la fin des "cookies"? Google a présenté mardi un nouveau système pour mettre fin à ces fichiers permettant de mieux cibler les internautes, un projet redouté par le monde de la publicité numérique qui tient à ces précieuses données. Mis à jour le 25/01/2022 à 17:49
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Coronavirus: près de 80% des généralistes contre l’avant-projet de loi sur la vaccination en pharmacie
Près de huit médecins généralistes sur dix sont opposés à l’avant-projet de loi adopté en décembre visant à autoriser les pharmaciens à administrer le vaccin contre le Covid-19, ressort-il d’une enquête dont les résultats ont été publiés mardi par l’Association belge des syndicats médicaux (Absym).
Sudinfo.be
Les disquaires prennent des mesures pour éviter que les fans d’OrelSan n’ouvrent l'album de l'artiste à la recherche du ticket d’or
Pour la sortie de son nouvel album Civilisation, OrelSan a caché cinq tickets d'or qui offrent la gratuité de ses concerts à vie. Trois tickets d'or ont déjà été trouvés.
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«Presque»: une ode au vivre ensemble
«Presque»: une ode au vivre ensemble Au loin, on pense à Rain man, Forrest Gump, Le huitième jour. Plus directement, il y a Intouchables. Presque réunit un croque-mort et un handicapé féru de philosophie, tous deux célibataires endurcis, d’apparence opposés. C’est parce que le premier a renversé le second qui livre des paniers bio à vélo que tout commence. Cette rencontre fortuite devient initiatique. Car Igor, venu remercier Louis qui dirige une entreprise de pompes funèbres, décide de vivre une expérience métaphysique de la mort en se couchant incognito dans le corbillard, à côté d’un cercueil. Mais il s’endort. Quand il se réveille, Louis est au volant, direction Marseille où doit arriver le cercueil. Le voyage, semé de petites péripéties et autres rencontres touchantes, va les obliger à s’ouvrir à l’autre. Bernard Campan (Les trois frères, Se souvenir des belles choses, Le cœur des hommes) et Alexandre Jollien qui transcende formidablement le quotidien par sa positivité forment un tandem attachant. Leur réalité d’amitié sert l’authenticité du jeu et la sincérité qui émane du film. Tout converge pour faire sauter les verrous du repli sur soi et renverser les préjugés. Ode au vivre ensemble, cette comédie jalonnée de citations philosophiques est tendre, drôle, bourrée d’humanité. Dans une époque où on a besoin de se sentir vibrer pour exister, ils réussissent un bel éloge à l’amitié. Parce qu’il n’y a rien de fatal dans la vie, on peut s’en sortir grâce aux autres. Telle est la philosophie de Igor-Alexandre. Avec une seule envie : la partager. De et avec Bernard Campan et Alexandre Jollien, 92 mn. Les séances Tout converge pour faire sauter les verrous du repli sur soi et renverser les préjugés. Par Fabienne Bradfer Journaliste au service Culture Le 25/01/2022 à 18:02
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Beurzen zien stevige daling: gewoon een klassieke dip, of moeten we de beurs even mijden?
De aandelenmarkten likken hun wonden na een stevige correctie. Angst en onzekerheid trokken een bloedrood spoor. Een klassieke dip, of moeten we de beurs even mijden?
www.demorgen.be
Quel baume au cœur de la Vivaldi ?
17:57 Un kern "brainstorming" s'est réuni lundi soir pour donner un nouveau souffle au gouvernement qui peine à trancher les dossiers non sanitaires.
www.lecho.be
Schietpartij in Duitse Heidelberg: gewonde studenten ontslagen uit het ziekenhuis, onderzoek loopt volop
Drie studenten die maandag gewond raakten bij de schietpartij in een aula van de universiteit van Heidelberg in Duitsland zijn ontslagen uit het ziekenhuis. Ondertussen loopt het politieonderzoek verder om het motief van de dader te achterhalen.
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